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Gabon : Les musulmans commémorent l’Aïd-el-Kébir dans la ferveur et le recueillement

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À l’instar de la communauté musulmane mondiale, les fidèles gabonais ont célébré ce vendredi 06 juin 2025 la fête de l’Aïd-el-Kébir, également appelée Aïd-el-Adha ou encore Tabaski en Afrique de l’Ouest.

Considérée comme l’une des fêtes les plus sacrées de l’islam, cette solennité religieuse coïncide avec la fin du pèlerinage à La Mecque (Hadj), cinquième pilier de l’islam. Dans la capitale Libreville, plusieurs lieux de prière ont accueilli dès la matinée des milliers de fidèles venus accomplir la prière rituelle marquant le début de cette journée de grande spiritualité. C’est aux alentours de 5 heures du matin que les premières invocations se sont élevées, donnant le ton d’une journée de piété et de communion fraternelle.

Le rite du sacrifice au cœur de la symbolique

Dans la foulée, les chefs de famille ont procédé à l’immolation du mouton, en mémoire de l’épisode coranique où le prophète Ibrahim (Abraham) accepta de sacrifier son fils en signe de soumission à Dieu, avant que celui-ci ne soit remplacé par un bélier, selon la Sourate 37, versets 102 à 107 du Coran.

Le sacrifice symbolise la foi, l’obéissance et le renoncement. La viande du détachement est ensuite répartie entre la famille, les proches et les nécessiteux, selon une tradition ancrée dans les valeurs de partage, solidarité et générosité.

Gabon : Les musulmans commémorent l’Aïd-el-Kébir dans la ferveur et le recueillement

Des musulmans célébrant l’Aïd el-Kébir à la Baie des rois ce vendredi 6 juin 2025.

L’après-midi a été marquée par une ambiance plus détendue. De nombreux fidèles, parés de leurs plus beaux atours — boubous traditionnels, tenues modernes ou vêtements en tissu bazin — ont envahi les lieux de loisirs populaires de la capitale. Des plages du Lycée Léon Mba à celle de la Sablière, en passant par la Baie des Rois ou encore le rond-point de Nzeng-Ayong, les familles ont savouré des moments de convivialité.

Gabon : Les musulmans commémorent l’Aïd-el-Kébir dans la ferveur et le recueillement

Rires, échanges, séances photo et animations diverses ont rythmé cette journée où spiritualité et festivités se sont harmonieusement mêlées.

Gabon : Les dates des élections législatives et locales connues

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Le Conseil des ministres tenu le 4 juin 2025 a adopté un décret clé pour l’organisation des échéances électorales de cette année. Ce texte fixe les dates de convocation du collège électoral ainsi que les périodes de campagne pour les élections législatives, municipales et départementales prévues en septembre et octobre.

Comme l’avait annoncé le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors de son investiture le 3 mai dernier, le collège électoral sera convoqué le samedi 27 septembre 2025 pour le premier tour des élections des députés. Le second tour se tiendra le samedi 11 octobre.

La campagne électorale pour le premier tour des législatives s’ouvrira le mercredi 17 septembre à 00 h et s’achèvera le vendredi 26 septembre à minuit. Celle du second tour se déroulera du mercredi 1er octobre au vendredi 10 octobre à minuit.

Les élections des membres des Conseils municipaux et départementaux se tiendront également le 27 septembre, en un tour unique. La campagne s’étendra sur la même période que celle du premier tour des législatives, du 17 au 26 septembre.

Un cadre juridique marqué par des exigences de représentativité

En complément des dispositions du décret, certaines obligations prévues par le Code électoral gabonais encadrent les candidatures. Le texte impose notamment des quotas afin de favoriser une meilleure inclusion sociale et politique : les listes présentées par les partis politiques, groupements ou candidats indépendants doivent comprendre au minimum 30 % de femmes et 20 % de jeunes parmi les titulaires.

Les montants du cautionnement à verser pour les candidatures varient selon le mandat. Ils sont fixés à un million de francs CFA pour les députés et sénateurs, et à 350 000 francs CFA pour les conseillers municipaux et départementaux.

Vers un scrutin, second test

Ce cycle électoral s’inscrit dans un contexte politique particulier, marqué par la volonté affirmée des autorités de restaurer les institutions. Ces scrutins représenteront ainsi un second test décisif après l’élection présidentielle du 12 avril dernier, pour évaluer la crédibilité du processus en cours, tant au niveau national qu’international.

France : Me Ange Kévin Nzigou cimente les fondations du FDS à Paris

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En séjour dans la capitale française, l’avocat et homme politique a franchi une étape déterminante dans son parcours militant en procédant, dimanche 1er juin dernier, au lancement officiel des activités, sur le sol hexagonal, de sa formation politique, le Front démocratique socialiste.

Cette première apparition publique, sous la bannière du FDS, marque le retour de Me Anges Kévin sur la scène politique, après une période de retrait stratégique motivée par ses anciennes responsabilités au sein du Rassemblement des Bâtisseurs.

Une installation au fort retentissement symbolique

Moment clé de cette rencontre : l’inauguration du bureau FDS-Île-de-France. L’événement, empreint d’une charge symbolique manifeste, a permis d’acter l’arrivée d’une équipe dirigeante composée de compatriotes unanimement salués pour leur intégrité morale, leur rigueur organisationnelle et leur fidélité aux principes démocratiques. Ces nouveaux cadres incarnent une volonté partagée de refonder l’engagement politique gabonais depuis la diaspora.

Une dynamique collective à l’œuvre

Les échanges, à la fois profonds et lucides, ont permis à l’homme politique de dresser un état des lieux de la conjoncture politique nationale, tout en soulignant le rôle déterminant que peut jouer la diaspora dans l’édification d’une alternative crédible et durable. Il a été notamment question de renforcer les structures militantes à l’étranger afin de porter, avec clarté et détermination, la voix de ceux qui aspirent à un véritable renouveau démocratique au Gabon. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie globale d’élargissement de la base militante du FDS, soucieuse de consolider ses valeurs fondatrices : ancrage dans la réalité sociale, éthique de responsabilité et quête incessante de justice et d’équité.

Un engagement constant pour l’alternance

Dans une allocution empreinte de gravité et de reconnaissance, Me Ange Kevin Nzigou a tenu à exprimer sa gratitude à l’endroit de l’ensemble des acteurs, visibles ou œuvrant dans l’ombre, qui participent, avec ténacité, à l’essor de cette dynamique porteuse d’espérance pour le pays.

« Le combat continu », a martelé en conclusion Anges Kévin Nzigou, résolu à poursuivre, aux côtés de ses camarades, l’ambitieux chantier d’une transformation politique profonde, fondée sur les principes de transparence, de justice sociale et de participation citoyenne.

Gabon : La prolifération des entreprises ambulantes, symbole d’une jeunesse en quête d’autonomie

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Libreville 5 juin 2025 – Depuis peu, dans les rues de Libreville et de ses environs, une nouvelle dynamique économique s’installe, portée par une jeunesse inventive et déterminée.

Face à un taux de chômage persistant, estimé à plus de 35 % chez les jeunes, selon la Banque mondiale et en attendant les effets concrets des réformes de la Cinquième République, de nombreux Gabonais refusent l’inertie. Les micro-entreprises mobiles fleurissent, portées par des jeunes qui préfèrent l’action à l’attente. C’est ainsi que fleurissent de tous les coins des commerces de Pizza, des ateliers de couture, des salons de coiffure ou encore des services de livraison. Les jeunes gabonais créent, innovent, s’adaptent et surtout avancent.

Parmi eux, Christ Nzamba, la trentaine, a transformé son savoir-faire en une activité ambulante de coiffure à domicile, exclusivement pour hommes. « Je fais ça depuis trois mois. Ce n’est pas toujours facile, mais j’aime ce que je fais. Ma zone c’est Nzeng Ayong, mais si un client m’appelle ailleurs, je me déplace. J’espère évoluer », confie-t-il. Comme lui, des dizaines de jeunes Gabonais réinventent le service de proximité en tenant compte des contraintes de la vie moderne, notamment le manque d’emplois, de structures fixes abordables et le coût élevé des loyers commerciaux.

Ces initiatives, bien que précaires, sont le reflet d’un véritable mouvement d’indépendance financière. Elles redessinent progressivement le paysage économique urbain du pays. Les rues deviennent des lieux de commerce informel mais organisé, de lien social et d’expérimentations économiques. Ces jeunes entrepreneurs ambulants ne bénéficient malheureusement d’aucun accompagnement institutionnel, mais incarnent une énergie entrepreneuriale qu’il serait dommage de négliger. La croissance de leurs activités nécessite des politiques de soutien ciblées : microcrédits, allégements fiscaux, formations professionnelles adaptées à la réalité du terrain.

Encourager cette économie mobile, pourrait être non seulement une politique de lutte contre le chômage, mais pourrait également stimuler une nouvelle culture entrepreneuriale, de responsabilisation et d’autonomie. C’est aussi reconnaître que l’entrepreneuriat ne se limite pas aux grandes entreprises ou aux incubateurs formels. Ces jeunes, armés de leur boîte à pizza, sandwichs ou de leurs matériels de coiffure, apportent chaque jour la preuve que l’initiative personnelle peut être un levier puissant de transformation sociale. À condition qu’elle soit canalisée, valorisée et accompagnée.

Gabon : Concilier écologie, croissance, climat et économie verte

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Considéré comme un pays à Haute couverture forestière et faible déforestation (HFLD), le pays détient un patrimoine naturel exceptionnel avec 88 % de son territoire couvert de forêts. Ce qui en fait l’un des champions africains de la préservation des écosystèmes.

Depuis plusieurs années, le Gabon a multiplié les engagements en faveur de la lutte contre le changement climatique, tout en essayant de faire de ses ressources naturelles un levier de croissance. Le défi est clair : protéger l’environnement tout en stimulant un développement économique inclusif.

Le Gabon est positionné comme un pays leader dans la politique de compensation carbone. En 2019, il est devenu le premier pays africain à recevoir un paiement de 17 millions de dollars du Fonds pour les forêts du Bassin du Congo (CAFI) en reconnaissance de ses efforts pour réduire ses émissions liées à la déforestation. Le Gabon revendique en effet une émission nette négative de carbone, ce qui signifie qu’il absorbe plus de CO₂ qu’il n’en produit, principalement grâce à ses vastes forêts tropicales.

Cependant, ce modèle reste fragile. Le pays dépend encore largement de l’exportation de matières premières, notamment le pétrole, le bois et le manganèse. Bien que la stratégie « Gabon Vert » mise en place depuis 2009 ait encouragé la transformation locale du bois et restreint l’exportation de grumes, le secteur forestier demeure confronté à des défis de traçabilité, de contrôle des concessions et de lutte contre l’exploitation illégale. Le gouvernement actuel entend renforcer la réglementation en matière d’exploitation durable et favoriser une économie verte basée sur la transformation locale, la certification FSC (Forest Stewardship Council), et le développement des filières alternatives comme le bambou ou le rotin.

Le potentiel de l’économie verte gabonaise est réel : écotourisme, crédits carbone, filières durables, biomasse, etc. L’Etat a créé 13 parcs nationaux, représentant environ 11 % du territoire national et s’efforce à développer une industrie touristique axée sur la biodiversité, même si les résultats économiques sont encore modestes. De même, la valorisation des services environnementaux (paiements pour services écosystémiques, marchés carbone volontaires ou réglementés) nécessite des cadres juridiques solides, des données fiables et des mécanismes transparents de gouvernance.

Dans le contexte de la Cinquième République, la transition vers un modèle économique durable exige une vision claire, des investissements ciblés et un accompagnement international renforcé. Le Gabon tend à devenir un modèle africain de développement bas-carbone, mais cela passe par une meilleure redistribution des richesses tirées des ressources naturelles, une éducation environnementale renforcée et une participation effective des communautés locales à la gestion des écosystèmes. Entre ambition climatique et impératif de croissance, le Gabon a encore la possibilité – et la responsabilité – de réussir cet équilibre délicat.

Gabon : L’Etat s’attache les services d’Algest Consulting et Rothschild & Cie pour piloter la relance économique

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Selon le communiqué final du Conseil des ministres de ce mercredi 04 juin 2025, l’Exécutif a approuvé le choix des banques d’affaires Algest et Rothschild & Cie en qualité de conseils stratégiques et financiers de la République Gabonaise.

Algest Consulting est une société commerciale spécialisée dans le secteur de Conseil pour les affaires et conseils de gestion. La société offre des services de conseil traitant une large gamme de problématiques, allant des aspects stratégiques aux questions financières. La division de structuration financière offre des solutions financières sur mesure aux compagnies africaines et internationales en matière de Project Finance et de levée de capitaux. Elle assiste aussi les fonds de Private dans leurs opérations d’acquisitions en Afrique. Algest Consulting a une compétence éprouvée dans les marchés financiers internationaux, renforcée par une connaissance profonde des marchés africains.

Rothschild & Co, précédemment nommée Paris Orléans, est une holding cotée sur Euronext et contrôlée par les branches française et anglaise de la famille Rothschild. Elle est l’un des experts mondiaux indépendants de conseil financier. Rothschild & Co est présente dans les activités suivantes : le conseil financier, l’activité de la banque privée et gestion d’actifs et le capital-investissement et dette privée.

Ces deux institutions de renom auront donc pour mission d’accompagner le gouvernement gabonais dans la définition et la mise en œuvre de sa politique économique et financière. Il s’agira notamment de l’élaboration d’une stratégie cohérente de mobilisation des ressources nécessaires au financement du Programme national de croissance, pierre angulaire de l’agenda économique du pays.

Le rôle d’Algest et de Rothschild & Cie s’étendra également aux négociations avec les bailleurs de fonds internationaux, ainsi qu’à la coordination des différentes actions liées à la relance de l’économie nationale, fortement affectée par les crises successives de ces dernières années.

Le communiqué final du Conseil des ministres précise que cette mission s’effectuera en étroite collaboration avec les équipes techniques de l’État, dans une logique de transparence et d’efficacité. Des rapports réguliers seront transmis au gouvernement afin de faciliter la prise de décisions stratégiques éclairées.

Ce partenariat stratégique marque une volonté affirmée des autorités gabonaises de s’entourer de l’expertise nécessaire et de haut niveau pour impulser un nouveau souffle à l’économie nationale.

Gabon : Plusieurs femmes formées au numérique grâce au programme « Permis de conduire numérique »

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À Port-Gentil, 47 femmes, dont 14 vivants avec un handicap, viennent de terminer une formation gratuite aux outils numériques. Elles ont reçu leurs certificats lors d’une cérémonie organisée à la mairie du 2ᵉ arrondissement.

Ce programme, baptisé « Permis de conduire numérique », est une initiative menée par les associations Gabtrotter et Agir pour le Genre, avec l’aide de l’ambassade de France au Gabon. L’objectif est d’aider les femmes, notamment celles en situation de handicap, à mieux utiliser les outils numériques et à se préparer à entrer dans le monde du travail. En plus d’apprendre à utiliser un ordinateur, les participantes ont aussi été formées à écrire un bon CV, à chercher un emploi et à se préparer à passer un entretien.

Présent à la cérémonie, l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, a rappelé que ce genre d’initiative aide à réduire les inégalités, surtout dans un pays où beaucoup de femmes n’ont pas encore accès au numérique.

Le programme, lancé en même temps à Libreville et à Port-Gentil, mise sur l’inclusion. Il ne se limite pas à la formation, il aborde aussi des sujets importants comme les violences faites aux femmes et l’importance de mieux intégrer les personnes handicapées dans la société.

Raïssa Mesange Riyogot, qui coordonne Gabtrotter, s’est dite très fière de l’engagement des participantes. Selon elle, ce programme montre qu’il est possible de faire avancer l’égalité et de donner plus de chances aux femmes, même dans un contexte difficile.

Le projet est soutenu financièrement par deux fonds : PISCCA 2023 et FEFOSC 2024-2025. Avec un appui technique du Pôle national de promotion de l’emploi (PNPE), qui a encadré les participantes sur les « soft skills », ces compétences utiles dans la vie professionnelle.

Avec plus de 130 candidatures pour seulement 80 places, le programme a rencontré un vrai succès. Et sur ces 80 places, 47 femmes ont pu aller jusqu’au bout de la formation.

La cérémonie s’est terminée avec une séance de sensibilisation sur la masculinité positive, animée par l’association Agir pour le Genre. Son responsable, Saint-Esprit Gloire Ngouma, a expliqué qu’il était aussi important d’éduquer les hommes à une attitude respectueuse et bienveillante envers les femmes. Régine Saphou Yala, de l’ONG Andi Droits Gabon, a rappelé que la loi sur l’insertion des personnes handicapées doit être mieux appliquée, car beaucoup sont encore mises de côté sur le marché du travail.

Depuis 2024, Gabtrotter a déjà formé près de 600 personnes à Libreville, Port-Gentil et Lambaréné, dont 70 femmes dans les métiers du numérique. Grâce à ses campagnes sur le terrain, l’organisation a touché plus de 1 700 personnes.

Pour Raïssa Riyogot, ce programme a été un vrai succès : « Il a même dépassé nos attentes. Il montre qu’on peut vraiment faire avancer l’inclusion, même quand les conditions sont difficiles. »

AES : Face à une recrudescence terroriste, l’État-major général des armées riposte

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Un communiqué, émanant de l’EMGA, le jeudi 5 juin 2025, fait état d’une recrudescence des attaques terroristes visant des localités, des populations civiles et des installations militaires au Mali et au sein de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel.

Ces agressions, qualifiées de «lâches et barbares», sont attribuées à une coalition de groupes armés terroristes bénéficiant d’appuis internes et externes, notamment sur les plans opérationnel, logistique, financier et informationnel. Face à cette intensification de la menace, l’EMGA assure que la force unifiée de l’AES met tout en œuvre pour «étouffer ce sursaut d’une bête déjà terrassée», affirmant que celle-ci est «ressuscitée et maintenue en vie par des forces désormais identifiées».

En réponse à ces «velléités obscurantistes», les Forces armées maliennes (FAMa) mènent actuellement une vaste contre-offensive sur l’ensemble du territoire national. La priorité absolue est la sécurisation des populations et la prévention de tout dommage collatéral. Une série d’opérations offensives ciblées est en cours et l’EMGA a détaillé plusieurs succès majeurs enregistrés le 4 juin 2025, notamment : dans la région de Ménaka, où des refuges et plots logistiques terroristes ont été détruits. Dans le secteur de Boulkessi, région de Douentza, des cellules de plusieurs dizaines de terroristes ont été neutralisées en appui aux unités FAMa engagées au sol. Des refuges terroristes localisés dans la forêt de Soussann, région de Koulikoro, ont été détruits dans le cadre d’actions préventives. À Yenchechi, à 50 km à l’ouest de Kidal, un échelon logistique composé de véhicules de transport de troupes a été détruit, ainsi que sa cargaison et plusieurs cadres terroristes. Au nord de Yenchechi, un groupe d’une dizaine de terroristes et un important plot logistique, incluant trois pickups, ont été détruits.

Enfin, une colonne de terroristes ayant attaqué le camp FAMa de Tessit a été repoussée, poursuivie et violemment frappée lors de sa tentative de repli.

L’État-major général des armées a souligné que l’ensemble des unités de la force unifiée de l’AES demeure en alerte maximale afin de défendre l’intégrité territoriale et protéger les populations. La recherche et la destruction des terroristes se poursuivent activement et leurs complices, qui sont «surveillés de près, seront appréhendés et mis hors d’état de nuire».

A noter que cette offensive intervient dans un contexte régional tendu, où les Etats membres de l’AES (Mali, Burkina Faso, Niger) ont renforcé leur coopération militaire face à l’expansion des groupes terroristes au Sahel.

Guerre Russie-Ukraine : un exemple à éviter en Afrique

Déclenchée depuis avril 2021, la belligérance entre les deux nations de l’ancienne Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) continue de bouleverser l’ordre international pour la paix. Les négociations actuelles en cours dans les pays arabiques et en Turquie, pouvaient être évitées, si une bonne diplomatie avait su éviter les affrontements armés.

« La paix n’est pas un mot, c’est un comportement », disait le « vieux sage de Yamoussoukro ». L’ancien président ivoirien, Félix Houphouët Boigny (1905-1993), En effet, avait toujours prêché les négociations pour les règlements des différends au lieu de recourir, tardivement, à de longues négociations, dispendieuses et souvent très inefficaces pour la cessation d’une belligérance que l’on pouvait bien éviter avec une bonne diplomatie. « Un mauvais arrangement vaut toujours mieux qu’un bon procès », enseigne la sagesse biblique.

C’est pour cette raison que l’Afrique, déjà très en retard sur les pays développés, devrait prendre du recul et constamment recourir à la sagesse ancestrale que de s’adonner à des menaces incendiaires et contre-productives. La recherche constante du dialogue, tant dans la gestion des crises internes que dans les règlements des conflits à l’international avait été le leitmotiv de l’ancien président gabonais Omar Bongo. Car, aucune guerre n’a jamais été bénéfique pour une nation.

Du 14 au 30 décembre 1985, un conflit armé avait opposé le Mali au Burkina Faso, appelé « Guerre de Noël », pour une bande de terrain de 275 km de longueur sur 50 de largeur à l’extrême nord-ouest du territoire burkinabé. L’origine portait sur des problèmes économiques, sociaux et politiques internes dans les deux pays. Plusieurs morts ont été enregistrés des deux côtés avant que les deux chefs d’Etat de l’époque, Moussa Traoré pour le Mali et Thomas Sankara pour le Burkina Faso ne se rendent compte de la situation burlesque du conflit. Cette hostilité avait été baptisée par les Occidentaux et même certains dirigeants africains de « guerre des pauvres », une insulte pour ces deux nations, d’autant plus que ce sont ces mêmes Occidentaux qui avaient été à l’origine de ce conflit.

Heureusement que les deux hommes d’Etat avaient vite compris qu’« avant de pouvoir se lier d’amitié avec quelqu’un d’autre, il faut être ami avec soi-même ». Car, le Burkina Faso et le Mali étant le même peuple, devraient d’abord s’entendre avant de prêter l’oreille à des commentaires incitatifs de ceux qui sont bien au calme chez eux. Non seulement Moussa Traoré et Thomas Sankara ont vite mis un terme à cette « guerre ridicule », selon les journaux occidentaux, ils ont aussi compris qu’une action diplomatique était plus porteuse qu’une lutte armée.

La sagesse avait aussi guidé le président gabonais, Omar Bongo, à prendre son courage à deux mains pour se rendre en Guinée Equatoriale à la rencontre de son homologue de ce pays, Macias Nguema, pour un arrangement pacifique de l’affaire dite de « l’Ile Mbanié ». Cela avait évité un bain de sang inutile entre les deux pays frères dont la destinée est d’autant plus liée que l’on trouve des liens de famille des côtés de la frontière. Et ce n’est que par cette même diplomatie que cette crise représente peut avoir une issue favorable pour le Gabon comme pour la Guinée Equatoriale.

Aujourd’hui, quel est l’intérêt pour la Russie et pour l’Ukraine de déplorer des milliers de morts, des villes détruites, des économies anéanties et des millions de personnes déplacées? Les négociations actuelles, avec pour médiateurs les mêmes pyromanes qui jouent aujourd’hui aux pompiers, pouvaient être évitées, si le bon sens de la diplomatie avait été mis en avant ? L’Afrique n’a rien à gagner dans un quelconque conflit. C’est pour cette raison que les chefs d’Etat de la sous-région d’Afrique centrale avaient toujours pris les conseils d’Omar Bongo comme des paroles d’Evangile. Ce qui a eu pour effet d’éteindre des foyers de tension aussi bien en Centrafrique qu’au Tchad.

Démolition des habitats anarchiques situés derrière l’Assemblée nationale : l’Etat décidé à refaire l’urbanisme de la capitale

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Le délogement des habitants consécutif à la démolition du quartier situé derrière le Palais Léon Mba, serait le début d’une série de démolitions des habitations et autres commerces situés sur le domaine public. Cette décision gouvernementale est largement commentée dans les arrondissements de Libreville, mais d’aucuns reconnaissent la nécessité de l’opération.

Le secteur de l’arrière de l’Assemblée nationale, au quartier Plaine Orety, a connu un branle-bas d’une ampleur rarement enregistrée dans la commune de Libreville. Cette vaste campagne de démolition des habitations, dont la conséquence a été le délogement forcé de plusieurs familles, fait suite à la volonté des autorités publiques de mettre en valeur ce terrain déclaré d’utilité publique depuis de nombreuses années et dont les habitants avaient été dédommagés depuis le début des années 2000.

Démolition des habitats anarchiques situés derrière l’Assemblée nationale : l’Etat décidé à refaire l’urbanisme de la capitale

Un passage d’eau nécessitant un ouvrage d’art.

Cette zone ne devrait donc pas être occupée qu’avec l’accord de l’Etat gabonais. Et malgré l’interdiction d’occupation, plusieurs familles y ont érigé leurs habitations. Après la construction du palais de l’Assemblée nationale, inauguré en 1999, l’Etat avait programmé la construction d’une cité administrative dans ses abords, notamment sur cette partie devenue litigeuse. Par un pur souci des autorités de l’époque, de ne défavoriser ces compatriotes, ceux-ci avaient été dédommagés. D’autres avaient bénéficié de mesures de relogement. Mais la nature ayant horreur du vide, le terrain a été réoccupé par ceux-là mêmes qui avaient bénéficié des compensations.

Cesser avec l’Etat locataire

Depuis l’avènement des militaires au pouvoir, le 30 août 2023 et l’élection présidentielle du 12 avril dernier, les autorités publiques ont décidé de revoir la gestion des bâtiments administratifs abritant les services publics. Le chef de l’Etat a donc instruit au gouvernement sa volonté de cesser avec l’Etat locataire. Des mesures concrètes ont donc été adoptées, parmi lesquelles le déguerpissement des populations sur les sites appartenant à l’Etat, dont le quartier Derrière l’assemblée nationale.

Depuis le début de cette semaine donc, les autorités publiques ont entamé la destruction des habitations sur ce site, malgré les pleurs et autres lamentations des riverains, le ministre des Travaux publics et de la construction Edgar Moukoumbi ne compte pas arrêter le processus voulu par les plus hautes autorités, en tête desquelles le chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema. Le membre du gouvernement n’a pas manqué d’inviter la population à collaborer avec l’Etat, en expliquant que depuis 2015, il y a eu un dédommagement des personnes recensées, mais à cause de la tergiversation des pouvoirs publics de l’époque, les personnes dédommagées se sont réinstallées.

Démolition des habitats anarchiques situés derrière l’Assemblée nationale : l’Etat décidé à refaire l’urbanisme de la capitale

Le tracé du futur boulevard.

Réaménager toute la zone

La volonté des autorités publiques pour la restauration de l’urbanisme de la capitale gabonaise répond aussi de la logique de ces déguerpissements. « On ne peut faire d’omelette sans casser des oufs », dit-on trivialement. En effet, il a été décidé de réaménager toute la zone, non seulement pour la construction de la cité administrative, mais aussi pour l’embellissement, donc l’urbanisation de cette parcelle cadastrale, dont la construction d’un boulevard qui aboutirait à la zone de la Fondation Jeanne Ebori. Ce programme, qui ne concerne pas seulement le lieu-dit « Derrière l’assemblée nationale », vise à redonner à Libreville une fière allure. Certes, les grincements de dents ne manqueront pas dans cette œuvre salutaire pour l’image de la capitale, mais faut-il laisser l’incivisme dominer l’Etat de droit ? L’Etat compte sévir pour ramener les populations à de bonnes pratiques et surtout au respect de l’ordre public.

Revoir l’urbanisation

Selon le ministre des Travaux publics et de la construction, la campagne de destruction des maisons, en cours, n’est pas fortuite. Les constructions anarchiques seraient un obstacle pour l’avancement du projet de l’Etat à revoir l’urbanisation, d’une part et de procéder à la construction des édifices publics d’autre part. « Et ce projet ne saurait attendre», a expliqué Edgar Moukoumbi.

Démolition des habitats anarchiques situés derrière l’Assemblée nationale : l’Etat décidé à refaire l’urbanisme de la capitale

Pour cette opération de démolition des habitations et de déguerpissement de ses occupants, le ministre Edgar Moukoumbi avait à ses côtés les autorités municipales de la commune de Libreville, dont le délégué spécial Adrien Nguema Mba et les services de l’Agence nationale de l’urbanisme et des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC).