À moins d’un an de l’échéance du 1er janvier 2027, date fixée pour l’interdiction d’importation du poulet de chair, l’État affine sa stratégie. Samedi 17 janvier, à Libreville, le Secrétaire général du Gouvernement, Abdu Razzaq Guy Kambogo, a présidé la deuxième réunion du Comité technique de coordination opérationnelle chargée de piloter cette mesure présidentielle.
Autour de la table, les administrations concernées et les représentants de la présidence ont passé au crible les actions déjà engagées. L’objectif est clair : éviter l’improvisation et garantir une transition maîtrisée vers une production locale capable de couvrir la demande nationale. « Le compte à rebours a commencé pour que, en janvier 2027, nous consommions un poulet made in Gabon », a lancé le Secrétaire général du Gouvernement, donnant le ton d’une réforme qui ne tolère plus les retards.
Les travaux techniques avancent. Des rapports consolidés permettent désormais de préciser les prochaines étapes. « Les rapports que nous avons commencé à consolider nous renseignent sur les prochaines étapes et nous facilitent la mise en place de plans de réalisation précis », a expliqué Abdu Razzaq Guy Kambogo, insistant sur la nécessité d’un pilotage rigoureux. « Cela nous permet aussi un séquençage pour un meilleur suivi », a-t-il ajouté. Mais l’administration ne pourra pas porter seule ce virage stratégique. Le message a été clairement posé. « Dans l’état où l’administration seule ne peut pas être acteur, il y a le secteur privé qu’il faut impliquer », a martelé le Secrétaire général du Gouvernement, appelant à une mobilisation rapide des investisseurs et des opérateurs nationaux.

Plusieurs comités techniques et réunions sectorielles sont programmés dans les mois à venir afin d’aligner capacités de production, infrastructures et mécanismes d’accompagnement. En toile de fond, la volonté affichée du chef de l’État de réduire la dépendance alimentaire du pays, tout en stimulant l’entrepreneuriat local et la création d’emplois.
À un an de l’échéance, l’État veut montrer que l’interdiction d’importation du poulet de chair ne sera ni un slogan ni un pari risqué, mais une décision préparée, encadrée et assumée.