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Fête de la Libération à Makokou : ce que les populations attendent du 30 août

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À quelques heures de la troisième édition de la Fête de la Libération, l’Ogooué-Ivindo se prépare à accueillir le président Brice Clotaire Oligui Nguema dans une ferveur largement assumée. Mais derrière les drapeaux, les chants et les préparatifs, les populations ont aussi choisi de faire entendre leurs voix : elles veulent que cette fête soit plus qu’un rendez-vous solennel, un moment où leurs difficultés quotidiennes seront enfin vues, entendues et, surtout, prises en compte.

Fête de la Libération à Makokou : ce que les populations attendent du 30 août
Cyrille Olivier EHOTSH, habitant de Makokou

« Les Ogivins se préparent en conséquence pour recevoir le Président de la République et tous les membres du gouvernement. C’est vraiment un honneur. Je remercie d’abord le chef de l’État, le Président de la République, M. Brice Clotaire Oligui Nguema, pour son arrivée à Makokou.
Mon attente, c’est vraiment le chemin de fer. Le Premier Président de la République gabonaise avait pensé au chemin de fer Owendo-Bélinga. Après la mort de Léon Mba, Bongo a pris le pouvoir et a transformé le projet en ligne Owendo-Franceville. On observe et on voit tout ce qui se passe.
Makokou est en chantier. Mais pour le moment, nous souhaitons vraiment que le train arrive ici, dans l’Ogooué-Ivindo, comme l’avait souhaité Léon Mba. »

Fête de la Libération à Makokou : ce que les populations attendent du 30 août
MOAHITOAME Saturnin, professeur de français

« L’Ogooué-Ivindo est vraiment en activité. Les populations sont prêtes à accueillir le chef de l’État dans notre province, parce que c’est une première. Par conséquent, tout le monde est prêt et la mobilisation est presque totale.
L’arrivée du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, est pour moi un grand événement. C’est une première dans la province. En tant que citoyen, c’est une fierté. Qu’il passe un séjour avec nous, c’est quelque chose d’extraordinaire et nous sommes très contents. Très contents parce qu’il y a des projets. La ville est en train de se développer et c’est une grande chose pour nous, une fierté pour la province. Cependant, je pense qu’il y a beaucoup à faire dans la ville. Nous voulons surtout des établissements scolaires. Ici, dans ce quartier, nous n’avons pas d’école primaire. Nous sommes presque enclavés. Nous avons besoin d’une école à côté. Nous avons également besoin d’une amélioration de l’accès à l’eau. Nous avons aussi un problème d’électricité. Nous voulons que tout cela puisse voir le jour. »

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    Fête de la Libération à Makokou : ce que les populations attendent du 30 août
    ASSAME OBAME Bonaventure, opérateur économique à Makokou

    « Je suis ASSAME OBAME Bonaventure. Je suis installé ici depuis six ans, mais je suis originaire de Mitzic.
    Par rapport à la célébration de la Fête de la Libération, ce 30 août dans l’Ogooué-Ivindo, c’est une bonne chose. En tant qu’opérateur économique, je sais que cela va apporter un plus à notre économie et à nos chiffres d’affaires.
    En tant que citoyen, je trouve également positif que le Président ait pensé à faire revenir la fête tournante, comme cela se faisait au temps du Président Omar Bongo Ondimba. C’est une bonne chose, parce que cela permet le développement cyclique des différents coins du pays.
    Je constate qu’il y a beaucoup de petites entreprises qui s’occupent chacune de quelque chose. Les jeunes qui traînaient auparavant, je ne les vois plus, parce qu’ils sont occupés par ces petites entreprises. Donc, c’est une bonne chose.

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    Au-delà de la cérémonie, il y a déjà quelque chose que je peux considérer comme un acquis : nous avons beaucoup souffert du problème de banque. Il y a une banque qui est en construction, et je crois même que c’est déjà terminé. Pour moi, c’est une bonne chose. Nous allons pouvoir ouvrir des comptes et garder notre argent sur place.
    En tant qu’opérateur économique dans le secteur de la boisson, le problème des routes ralentit l’activité. C’est pénible de relier les différentes parties et les villages. Que l’on prenne la route qui va vers Okondja ou celle qui va vers Mékambo, c’était vraiment un enfer. Donc, nous attendons qu’après cette fête, des choses comme celles-là soient réalisées.
    Au niveau de la ville, je vous dis la vérité : cela fait deux ans que nous n’avons pas une goutte d’eau aux robinets. Deux ans sans eau. Concernant l’électricité, cela commence à s’améliorer. Il y a eu une période où c’était terrible, avec les coupures et les délestages, mais ça va déjà mieux maintenant. »

      Fête de la Libération à Makokou : ce que les populations attendent du 30 août
      Nkele Jean-Baptiste, personne en situation de handicap

      « Je suis une personne en situation de vulnérabilité. Je suis aveugle. Premièrement, nous félicitons l’œuvre du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Beaucoup de félicitations.
      Par rapport à nos attentes, nous sommes des débrouillards. Alors, il faut qu’il y ait un regard sur les personnes qui se débrouillent. Il y a toute une multiplicité de faits de société que nous vivons ici à Makokou. Je ne sais pas si réellement le service social est suffisamment soutenu par Monsieur le Président de la République, parce que nous sommes dépourvus d’aide sociale. Avec une aide de 75 000 francs CFA par an, cela montre à suffisance qu’il y a beaucoup de manquements au niveau de cette structure.
      Monsieur le Président de la République, nous vous demandons de ramener cet acquis dans les normes. Les propositions ont été faites à ce sujet. L’homme en situation de vulnérabilité doit recevoir une aide au moins tous les trois mois. Cela pourrait être plus suffisant. Celui qui a une famille nombreuse, comme moi, a besoin de cette aide. Je suis père de huit enfants et je suis aveugle.

      Je passe mon temps à casser du gravier et des cailloux, de peur de tomber dans la mendicité à cause de ma situation. J’ai un site où je casse du gravier et je le vends en sacs.
      Face à cette insuffisance qui s’aggrave, je demande au Président de la République si une aide peut m’être accordée. J’aurais besoin d’un soutien pour pouvoir continuer mon travail. J’ai besoin de marteaux. Je casse le gravier le plus souvent à la main. J’ai du mal, mais je suis contraint de nourrir mes enfants avec mon marteau.
      Beaucoup de félicitations à Monsieur le Président de la République. Qu’il soit le bienvenu, que le chef de l’État soit le bienvenu en terre ogivine. Beaucoup de félicitations.
      Je suis également contraint de parler d’une situation qui concerne actuellement la santé, c’est-à-dire l’hôpital. Nous sommes confrontés à des difficultés au niveau de cette structure de l’État.
      Nous sommes persuadés que l’ambulance dont disposent les services de santé de Makokou nécessite, pour se déplacer, que le carburant soit payé. Chose qui est impossible pour nous, les personnes en situation de handicap que nous sommes. Est-ce qu’on peut louer une ambulance dans ces conditions ? La détresse nous arrive de façon brusque.

      Quand vous êtes malade, la maladie ne vous avertit pas. Mais, dans ce cas, l’ambulance serait louée entre 250 000 et 300 000 francs CFA. Mais nous, les personnes en situation de handicap, comment pouvons-nous faire ? Pendant que nous percevons une aide de 75 000 francs CFA une fois par an, c’est impossible. Monsieur le Président de la République, veillez sur cette situation. Nous vous demandons d’essayer de voir notre situation face à la santé, parce que nous sommes des personnes vulnérables.
      Nous ne pouvons pas louer une ambulance. C’est impossible. Monsieur le Président de la République, je réitère ma demande : faites un effort pour nous venir en aide face à cette situation.
      Nous, les personnes en situation de handicap, nous sommes dans l’impossibilité de louer une ambulance. Car la mort est proche de nous. Face aux moyens dont nous disposons, nous n’avons pas les moyens.
      Je suis casseur de cailloux. Je casse les cailloux non loin du pont de l’Ivindo et je les revends. Je fais ce travail depuis au moins quinze ans. J’ai moi-même 65 ans. »

      Fête de la Libération à Makokou : ce que les populations attendent du 30 août
      LOUIS CHARLES DICKONG ENDAMA BITHEGHE, habitant de Makokou

      « Sincèrement, les préparatifs de la fête du 30 août s’annoncent à merveille dans le pays. Les travaux avancent, sauf que nous nous posons une question : est-ce que réellement les travaux vont se terminer à temps ?
      En général, nous sommes très heureux de recevoir la fête du 30 août, pour la Fête de la Libération.
      Au-delà de la fête, nous savons qu’il y a beaucoup de soucis, d’attentes et de besoins. Nous attendons surtout des améliorations. Il y a beaucoup de choses à faire.
      Nous sommes particulièrement inquiets concernant les travaux. Au niveau de la route, par exemple, on se demande si la route Makokou-Ovan sera réellement terminée ou si, après les fêtes, tout va s’arrêter.
      Mais sinon, nous sommes contents de voir tous ces travaux. Cela nous réjouit.

      Concernant les besoins de Makokou, surtout pour la majorité des jeunes avec qui nous parlons, nous nous demandons s’il ne serait pas possible d’avoir, par exemple, un lycée technique. Tout le monde ne va pas suivre l’enseignement général.
      Ici, nous voyons arriver des travaux, mais la majorité des personnes qui travaillent sont des techniciens et des exploitants. Si nous avions déjà un lycée technique, cela pourrait nous permettre de construire nous-mêmes notre ville. C’est cela aussi, être des bâtisseurs.
      Nous-mêmes, nous voulons être les bâtisseurs de notre pays. Donc, il faut avoir un lycée technique ici. C’est vraiment l’une des attentes des jeunes. »

      Fête de la Libération à Makokou : ce que les populations attendent du 30 août
      BENGA SIMPLICE

      « L’arrivée du Président le 30 août à Makokou est un événement heureux pour nous. Nous lui réservons un accueil éclatant. Mais aidez aussi les orphelins, parce que je n’ai ni père ni mère. Je veux construire chez moi, parce que j’ai deux garçons et une fille.
      J’habite le quartier Zoatab. Il y a des problèmes d’eau et d’électricité. Nous attendons le Président pour régler nos problèmes. Il a pris le pouvoir, il est Président, donc il doit régler nos problèmes. »

        Fête de la Libération à Makokou : ce que les populations attendent du 30 août
        NKOMBINONGONI STELLOF, canton Iyeze, village Mbondo, district de Mvadi

        « Nous sommes heureux de recevoir le Président de la République ici, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, précisément à Makokou. Tout le canton Iyeze sera présent à Makokou pour recevoir le Président.
        Vu les efforts qu’il est en train de faire pour le bien-être du pays, et plus particulièrement pour la province de l’Ogooué-Ivindo, toute la population du district de Mvadi sera présente à Makokou pour l’accueil du Président Brice Clotaire Oligui Nguema.
        Pour son arrivée, nous sommes heureux. Depuis son arrivée à la tête du pays, il a beaucoup fait pour notre province. Nous avons eu la visite de plusieurs membres du gouvernement, dont la Présidente du Sénat, le ministre de l’Énergie et le ministre de la Communication, qui est même fils du district de Mvadi.
        Il y a aussi le développement de la ville de Makokou, qui est en pleine mutation. Du jamais-vu dans la province.
        Nous attendons donc le Président avec une joie immense. »

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