Ce samedi 25 avril 2026, l’esplanade du stade de l’Amitié sino-gabonaise d’Angondjé s’apprête à vibrer au rythme d’une initiative d’envergure. La Centrale d’Achat du Gabon (CEAG) y déploie un « méga marché » solidaire, une offensive de terrain destinée à soulager le panier de la ménagère face à la persistance de l’inflation.
Dès l’aube, les travées habituées aux clameurs sportives laisseront place à une tout autre effervescence. En lançant cette opération de vente massive à prix cassés, la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG) ne se contente pas d’une simple opération commerciale, elle active un levier de régulation directe pour répondre à l’urgence sociale du moment : le coût de l’alimentation.
Cette initiative s’inscrit en droite ligne de la feuille de route impulsée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Alors que la problématique de la vie chère demeure au centre des préoccupations nationales, l’exécutif tente, par le biais de la CEAG, de court-circuiter les circuits de distribution classiques, souvent critiqués pour leurs marges excessives.
Sur le terrain, l’offre se veut exhaustive. Du riz aux huiles végétales, en passant par le sucre, le lait, les conserves et les produits frais, l’inventaire couvre l’essentiel des besoins nutritionnels de base. L’enjeu est de taille : démontrer que l’accès à une alimentation de qualité à « prix usine » est possible pour toutes les couches sociales, sans exception.
Entre solidarité et justice sociale
Au-delà de l’étiquetage attractif, ce rassemblement à Angondjé revêt une dimension hautement symbolique. « C’est une réponse concrète, un acte de justice sociale sur le terrain », souffle-t-on du côté de la CEAG. Pour les autorités, il s’agit de restaurer un lien de confiance avec les populations en agissant directement sur leur quotidien.
Si ce méga marché offre une bouffée d’oxygène immédiate aux budgets familiaux, il préfigure également une stratégie plus globale. En multipliant ces points de vente éphémères sur l’ensemble du territoire national, le gouvernement entend poser les jalons d’une politique durable de régulation des cours.
A Angondjé, ce samedi, ce n’est donc pas seulement un marché qui s’installe, mais le laboratoire d’un nouveau contrat social axé sur la souveraineté alimentaire et la protection du pouvoir d’achat.


