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[Tribune Libre] Basile Hans Nganinga Mali : « Le progrès d’un pays se base sur deux notions : la Justice et l’Équité. La Restauration des Valeurs est à ce prix. Rendez aux Gabonais leur dignité, comme promis. C’est tout »

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Ainsi souhaite ce comptable public, originaire de Bayi Brikolo (Haut-Ogooué). Témoin de la gouvernance des finances sous l’ère Omar Bongo, il révèle les coulisses d’un monde de la mesure, de la rigueur. Davantage, peut-être au regard de la paupérisation dans laquelle se trouve le Gabon, Basile Hans Nganinga Mali opte pour un nouveau paradigme d’actions pour améliorer significativement notre vivre-ensemble. « La folie, reprend-il une pensée de Albert Einstein, c’est de faire la même chose et s’attendre à des résultats différents ». Il faut donc changer le mode d’actions. La désormais affaire des déguerpis de Pleine Orety lui donne l’occasion de regarder le présent à la lumière de son vécu. Lecture !  

*Basile Hans Nganinga Mali

J’ai noté, pour le déplorer moi aussi, la gestion pour le moins chaotique, hasardeuse, rocambolesque et dégradante du désormais tristement célèbre dossier des expropriés et autres squatters, particulièrement dans la zone de Plaine-Orety. À ce sujet, le traumatisme infligé aux Gabonais, particulièrement les anciens occupants des lieux, est tel que le Chef du Gouvernement a dû passer nuitamment sur les lieux, témoigner sa compassion aux victimes de cette opération.

La communication des Membres du Gouvernement ainsi que des Experts de ces questions nous a paru unidirectionnelle et condescendante. Aucun déguerpi n’a été invité sur les plateaux des télévisions, pour faire entendre contradictoirement sa voix et celle de ses coreligionnaires, face à nos gouvernants. Autant dire que la messe était dite d’avance. Dans de telles conditions, le clash était inévitable.

En rappel, « Gouverner, c’est prévoir « . Albert Einstein a dit que « La folie, c’est de faire la même chose et s’attendre à des résultats différents « . Un jour, se posera la bonne question, à savoir : « Qui est responsable de ce désordre ?? » Quant à mon intervention, elle ne vient pas pour en rajouter, notamment en tirant sur l’ambulance (ou corbillard, c’est selon), mais plutôt pour nous inviter tous à revenir aux fondamentaux, à l’essentiel, à savoir dans ce dossier : « Qui fait quoi ? Comment ? Avec quels moyens ? Sous le contrôle et la supervision de qui ? Et pour quels résultats ? »

Zacharie Myboto, ministre d’État en charge de l’équipement et de la Construction

En rappel, aujourd’hui, cela fait pratiquement trois (3) décennies déjà, exactement depuis le 1er octobre 1996, que Monsieur Zacharie Myboto, ministre d’État en charge de l’équipement et de la Construction avait invité les bénéficiaires de fonds alloués pour les indemnisations, à venir retirer leurs mandats en ses services, bien avant la destruction des biens impactés par le Projet (Communiqué joint). Cet Homme d’État n’avait pas eu besoin de passer à la télé pour en parler, d’autant plus que « l’argent n’aime pas le bruit », dixit Monsieur Léon Mébiame Mba, Ancien Premier Ministre du Gabon. Cette opération ne suscita aucune controverse notable.

Lorsque les choses sont bien faites, en toute transparence et équité, personne ne se plaint. C’est plutôt l’inverse qui suscite la levée des boucliers. L’inverse, c’est de faire différemment et espérer obtenir les mêmes résultats.

Furieux de voir d’importants budgets alloués pour les routes et peu d’avancées sur le terrain, Omar des Plateaux changea de tactique, notamment en confiant aux Experts ès maniement des deniers publics la responsabilité d’accompagner le ministère en charge des Travaux Publics dans ce qui fait leur métier : Payer les factures aux entreprises, et les indemnisations aux expropriés et autres déguerpis des Projets, dans les délais et selon la loi, tenir la comptabilité et rendre compte.

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Fondé de Pouvoirs du TPG Blaise Louembé Kouya

C’est dans ce cadre que, Fondé de Pouvoirs du TPG Blaise Louembé Kouya en 2005, j’ai eu l’honneur en 2008 d’être désigné Comptable Spécial pour cinq (5) Projets routiers (Fougamou-Mouila, Ndendé-Lébamba, Lastoursville-la Leyou, tous trois(3) financés par la Banque Africaine de Développement d’une part, et surtout le Projet de la Route Nationale 1 (RN1), pour le tronçon allant du Pk12 à Bifoun ; ainsi que la Route Ndjolé-Medoumane,  d’autre part), du fait que le maniement des deniers publics est l’apanage, l’exclusivité des Comptables Publics. Et ils rendent compte de leur gestion à qui de droit.

En pratique nous avions abondamment communiqué sur ces cinq (5) Projets avant, pendant et même après les travaux. Des audits furent naturellement commis. Aucun centime ne manqua à l’appel. Aucun propriétaire recensé ne fut oublié. La liste de tous les bénéficiaires, leurs coordonnées bancaires ou numéros des titres de paiement au Trésor étaient connus des Gabonais ainsi que les références cadastrales des parcelles, tombes et arbres fruitiers impactés par ces projets. Le Quotidien L’union en fait foi. Seul le montant à percevoir ne fut pas communiqué au grand public. Pour la première fois dans notre Histoire, un tronçon fut même livré huit (8) mois avant le terme convenu (Fougamou-Mouila) !

En 2016 à l’issue de quatre (4) de ces cinq (5) ces chantiers, je fus élevé au rang de Chevalier dans l’Ordre de l’Étoile Équatoriale. Ma seule médaille professionnelle en 31 ans de service à ce jour.

L’ANGTI de triste mémoire. Ce fut le début du retour au désordre d’avant.

Avec l’arrivée d’un nouveau ministre, ordre me fut donné de transférer l’ensemble de ces dossiers et moyens financiers à l’ANGTI de triste mémoire. Ce fut le début du retour au désordre d’avant, notamment en matière de gestion de l’argent.

En effet, Les fonds gérés en dehors des Comptables Publics sont une belle opportunité de « Frappes » par les administrateurs.

Aussi, la semaine dernière, j’ai failli bondir de mon siège en entendant le ministre de l’Habitat accompagné de son Collègue en Charge des Travaux Publics, dire en direct à la télévision que les fonds publics pour les indemnisations ont été remis entre les mains d’un Cabinet privé pour indemniser les concernés (et non au Trésor Public) d’une part, et surtout que l’identité, le nombre des bénéficiaires et le coût de cette opération lui échappaient ! Au point où il s’est engagé à les diffuser quand ledit Cabinet les lui aura mis à disposition ! Les étrangers qui regardent nos chaînes de télévision ont dû se poser quelques bonnes questions. Je ne serai pas surpris d’entendre que des « frappes » sont mises en évidence dans ce dossier.

La propension des Dirigeants Gabonais à vouloir toujours réinventer la roue

Vraiment je ne comprends toujours pas la propension des Dirigeants Gabonais à vouloir toujours réinventer la roue, à jouer aux apprentis sorciers là où les choses sont pourtant limpides et écrites. Bien plus, je m’insurge contre la pratique consistant à s’abstenir de dire toute la vérité au chef de l’État, Chef du Gouvernement. On appelle cela de la déloyauté. Mentir au Chef est une insubordination, le début d’une longue série de trahisons.

Monsieur Paul Toungui, ministre d’État en charge des Finances ne me démentira pas sur ce point.

En effet Payeur du Gabon en France au début des années 2000, j’avais été appelé à la rescousse de la Délégation Gabonaise en mission au Mexique. Informé et conscient de la modicité des moyens que j’avais apportés, craignant aussi de faire dans le Hors-Budget, Monsieur Paul Toungui, Argentier National, m’instruisit de tout faire pour convaincre le président Omar Bongo Ondimba d’écourter la mission (le Sommet de Cancún était déjà terminé), et de rentrer au pays, sinon on serait à court d’argent. Chose que je fis et qui réussit. Le lendemain, la Délégation Gabonaise reprit l’avion et rentra au Gabon. Je reversai au Trésor public un reliquat de 300 millions de francs, justifiai mes opérations, puis regagnai la France à l’issue de tout cela.

La Lumière de la Vérité

Tous ceux qui murmurent aux oreilles d’un Chef devraient avoir pleinement conscience qu’ils ont le devoir de l’éclairer par la Lumière de la Vérité. Le bénéfice en est grand pour le groupe, l’équipe ou le pays tout entier. Seule la vérité des résultats concrets intéresse les Gabonais.

Enfin et pour terminer, je voudrais saisir cette opportunité pour informer les Gabonais et surtout le chef du Gouvernement que ma cadette, française devenue par les liens du mariage, a vu sa maison et la clôture détruites sans sommation par le ministère de l’Habitat, il y a 14 ans maintenant ! 

L’actuel ministre de l’Habitat, informé du dossier, reconnaissant la faute de son administration, a saisi son Collègue du Budget et Comptes Publics de la Transition, aux fins du paiement à l’intéressée de son indemnisation par voie de protocole transactionnel ou tout autre. Instruite par son Ministre de tutelle, la Directrice Générale de l’Agence Judiciaire de l’État refuse de s’exécuter depuis bientôt un an. Est-ce que comme ça, c’est bien ? En réaction, quand les médias français vont traiter notre pays de République bananière, quand les biens du Gabon vont être saisis en France en réparation du préjudice causé, certains ici, toujours les mêmes, vont crier au manque de patriotisme, oubliant que justement par patriotisme, on a attendu jusqu’à ce jour. Notre patience est arrivée à son terme.

Le progrès d’un pays se base sur deux notions : la Justice et l’Équité. La Restauration des Valeurs est à ce prix. Rendez aux Gabonais leur dignité, comme promis. C’est tout.

*Comptable public émérite

[Gabon : Fourniture d’eau] De la sécheresse à la solution, la station de pompage d’eau du PK5 redonne vie à Libreville

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Libreville, 16 juin 2025 – Un nouveau chapitre s’ouvre pour la capitale gabonaise. Après des années de pénurie et de rationnement, l’eau potable coule à nouveau avec régularité dans plusieurs quartiers de Libreville.

En ce début de semaine, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema a procédé à l’inauguration officielle de la station de pompage d’eau du PK5. Cette infrastructure stratégique, réalisée dans le cadre du Programme intégré pour l’alimentation en eau potable et l’assainissement du Grand Libreville (PIAEPAL), incarne une réponse concrète et durable aux difficultés d’approvisionnement d’eau qui affectaient des milliers de foyers. Par cette mise en service, l’État confirme sa volonté de renforcer les services de base, pilier fondamental d’une gouvernance de proximité et d’efficacité.

Accompagné d’une délégation ministérielle, dont le ministre de l’Accès à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, le chef de l’État a ensuite effectué une visite symbolique à l’École nationale pour enfants déficients auditifs (ENEDA). Où, il a pu constater avec satisfaction le rétablissement de l’eau potable dans cet établissement spécialisé, après plusieurs années d’interruption de fourniture. Un geste fort, qui illustre l’engagement du président de la République à ne laisser aucun citoyen de côté, notamment les personnes vulnérables.

Entre justice sociale, inclusion et accès équitable aux ressources essentielles, cette journée marque un tournant pour Libreville, qui peut désormais espérer une gestion plus résiliente de ses ressources hydrauliques. Le PK5 devient ainsi le symbole d’un Gabon qui reconstruit, qui répare et qui avance.

[Gabon : Milieu carcéral] Sos Prisonniers Gabon apporte un souffle de solidarité aux détenus de la prison centrale d’Oyem

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Dans un élan de solidarité empreint d’humanisme, la coordination provinciale de l’Organisation non gouvernementale a effectué, le samedi 14 juin 2025, une visite à la prison centrale d’Oyem (Woleu-Ntem).

A cette occasion, un don composé de produits de première nécessité a été remis aux personnes incarcérées, dans un geste salué tant pour ses portées matérielle et morale. Des bouteilles d’huile, sachets de sel, seaux de Berre, sandales de toilette, pâtes dentifrices, sacs de riz, conserves alimentaires et autres articles essentiels ont figuré parmi les vivres et non-vivres. Cette dotation, orchestrée sous la houlette de Lionel Engonga, député de la Transition et président de l’association, s’inscrit dans une volonté assumée d’améliorer les conditions de vie des détenus.

Ce geste, profondément symbolique, se veut aussi un acte de compassion et de proximité envers une population vulnérable, généralement reléguée au second plan du débat public. Par cette initiative, l’association rappelle que la privation de liberté ne devrait, en aucun cas, signifier la négation de la dignité humaine, ni l’oubli total de ceux qui purgent leur peine.

SOS Prisonniers Gabon a remercié chaleureusement l’ensemble des donateurs et partenaires ayant contribué à la réussite de cette action, tout en formulant des prières pour que ces élans de générosité soient justement récompensés.

Fidèle à sa vocation, l’association réaffirme son engagement indéfectible pour la défense des droits humains en milieu carcéral, tout en promouvant la dignité, la réhabilitation et la réinsertion des détenus. À travers de telles initiatives, SOS Prisonniers Gabon continue de faire entendre une voix citoyenne forte, porteuse d’espoir pour une justice équitable et plus humaine.

[Gabon : Milieu carcéral] Sos Prisonniers Gabon apporte un souffle de solidarité aux détenus de la prison centrale d’Oyem

Il est par ailleurs important de souligner que bon nombre de détenus, en plus de leur peine, doivent affronter un isolement affectif profond, car abandonnés par leurs proches et parfois même oubliés par leurs familles. Face à ce constat accablant, les actions de proximité et de compassion de SOS Prisonniers Gabon prennent une résonance encore plus essentielle.

[Gabon : Union nationale] Installation de la coordination et de la cellule du quartier Tchad de Ntoum

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Ce dimanche 15 juin 2025, le quartier du 1er arrondissement de Ntoum, a reçu la visite de Serge Zeng Ango, secrétaire exécutif adjoint du parti. Accompagné de son équipe, il a procédé à l’installation officielle des structures de bases.

Parmi les nouveaux responsables installés de l’Union nationale (UN), la coordination du quartier Tchad se compose désormais comme suit : coordonnateur : Nzengué Christian ; responsable administratif et de la discipline : Mamgama Ange Martiale ; responsable des élections : Midima Koumanbo Paul ; responsable communication et mobilisation : Ketianganga Jean Félix ; responsable jeunesse : Leyinda Fabrice ; responsable des droits des femmes : Nyonba Charlotte ; trésorière : Komba Véronique.

Pour la cellule locale : président : Mighindi Carl Bobi ; administratif : Mombo Papy Crépin ; élections : Mouyambi Kevin Ulrich ; jeunesse : Pambo Soimi Jean Blaise ; droits des femmes : Néné Augustine ; trésorière : Tsinga Claire

[Gabon : Union nationale] Installation de la coordination et de la cellule du quartier Tchad de Ntoum

Cette rencontre militante a permis à Serge Zeng Ango d’encourager les nouveaux responsables à continuer leur travail en ratissant large sur le terrain. Son ambition est claire : faire de l’Union nationale (UN) le principal parti politique de Ntoum, en multipliant les cellules dans tous les quartiers.

[Gabon : Le Transgabonais au ralenti] Faut-il penser à la réalisation d’une nouvelle voie ferrée ?

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Un énième incident technique a de nouveau paralysé le transport ferroviaire, le samedi 14 juin, à la veille des grands départs en vacances.

Un convoi minéralier s’est retrouvé immobilisé entre Lifouta et Mboungou Badouma, provoquant une perturbation du trafic ferroviaire et mettant à nu, une fois de plus, la vétusté du réseau ferroviaire national. La Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) a confirmé l’incident, qui n’a heureusement fait aucune victime. Mais cette interruption, comme plusieurs précédentes, ne peut plus être un cas isolé. Il ne se passe plus un trimestre sans que les dysfonctionnements entravent la circulation ferroviaire et fragilisent un peu plus le chemin de fer, vital pour le pays, aussi bien pour le transport des minerais que pour les voyageurs.

Des conséquences innombrables

Le train-voyageurs n°630, censé partir de Franceville le 14 juin, a été annulé et reprogrammé pour le lendemain. Pour remédier à l’urgence, Setrag a mis en place un transfert de ses clients par bus entre Franceville, Moanda et Lastourville, d’où le train a finalement pu repartir pour Owendo. Quant au train n°611, qui devrait effectuer le sens contraire, il a dû modifier son programme initial.

Ces ajustements, bien que nécessaires, ne suffisent pas à annihiler les désagréments pour les milliers de passagers qui comptent sur le train comme unique moyen de transport accessible pour rallier leur lieu de résidence, des rendez-vous d’affaires ou autres voyages de plaisance.

Mais au-delà de la perte du confort de voyage, ces interminables interruptions constituent un important manque à gagner économique pour les opérateurs économiques. Les conséquences sont principalement : le ralentissement des activités minières, les retards logistiques, les pertes commerciales et les dépenses supplémentaires en transports de substitution. En période de pointe, comme le début des vacances, la situation devient encore plus critique.

Un réseau ferroviaire à bout de souffle rustine

Le constat sur tous ces aléas est clair : le Transgabonais ne répond plus aux besoins actuels du pays. Mis en activité, il y a moins d’une cinquantaine d’année, le chemin de fer accuse un manque criard de maintenance. Les rénovations partielles ou les ajustements ponctuels ne suffisent plus. Elles apparaissent comme des raccommodages sur un pneu usé.

Il devient donc plus qu’urgent qu’un nouveau tracé soit programmé. Un projet ambitieux, structurant, pensé pour répondre aux exigences du transport moderne et sécurisé des biens et des personnes. Il en va non seulement de la compétitivité économique du Gabon, mais aussi de développement social. Les populations de l’intérieur doivent pouvoir circuler dans des conditions dignes et fiables.

Une urgence que l’Etat ne peut plus ignorer

Chaque incident non résolu, chaque semaine de perturbation est un frein au développement. Le transport ferroviaire, censé être un levier d’intégration territoriale et de désenclavement, devient au contraire un facteur de frustration pour les usagers. L’Etat est désormais face à ses responsabilités. Il ne s’agit plus de « réhabiliter », mais de repenser entièrement le réseau ferroviaire gabonais.

[Gabon : Déguerpissements] Visite nocturne du président Oligui Nguema, un signal politique et humanitaire

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Dans la nuit du 15 au 16 juin 2025, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est rendu à 1h  à Plaine Orety, quartier récemment touché par l’opération de déguerpissement dans le cadre d’un projet de réaménagement urbain et la construction d’un boulevard stratégique et une cité administrative.

Cette visite impromptue, réalisée en dehors de tout protocole officiel et à l’abri des caméras, intervient dans un climat de crispation sociale alimenté par les conséquences directes de ces démolitions. De nombreuses familles se retrouvent aujourd’hui en situation de vulnérabilité après la destruction de leurs habitations.

Sur le plan politique, ce geste du chef de l’État peut être interprété comme une manière de désamorcer des tensions, en affichant une posture d’écoute et de proximité. En se rendant personnellement sur les lieux, le président de la République donne un signal d’empathie, tout en se dotant d’éléments concrets pour éclairer ses décisions futures.

Entre communication de crise et crise d’information

Cette descente intervient après les sorties médiatiques de membres du gouvernement, notamment la porte-parole Laurence Ndong, qui avaient exprimé une forme de compassion vis-à-vis des sinistrés. Toutefois, la venue du président marque un tournant décisif dans la gestion de la situation : elle traduit une volonté de reprendre la main sur un dossier sensible, à forte charge émotionnelle et politique.

Dans une logique de gouvernance fondée sur l’observation directe, cette démarche pourrait aussi contribuer à améliorer l’évaluation des besoins réels des populations affectées, au-delà des rapports administratifs ou des récits partisans et souvent entachés d’erreurs de représentations.

[Gabon : Déguerpissements] Visite nocturne du président Oligui Nguema, un signal politique et humanitaire

Une réponse attendue à un contexte d’urgence

À l’heure où les aléas climatiques pourraient aggraver les conditions de vie des déplacés, la visite du président soulève des attentes concrètes, notamment pour les mesures d’accompagnement, les solutions de relogement, ou encore une mise en place de filets sociaux adaptés. Cette initiative, bien qu’appréciée par certains comme un acte d’humanisme, devra désormais se traduire par des décisions effectives pour éviter que ce déplacement ne soit que symbolique.

[Gabon : Réseau routier] Une priorité en cours de réalisation dans le programme de l’Etat grâce au savoir-faire de l’entreprise CITP

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Depuis deux ans, cette entreprise de travaux publics, avec la résolution de l’Etat, le paysage urbain de la capitale gabonaise ne cesse de progresser. Les engins de chantier sont désormais familiers dans les quartiers. Derrière ces voies de circulation réalisées, c’est tout le quotidien des habitants qui s’en trouve nettement amélioré.

Après la « libération » du 30 août 2023, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, porté à la tête de la Transition, avait clairement annoncé la couleur : améliorer rapidement les conditions de vie des Gabonais. Et parmi les priorités existentielles, la réhabilitation des routes, particulièrement les voiries urbaines, s’est imposée comme une priorité de cette volonté présidentielle.

Aujourd’hui, le résultat de cette ambition est visible jusque dans les localités de l’hinterland, à l’exemple de Bitam, Cocobeach ou Ndendé, où les routes construites ou refaites y ont positivement amélioré la qualité de la circulation dans ces localités. Mieux encore, la sécurité des usagers, principalement les piétons, est désormais mieux prise en compte avec l’installation de passerelles modernes, comme celle récemment érigée à Pétro, dans la commune d’Owendo, où la mobilité de la population y est des plus denses.

CITP, une entreprise citoyenne au service de la nation

Selon Gabonactu, pour mener à bien ces chantiers, des entreprises, à l’exemple du Consortium international des travaux publics (CITP), ont été mobilisées. Des routes pavées, en passant par celles bétonnées ou asphaltées sont construites, grâce à des techniques modernes, pensées pour la réalisation d’infrastructures durables. Il est à noter que CITP, qui a longtemps contribué à la construction ou aux réfections des routes à Libreville, comme à l’intérieur du pays, est une entreprise membre de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), qui contribue à hauteur de 80% au PIB du national.

Au-delà des routes en bon état, c’est tout un tissu économique qui se reconstruit. Par exemple, à Alénakiri, quartier de la commune d’Owendo, l’ouverture d’une pizzeria-boulangerie a coïncidé avec la livraison de la nouvelle voirie. D’autres petits commerces se sont installés progressivement dans cette zone, autrefois délaissée. Les emplois créés sur les chantiers, mais aussi dans les services indirects pour l’entretien des routes, sont autant de retombées concrètes de cette politique d’aménagement. La circulation des taxis, longtemps freinée à cause de l’état dégradé des axes routiers, peut désormais reprendre plus librement, sans craindre la détérioration des véhicules.

Un Etat proche de ses citoyens

Aujourd’hui, pour beaucoup de Gabonais, ces travaux sont plus qu’une réponse technique, ils incarnent une promesse tenue. Celle d’un État plus proche de ses citoyens et qui agit pour leur bien-être.

Bien qu’il reste encore beaucoup d’efforts à fournir, depuis l’élection de Brice Clotaire Oligui Nguema à la tête de l’Etat, le 12 avril dernier, les Gabonais ont plus que jamais leur espoir sur celui qui promet et qui réalise, afin qu’il « continue ce qu’il a commencé ».

[Gabon : Réouverture exceptionnelle des internats scolaires] Une bouffée d’oxygène pour les élèves en détresse

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Dans un contexte social tendu, marqué notamment par les déguerpissements qui ont touché plusieurs quartiers de Libreville, le gouvernement gabonais a pris une décision forte : rouvrir exceptionnellement certains internats fermés depuis plus de vingt ans afin d’offrir un refuge et un cadre d’étude aux élèves les plus vulnérables de terminale.

Cette mesure d’urgence, prise sous les instructions du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema et en collaboration avec la ministre d’État, ministre de l’Education nationale, Camillia Ntoutume Leclerc, vise avant tout à soutenir les candidats au baccalauréat affectés par ces récents bouleversements, à quelques jours des examens nationaux.

Une décision inédite face à une situation d’urgence

L’annonce officielle a été faite, le 14 juin 2025, à la direction de l’Académie provinciale de l’Estuaire, en présence du directeur d’académie Fortune Nguema Owone, du directeur général du Patrimoine, Christian Louembé et de leurs équipes. L’objectif est clair : assurer la continuité pédagogique pour les élèves précarisés, en leur garantissant un hébergement sécurisé, un suivi sanitaire, un encadrement pédagogique renforcé, et un soutien psychologique. « Les internats sont restés fermés depuis plus de deux décennies. Mais face à l’urgence actuelle, le chef de l’État a ordonné leur réouverture progressive dès cette année», a précisé le DAPE, rappelant qu’il ne s’agit en aucun cas « d’un camp ou d’une colonie de vacances », mais bien d’un dispositif exceptionnel pour permettre aux élèves de réussir leur examen.

Des structures rénovées et un encadrement rigoureux

Les internats concernés, dont ceux du Lycée national Léon Mba et du lycée d’État Paul Indjendjet Gondjout, ont été entièrement rénovés. Ils sont désormais équipés de lits, matelas, installations sanitaires (y compris pour les personnes à mobilité réduite) et dotés de personnel qualifié : infirmiers, psychologues, agents de sécurité, cuisiniers et encadreurs pédagogiques.

La vie en internat obéira à des règles strictes : séparation des dortoirs filles/garçons, horaires de repas, encadrement permanent, suivi comportemental. L’entrée d’objets prohibés (alcool, stupéfiants, téléphones en dehors des heures autorisées) est formellement interdite. Une police scolaire veillera à l’application rigoureuse du règlement.

Un soutien scolaire et psychologique renforcé

Au-delà de l’hébergement, c’est tout un programme d’accompagnement qui est mis en place: cours de rattrapage dans les matières clés (philosophie, SVT, histoire-géographie, économie…). Des ateliers de méthodologie, gestion du stress, techniques de rédaction et préparation mentale aux examens y sont aussi organisés.

« Ce n’est pas la veille du bac qu’on apprend à rédiger une dissertation. Il faut s’y mettre maintenant », a martelé le directeur général devant les élèves identifiés lors de la rencontre du 14 juin.

Des élèves recensés et accompagnés jusqu’au bout

Suite à cette rencontre, plus d’une centaine d’élèves de terminale touchés par les déguerpissements – notamment dans les quartiers de la Plaine-Orety, derrière l’Assemblée nationale ou encore aux abords de l’ambassade de Russie – ont été identifiés. Ils seront intégrés progressivement dans les internats, dès ce lundi.

Le transport des élèves depuis leur lieu d’hébergement jusqu’aux centres d’examen sera assuré par l’État. Des repas équilibrés seront fournis, et des protocoles de visite encadrés permettront aux familles de garder un contact mesuré avec leurs enfants.

Entre soulagement et inquiétudes parentales

Cette initiative, bien que saluée, suscite des interrogations légitimes chez certains parents. « Il y a des enfants mineurs qui n’ont jamais quitté le foyer. Comment vont-ils s’adapter ? Qui va vraiment les encadrer ? », confie une mère. Ce témoignage rappelle que la réussite de cette opération repose aussi sur l’aspect humain, affectif et rassurant de l’encadrement.

Le message est lancé à toutes les communautés : « Si vous connaissez un élève de terminale en difficulté, informez-le. L’État est prêt à l’aider à réussir. Ce n’est pas un rêve, c’est une réalité ».

[Gabon : Recensement des déguerpis] Un climat apaisé et un appel à l’unité nationale

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En marge des opérations de recensement des populations délogées à Libreville, Gaston Midougani, président de l’ONG Éco du Gabon et conseiller au Conseil économique, social et environnemental (CESE), s’est exprimé, le samedi 14 juin, sur le bon déroulement des activités en cours sur le terrain.

Présent au cœur des opérations sur les sites concernés, Gaston Midougani a tenu à rassurer l’opinion publique et les médias sur le climat général et la collaboration entre les différentes parties concernées. « Nous avons commencé le recensement, tout se passe bien », a-t-il déclaré d’emblée, reconnaissant néanmoins que certaines difficultés et incompréhensions sont inévitables au démarrage d’un tel processus. Il a toutefois insisté sur la qualité des relations avec les populations locales : « Les populations sont empathiques, nous travaillons ensemble, dans l’harmonie », a-t-il témoigné.

Face à certaines critiques sur la manière dont les évacuations ont été menées, Mindougani appelle les concernés à faire preuve de lucidité et de responsabilité : « Ce sont des Gabonais, ils travaillent avec nous. S’il y a des voix discordantes, qu’elles ne cherchent pas à attiser inutilement les tensions. Sur le terrain, il n’y a ni bagarre ni injures. » Il souligne la présence d’ONG venues distribuer eau et nourriture, preuve selon lui d’un élan de solidarité nationale.

Se présentant comme un acteur engagé de la société civile, en sa qualité de président de la Confédération patronale de la micro-entreprise et membre du CESE, il plaide pour l’inclusion et la coopération : « Si tu es président d’un syndicat ou d’une ONG et que tu n’as pas encore été associé, viens nous rejoindre. Travaillons ensemble. Nous sommes tous Gabonais », a déclaré l’acteur de la société civile.

Dans les quinze jours à venir, les équipes espèrent clôturer le recensement et transmettre un rapport complet au Président de la République, garant de la paix et de l’unité nationale. Pour Gaston Mindougani, l’objectif est clair : reconstruire dans l’apaisement, avec tous les fils et filles du pays.

[Gabon : Déguerpissements à Libreville] La société civile à l’écoute des populations

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Face à la situation tendue née des récentes opérations de déguerpissement dans plusieurs quartiers de Libreville, une mission de médiation menée par la société civile a été lancée le samedi 14 juin 2025, pour calmer les tensions et proposer des solutions durables.

Coordonnée par Georges Mpaga, cette initiative s’appuie sur la répartition de cinq groupes de travail sur les différents sites affectés. Ces groupes travaillent en étroite collaboration avec les collectifs citoyens représentant les populations sinistrées, dans un esprit d’écoute et de concertation.

Depuis le début de la mission, un travail de terrain rigoureux a été entrepris, notamment par le biais d’un recensement exhaustif des foyers et familles directement impactés. Il ne s’agit pas simplement de recenser les individus, mais de collecter des données précises sur les personnes réellement touchées par les démolitions. L’objectif est de produire un rapport détaillé à soumettre au président de la République, qui a confié à la société civile la mission un rôle de facilitateur et de médiateur dans cette crise.

Selon Georges Mpaga, ce travail dépasse la simple collecte d’informations. Il s’agit d’un processus de dialogue, de sensibilisation et de pacification, indispensable pour apaiser les tensions et restaurer la confiance entre les citoyens et les autorités. Durant les quinze jours prévus pour la mission, des rencontres, des échanges communautaires et des séances de médiation seront organisés afin de trouver des issues consensuelles et respectueuses de la dignité des personnes concernées.

Enfin, le coordinateur de la mission a tenu à rappeler que cette opération ne vise pas à «casser pour casser », mais à garantir à chaque Gabonais un accès à un logement décent, conformément à la vision du chef de l’État. Il a dénoncé la désinformation, les manipulations et les discours haineux qui ont exacerbé la crise, appelant les populations à s’enregistrer massivement pour permettre à l’État de prendre des mesures concrètes et justes. L’ensemble des quartiers affectés, notamment Plaine-Orety, Bas-de-Guégué et les abords des ambassades de Chine et de Russie, sont invités à participer activement à cette opération citoyenne.