À trois jours de la 3e édition de la Fête de la Libération, Makokou vibre déjà au rythme des préparatifs. Ce 27 août, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema va fouler le sol de la capitale de l’Ogooué-Ivindo, en amont des festivités prévues le 30 août. Mais derrière l’euphorie populaire, une réalité moins reluisante s’impose : celle d’une ville étranglée par ses routes et son manque criant de transports en commun.
Depuis plusieurs jours, les rues de Makokou sont le théâtre d’embouteillages monstres. Il y a quelques jours encore, le pont de l’Ivindo, unique voie reliant le centre-ville au quartier Zoatab, a été totalement paralysé pendant des heures, immobilisant véhicules particuliers, taxis et camions.
À cette congestion s’ajoute la faiblesse chronique de l’offre de transport. Sur le terrain, le constat est sans appel : Makokou ne compte qu’une poignée de taxis officiels et quelques « clandos », dont l’état et les conditions d’hygiène laissent largement à désirer. Avec l’arrivée des délégations venues de Libreville et l’afflux de populations de tout l’Ogooué-Ivindo, sur des routes déjà étroites, se déplacer relève désormais du parcours du combattant.

C’est l’occasion d’interpeller le gouvernement sur l’envoi à Makokou des bus de la Compagnie Nationale de Transport (CNT), dont le lancement officiel est attendu pour septembre. En attendant, la marche reste souvent la seule alternative viable, alors que, selon nos sources, le prix de la course en taxi aurait tout simplement doublé ces derniers jours.

Entre ferveur nationale et galère quotidienne, Makokou espère que la fête de la Libération laissera aussi derrière elle des solutions durables pour ses habitants.












