Le gouvernement gabonais et l’ONUDC ont acté, ce 20 avril à Libreville, le lancement du Programme de contrôle des conteneurs et des passagers (PCCP). Un dispositif stratégique visant à transformer les ports et aéroports du pays en remparts contre les trafics illicites.
C’est une étape décisive pour la souveraineté sécuritaire du Gabon. Hier, à Libreville, les ministres des Transports, de l’Intérieur et du Budget ont paraphé un accord de coopération avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Ce partenariat donne officiellement le coup d’envoi du PCCP, un programme de haute surveillance financé par l’organisation internationale.
Le cœur de ce dispositif repose sur l’unité par la création d’équipes mixtes de contrôle. Pour la première fois, douaniers, policiers, gendarmes et agents des Eaux et Forêts travailleront main dans la main au sein des plateformes logistiques.
Leur mission est de traquer le crime organisé sous toutes ses formes. Qu’il s’agisse de narcotrafic, de contrebande d’armes ou du commerce illégal d’espèces protégées. Ces unités spéciales sont formées pour identifier les cargaisons à haut risque sans ralentir le flux du commerce légitime.
Haute technologie et expertise locale
Le programme ne part pas de zéro. Depuis les prémices du projet en 2025, 23 agents gabonais ont déjà bénéficié d’une formation pointue en analyse de risques. Pour appuyer cette expertise humaine, les Nations unies ont doté le pays d’équipements de pointe. Parmi eux, un scanner portable révolutionnaire, capable d’identifier instantanément les essences de bois, une arme de taille contre l’exploitation forestière illégale qui pèse sur l’économie nationale.
Pour l’ONU, cet accord témoigne de la volonté du Gabon de s’attaquer frontalement aux réseaux criminels internationaux. Côté gabonais, l’enjeu est également économique. En sécurisant le port de Libreville, véritable poumon par lequel transite la quasi-totalité des échanges du pays, le gouvernement entend assainir ses recettes douanières et protéger ses ressources naturelles.
Le message envoyé aux trafiquants est désormais limpide : les frontières gabonaises deviennent une zone de haute vigilance.


