0 CFA

Votre panier est vide.

30 C
Libreville
jeudi, 22 janvier 2026
0 CFA

Votre panier est vide.

More
    Accueil Blog

    Paul Ulrich Kessany engage le diagnostic des fédérations

    0
    Le Ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts, chargé de la Vie Associative, Paul Ulrich Kessany.
    Le Ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts, chargé de la Vie Associative, Paul Ulrich Kessany.

    Le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, chargé de la vie associative, Paul Ulrich Kessany, a procédé ce mercredi 21 janvier 2026 au lancement officiel d’une série de séances de prise de contact avec les responsables des fédérations sportives nationales.

    Une initiative qui marque le début d’un vaste processus de concertation visant à établir un diagnostic approfondi du fonctionnement de chaque fédération, dans la perspective de la relance et du développement durable des activités sportives au Gabon. Elle s’inscrit pleinement dans la dynamique de refondation du secteur sportif national.

    Selon le ministre, ces rencontres doivent permettre de mieux cerner les réalités structurelles, organisationnelles et financières auxquelles font face les différentes disciplines sportives, afin de proposer des solutions concrètes et adaptées. « Il s’agit d’écouter les acteurs de terrain, de comprendre leurs difficultés, mais aussi de valoriser leurs initiatives, pour bâtir ensemble une politique sportive cohérente, performante et inclusive », a-t-il indiqué.

    Paul Ulrich Kessany engage le diagnostic des fédérations

    La première phase de ces échanges a concerné le Comité national olympique gabonais (CNOG), ainsi que les Fédérations gabonaises d’Athlétisme, de Boxe et de Natation. Ces trois disciplines, considérées comme prioritaires au regard de leur potentiel de rayonnement et de performance internationale, ont ouvert le bal des consultations.

    Au cours des discussions, plusieurs thématiques ont été abordées, notamment la gouvernance interne des fédérations, la formation des encadreurs techniques, la détection et l’accompagnement des jeunes talents, ainsi que les conditions matérielles et financières de préparation des athlètes.

    Les responsables fédéraux ont, pour leur part, salué cette démarche jugée « salutaire et inclusive », exprimant l’espoir qu’elle débouche sur des réformes structurelles et un soutien accru de l’État en faveur du mouvement sportif national.

    Gabon : le gouvernement engage un programme économique avec le FMI

    0
    Le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Thierry Minko
    Le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Thierry Minko.

    Dans une note publiée le 21 janvier, le gouvernement a annoncé sa décision de s’engager dans un programme économique de croissance avec l’appui du Fonds monétaire international (FMI). Cette orientation intervient dans un contexte de fragilités budgétaires persistantes, de pression sur les finances publiques et de fortes attentes sociales. Pour les autorités, il s’agit de restaurer les équilibres macroéconomiques tout en préservant la stabilité de la sous-région CEMAC.

    Le ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Minko, assume ce choix et en précise les contours. « Le Gabon mettra en œuvre un programme économique de croissance, avec l’appui du FMI, dans l’intérêt macroéconomique de la sous-région CEMAC et pour répondre aux ambitions de développement économique et social du pays », souligne-t-il. Une ambition affichée, alors que le quotidien de nombreux ménages reste marqué par la vie chère, l’érosion du pouvoir d’achat et l’attente de réponses concrètes.

    La note revient également sur la rencontre du 5 novembre 2025 entre le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et une délégation du FMI conduite par Abebe Aemro Selassie. Ces échanges portaient sur une vision claire : « le renforcement de la gouvernance, la promotion de la transparence dans la gestion des ressources publiques et l’amélioration des conditions de vie des populations ». Une coopération que les autorités veulent inscrire dans la durée.

    Sur le plan opérationnel, les discussions techniques et institutionnelles se sont renforcées sous la conduite du ministère de l’Économie. Le ministre rappelle que le Gabon agit « conformément aux hautes orientations fixées par le président de la République », tout en restant aligné sur les exigences macroéconomiques de la CEMAC et en appelant à une harmonisation budgétaire soutenable à l’échelle communautaire.

    Reste l’épreuve décisive de la mise en œuvre. « La République gabonaise demeure pleinement engagée pour la mise en œuvre effective dudit programme, dans un esprit de responsabilité, de transparence et de coopération », assure Thierry Minko. Pour les Gabonais, au-delà des engagements institutionnels, l’attente est simple : que cette relance annoncée se traduise enfin par des résultats tangibles dans leur vie quotidienne.

    Sommet extraordinaire de la CEMAC : à Brazzaville, Oligui Nguema plaide pour des résultats concrets

    0
    Brice Clotaire Oligui Nguema à son arrivée dans la capitale congolaise, en amont du sommet extraordinaire des chefs d’État de la CEMAC.
    Brice Clotaire Oligui Nguema à son arrivée dans la capitale congolaise, en amont du sommet extraordinaire des chefs d’État de la CEMAC.

    Brazzaville s’est réveillée ce 22 janvier au rythme des enjeux communautaires. Hier, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, y a posé ses valises pour prendre part au sommet extraordinaire des chefs d’État de la CEMAC. Une rencontre attendue, dans une sous-région à la recherche de souffle économique, de stabilité financière et de cohérence politique.

    Dès son arrivée dans la capitale congolaise, le chef de l’État gabonais a donné le ton. « Cette rencontre de haut niveau est une opportunité décisive pour nos États », a-t-il déclaré, conscient des attentes qui pèsent sur cette session exceptionnelle. Pour les pays de la CEMAC, l’heure n’est plus aux diagnostics répétés, mais aux décisions capables de produire des effets tangibles sur des économies fragilisées et des populations éprouvées.

    Au cœur des échanges figurent des priorités bien connues, mais toujours urgentes : renforcer l’intégration économique, consolider la stabilité financière et accélérer les réformes communautaires. « Ensemble, nous aborderons des priorités stratégiques majeures », a insisté Brice Clotaire Oligui Nguema, rappelant que la relance de la zone passe par une volonté collective, au-delà des intérêts nationaux immédiats.

    Avant son envol pour Brazzaville.
    Avant son envol pour Brazzaville.

    Pour le Gabon, la participation à ce sommet s’inscrit dans une ligne claire. « Le Gabon tient à réaffirmer son engagement résolu en faveur d’une CEMAC forte, solidaire et compétitive », a souligné le président. Un engagement qui se veut pragmatique, avec un objectif assumé : « produire des résultats concrets pour stimuler la croissance, créer des opportunités pour notre jeunesse et améliorer durablement les conditions de vie de nos populations ».

    Derrière les formules diplomatiques, il y a une réalité que nul ne peut ignorer : celle des citoyens de la sous-région, confrontés au chômage, à la vie chère et à l’essoufflement des économies. Le message de Brice Clotaire Oligui Nguema est limpide : la CEMAC ne peut plus se contenter de sommets sans lendemain. Elle est attendue sur le terrain des actes, « pour l’essor de notre sous-région et le rayonnement du Gabon ».

    CIPREF 2026 : la presse francophone face au défi de l’IA à Libreville

    0

    La Conférence internationale de la presse francophone (CIPREF) a officiellement ouvert ses portes ce mercredi 21 janvier au sein de l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean (UIL BJ), située dans la commune de Ntoum. Placée sous le thème « L’intelligence artificielle et son impact sur les médias », cette rencontre d’envergure se déroule jusqu’au 25 janvier. Elle réunit plus de cent cinquante participants, parmi lesquels des journalistes chevronnés, des experts de l’espace francophone et des étudiants, tous mobilisés autour des mutations profondes qui bouleversent actuellement le paysage médiatique mondial.

    La cérémonie d’ouverture a été portée par une succession d’interventions soulignant l’importance stratégique de ce rendez-vous. Zephirine Etotowa Ntoumou, maire de la commune de Ntoum, a ouvert le bal des allocutions en saluant le choix de son territoire pour accueillir ces assises. Elle a été suivie par le représentant de la fondatrice de l’université ainsi que par le Recteur de l’UIL BJ, avant que Désiré Ename, président du comité d’organisation de la CIPREF, ne vienne exposer les ambitions de cette édition. Le lancement officiel des travaux a été acté par Germain Biahodjow, ministre de la Communication et des Médias.

    Entre opportunités technologiques et impératifs éthiques

    « C’est un moment important pour la presse francophone », a affirmé le ministre Biahodjow. Le membre du gouvernement a poursuivi en expliquant que « l’intelligence artificielle représente une évolution majeure pour nos métiers ». Selon lui, cette technologie « offre de nouvelles opportunités pour produire une information plus pertinente et accessible ». Germain Biahodjow a toutefois tempéré cet enthousiasme en rappelant qu’elle « appelle aussi à une réflexion éthique profonde et à une formation soutenue de nos professionnels ».

    Le ton des débats a été donné lors de la conférence inaugurale animée par le Dr Jean-Claude Nkou. Ce spécialiste de l’IA a brossé un portrait nuancé de la situation, mettant en balance les promesses de gain de productivité et les risques déontologiques inhérents à l’automatisation. « Les outils d’intelligence artificielle peuvent renforcer la qualité de notre travail », a soutenu le Dr Nkou, tout en martelant qu’« ils ne remplaceront jamais l’esprit critique et l’expertise humaine ».

    Vers une communauté francophone résiliente et outillée

    Le programme se poursuit avec une table ronde et des ateliers pratiques destinés à l’appropriation des outils numériques par les professionnels. Ces sessions visent à familiariser les rédactions avec la veille intelligente et le fact-checking automatisé, des compétences désormais incontournables.

    Dans son allocution, Désiré Ename a insisté sur la nécessité de cette transition. « Notre objectif est de construire une communauté francophone dynamique et solidaire », a précisé le président de l’organisation. Il a ajouté que la profession doit être « capable d’intégrer les innovations technologiques tout en défendant des valeurs d’éthique, de rigueur et d’indépendance journalistique ».

    CIPREF 2026 : la presse francophone face au défi de l’IA à Libreville

    L’accueil de cet événement en périphérie de la capitale constitue également un symbole fort pour les autorités locales. « Nous sommes fiers d’accueillir cette conférence ici », s’est réjouie Zephirine Etotowa Ntoumou. La maire de Ntoum y voit « une belle vitrine pour notre territoire et un signal fort de l’engagement du Gabon en faveur d’une presse moderne, responsable et tournée vers l’avenir ». Les échanges se poursuivent dans l’auditorium Dr Marie Madeleine Mborantsuo, où les expériences partagées dessinent les contours d’une presse francophone prête à affronter les défis du siècle.

    [Tribune libre] Isoler Marcel Libama n’est pas une option

    0

    La solution ici est de convaincre la catégorie des enseignants parents d’élèves que leurs enfants doivent être en classe. La situation actuelle les paralyse aussi. On comprend leur situation précaire, la difficulté à joindre les deux bouts. On comprend que ce combat soit un sacrifice pour espérer de meilleures conditions, un meilleur traitement social.

    Si le gouvernement accepte de négocier, c’est d’abord parce qu’il est conscient de l’importance de l’éducation des enfants gabonais. La réalité est claire : la plupart des hauts cadres ont leurs enfants dans les lycées et écoles françaises. Ce sont donc avant tout les enseignants eux-mêmes, et leurs enfants, qui risquent d’être les plus grands perdants.

    C’est pourquoi je dis au gouvernement que nous sommes entrés dans une Ve République des priorités. La priorité aujourd’hui, c’est de comprendre qu’il faut réduire les fonds de souveraineté. Il faut aussi réduire les émoluments des parlementaires et des présidents des institutions.

    Nous devons réduire le coût des véhicules administratifs des ministres et des directeurs généraux. Nous devons aussi réduire le train de vie pour les officiers généraux.

    Tout cela a un objectif clair : permettre à chaque enseignant d’être bien logé et de bénéficier d’une assurance santé digne.

    AGNOSSI Sinclair, Conseiller municipal de la ville de Franceville

    Affaire Marcel Libama : l’analyse juridique d’Ashley Mili conclut à une absence d’infraction

    0
    Marcel Libama et Simon Ndong-Edzo, figures de proue du syndicalisme enseignant au Gabon, dont l'arrestation est aujourd'hui contestée sur le plan juridique par l'experte Ashley Mili
    Marcel Libama et Simon Ndong-Edzo, figures de proue du syndicalisme enseignant au Gabon, dont l'arrestation est aujourd'hui contestée sur le plan juridique par l'experte Ashley Mili.

    L’arrestation du syndicaliste Marcel Libama et de son compagnon de lutte, Simon Ndong Edzo, suscite une vive polémique juridique au Gabon. Alors que les autorités évoquent des griefs pesant sur les leaders syndicaux, Ashley Mili, politologue et juriste, déconstruit point par point les fondements de ces accusations. À travers une analyse rigoureuse du Code du travail et des libertés publiques, l’experte soutient que les éléments constitutifs des infractions reprochées font cruellement défaut, tout en pointant une ingérence illégale de la tutelle administrative dans l’exercice du droit de grève.

    L’analyse de la juriste repose d’abord sur l’examen minutieux de l’article 382 du Code du travail. Selon elle, l’entrave à la liberté du travail ne peut être invoquée que si des actions concrètes ont physiquement empêché les non-grévistes d’exercer leur activité. « Dans le cas d’espèce, l’élément matériel de l’entrave n’est pas caractérisé », tranche Ashley Mili avant de préciser qu’il « ne résulte pas des faits que Monsieur Marcel Libama ou monsieur Edzo aient commis de tels actes ». Elle rappelle que dans le secteur de l’éducation, aucune obligation de service minimum n’est imposée, rendant l’accusation d’autant plus fragile.

    Un trouble à l’ordre public difficile à caractériser

    Pour l’experte, la légitimité du mouvement social s’appuie sur une démarche démocratique qui exclut toute notion de contrainte sur les personnels. « L’atteinte à la liberté individuelle, c’est-à-dire le libre choix des enseignants de cesser ou de reprendre le travail, n’est pas établie », souligne la politologue dans ses écrits. Elle argue que « les décisions ont été prises par vote à main levée, garantissant à chacun la liberté de décider de poursuivre ou non le mouvement », ce qui évacue de fait l’intention coupable nécessaire à la qualification pénale.

    Au-delà de l’entrave au travail, Ashley Mili s’interroge sur la pertinence du motif de trouble à l’ordre public souvent brandi dans de telles circonstances. Elle soulève une contradiction majeure entre la gravité supposée des faits et la passivité initiale des forces de l’ordre sur le terrain. « L’absence d’intervention policière démontre que la situation n’a pas revêtu le caractère de gravité nécessaire pour être qualifiée de trouble à l’ordre public », affirme la juriste. Elle interroge avec insistance : « Ont-ils provoqué du tapage ou des nuisances sonores ? Des entraves effectives à la liberté de circulation ? Des violences ? ».

    L’administration pointée du doigt pour ingérence

    Le réquisitoire d’Ashley Mili prend une tournure plus offensive lorsqu’elle déplace le curseur de la responsabilité vers le sommet de l’administration scolaire. Elle dénonce une violation flagrante des textes par le ministère de l’Éducation nationale, qui aurait outrepassé ses droits en tentant de briser la grève par voie de communiqué. « Une telle intervention est contraire aux dispositions de l’article 304, alinéa 3, du Code du travail », martèle-t-elle tout en rappelant que les autorités publiques « doivent s’abstenir de toute intervention de nature à limiter le droit de grève ou à en entraver l’exercice légal ».

    Cette sortie au vitriol d’une spécialiste du droit place désormais le curseur sur la réponse judiciaire qui sera donnée à ce dossier. En concluant ses publications par un appel sans équivoque, « Liberez Marcel Libama et monsieur Edzo ! L’infraction n’est pas constituée », Ashley Mili transforme un débat technique en un véritable enjeu de respect de l’État de droit. L’opinion publique attend désormais de voir si ces arguments juridiques trouveront un écho lors de la comparution des leaders syndicaux.

    Éducation nationale : lancement de la ventilation des actes administratifs

    0
    Camelia ntoutoume leclercq, ministre de l'Education nationale.
    Camelia ntoutoume leclercq, ministre de l'Education nationale.

    Le ministère de l’Éducation nationale et de l’instruction civique a annoncé, à travers un communiqué officiel daté de ce mardi 20 janvier, le démarrage de l’opération de ventilation des actes administratifs au profit de ses personnels.

    Selon le document signé par le Directeur central des Ressources humaines, Arnaud Gomo Mouketou, cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan de régularisation des situations administratives des agents publics de l’État. Elle concerne précisément les personnels du Ministère de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique.

    Le communiqué précise que la Direction centrale des Ressources humaines (DCRH) procédera à la ventilation des textes relatifs à la titularisation, à la confirmation et à l’avancement automatique. Une opération jugée essentielle pour mettre à jour les dossiers administratifs des agents et garantir la conformité de leurs situations professionnelles avec les textes en vigueur.

    Pour la mise en œuvre pratique de cette opération, le Service de la documentation et des archives a été désigné comme structure chargée de l’accueil et du traitement des dossiers. Les agents concernés sont ainsi invités à se rendre à la porte 10 du 3ᵉ étage des locaux du ministère pour le retrait de leurs actes administratifs.

    Toutefois, le communiqué rappelle que le retrait des documents se fera uniquement sur présentation d’une pièce d’identité valide de l’intéressé(e), afin d’éviter toute usurpation ou erreur d’attribution.

    Crise de l’éducation : Sinclair Agnossi dénonce les « combats d’ego » et l’instrumentalisation syndicale

    0
    Sinclair Agnossi (à droite) et Marcel Libama. Dans une lettre ouverte musclée, l’élu de Franceville interpelle le syndicaliste en soulignant que « la frustration personnelle ne doit jamais prendre en otage une cause collective », dénonçant ainsi une politisation du conflit social qui, selon lui, « affaiblit la lutte » pour l’éducation nationale
    Sinclair Agnossi (à droite) et Marcel Libama. Dans une lettre ouverte musclée, l’élu de Franceville interpelle le syndicaliste en soulignant que « la frustration personnelle ne doit jamais prendre en otage une cause collective », dénonçant ainsi une politisation du conflit social qui, selon lui, « affaiblit la lutte » pour l’éducation nationale.

    Le conseiller municipal de Franceville, Sinclair Agnossi, bien connu sous le pseudonyme Okoulou le Général, a pris la plume pour interpeller publiquement Marcel Libama. Dans une lettre ouverte au ton direct, l’élu fustige une dérive du mouvement social vers des règlements de comptes personnels, tout en appelant à un retour à l’essentiel pour le système éducatif gabonais.

    L’auteur de la missive commence par un constat sévère sur le passage de son aîné au palais Léon Mba. « Pendant deux années passées à l’Assemblée nationale, je ne t’ai pas vu mener un combat réel et constant pour l’Éducation nationale », lance-t-il, déplorant l’absence de leadership sur cette question cruciale malgré le statut de député de la transition de son destinataire.

    Si l’élu local concède sans détour que les revendications des enseignants, qui suspendent actuellement les cours sur le territoire, sont fondées, il rejette la méthode employée. Pour lui, le mouvement est pollué par une « récupération politique » et des rancœurs individuelles. « Je vois certains régler des comptes personnels », écrit-il, s’interrogeant sur la pertinence des débats portant sur les décorations des uns ou des autres. Il affirme avec force que « ce genre de discours affaiblit la lutte ».

    La critique porte également sur la sincérité de l’engagement syndical actuel. Sinclair Agnossi estime que le mélange des genres entre syndicalisme et ambitions politiques est une impasse. « Ce n’est ni honnête, ni stratégique, ni bénéfique pour l’Éducation nationale », tranche-t-il, ajoutant que « la frustration personnelle ne doit jamais prendre en otage une cause collective ».

    Face à ce qu’il qualifie de « chantage social », le conseiller municipal oppose l’attitude de la ministre de tutelle. Évoquant une correspondance récente avec Camélia Ntoutoume, il dit avoir décelé chez elle « l’humilité, la volonté de la négociation à ramener le débat à l’essentiel pour l’intérêt général ». Une posture qui contraste, selon lui, avec l’attitude de certains syndicalistes cherchant à « tirer profit de la situation ».

    En guise d’avertissement, Sinclair Agnossi redoute que cette instabilité ne crée une « brèche dangereuse » visant à mettre l’État à genoux. S’il réaffirme que « les enseignants méritent justice », il conclut en demandant que le Gabon cesse d’être la victime de « calculs ou des frustrations déguisées en combat social ».

    Gabon : Le « candidat à la mort » Bob Mengome écroué à la prison centrale

    0
    L'activiste Bob Mengome, inculpé pour trouble à l'ordre public , a été placé en détention préventive à la prison centrale de Libreville en attendant sa comparution devant un tribunal correctionnel.
    L'activiste Bob Mengome, inculpé pour trouble à l'ordre public , a été placé en détention préventive à la prison centrale de Libreville en attendant sa comparution devant un tribunal correctionnel.

    L’activiste gabonais Bob Mengome, connu pour ses prises de position acerbes, a vu sa liberté s’envoler le 19 janvier. Après un long processus judiciaire entamé la semaine dernière, celui qui se décrit lui-même comme un « candidat à la mort » a été formellement placé en détention préventive par un magistrat instructeur.

    L’arrestation du militant était intervenue le 15 janvier dernier, marquant le début d’une séquence judiciaire particulièrement scrutée. Durant les premiers jours de sa captivité, le parquet avait exigé des investigations supplémentaires, obligeant le prévenu à prolonger son séjour dans les geôles de la police judiciaire. C’est finalement en ce début de semaine que le dossier a connu une accélération décisive avec sa présentation devant le cabinet d’instruction.

    Le conseil de l’activiste, Maître Jean-Paul Moumbembé, a assisté son client lors d’une audience où plusieurs griefs sérieux ont été notifiés. La justice reproche notamment à Bob Mengome d’avoir orchestré des perturbations de la tranquillité civile et d’avoir tenu des propos visant à attiser les antagonismes au sein de la population. À la suite de cet interrogatoire de première comparution, le juge a tranché en faveur d’un mandat de dépôt.

    Cette affaire a suscité une levée de boucliers de la part des organisations de défense des droits humains. L’association SOS Prisonniers Gabon s’est notamment insurgée contre l’exposition médiatique du prévenu sur la chaîne nationale alors qu’il était encore sous le régime de la garde à vue. Pour l’ONG, cette mise en scène médiatique bafoue les principes élémentaires du droit gabonais. « Cette pratique constitue une atteinte grave à la présomption d’innocence », estime l’organisation, précisant que « les officiers de police judiciaire (OPJ) n’ont aucunement le droit d’exposer à la presse une personne placée en garde à vue ».

    Cette polémique autour du traitement de l’image du détenu intervient alors que le Procureur Général avait lui-même, peu de temps auparavant, rappelé à l’ordre les services de sécurité sur l’obligation de respecter le secret de l’enquête. Bob Mengome rejoint désormais le quartier des prévenus de « Sans Famille », dans l’attente de son procès qui s’annonce déjà comme un test majeur pour les libertés publiques.

    La MSTGV dénonce une campagne de diffamation contre son président

    0
    La MSTGV
    La MSTGV en soutien à Pierre Mintsa Edzang.

    La Confédération syndicale Machette Syndicale des Travailleurs Gabonais Vaillants (MSTGV) a dénoncé, ce 20 janvier à l’immeuble ABC Mall au quartier Charbonnage, une campagne de diffamation visant son président confédéral, Pierre Mintsa Edzang.

    Selon la confédération, les attaques se sont intensifiées après le discours prononcé par ce dernier lors de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le 8 janvier dernier au Palais de la Rénovation.

    Face aux accusations d’« imposture » relayées sur les réseaux sociaux, la MSTGV affirme que son président « ne s’est jamais imposé ». Annie Gisèle Nyangui Moukagni, porte-parole, explique que Pierre Mintsa Edzang aurait été sollicité en urgence après l’incapacité des partenaires sociaux initialement désignés à produire le discours dans les délais. Son texte aurait été validé par le protocole d’État, tandis qu’une autre version déposée hors délai aurait été rejetée.

    La confédération indique aussi que certains syndicalistes ont refusé de lire le discours et sont restés assis pendant la cérémonie, un geste jugé irrespectueux envers le chef de l’État.

    Concernant l’accusation selon laquelle il aurait donné une « instruction » au président, la MSTGV parle d’une interprétation sortie de son contexte, précisant qu’il évoquait la situation des agents de la Main-d’œuvre non permanente (MONP) et appelait au respect de la continuité de l’administration.

    Sur le plan syndical, la MSTGV dénonce enfin des alliances non respectées lors des élections au Conseil économique, social, environnemental et culturel, et met en garde toute personne qui continuerait à ternir l’image de son président, annonçant des poursuites judiciaires.