Reçu en audience le lundi 5 janvier par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le nouveau Bureau du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), conduit par son président Guy Bertrand Mapangou, a officiellement pris langue avec le chef de l’État, quelques jours après son installation. À cette occasion, le président du CESEC a annoncé faire du dialogue social, de la concertation avec les partenaires syndicaux et de la médiation dans les administrations les principaux axes de son action.
Au sortir de l’audience, Guy Bertrand Mapangou a fixé les priorités de son mandat. Au premier rang : la restauration d’un climat social apaisé. Face aux tensions récurrentes observées dans plusieurs administrations et au sein du mouvement syndical, le CESEC entend jouer un rôle actif de médiation. « Tout ce qu’on entend comme soubresauts dans le monde social et syndical doit pouvoir s’atténuer par le dialogue et la concertation », a-t-il déclaré, se présentant comme un conseiller à la disposition du gouvernement et un acteur du dialogue social.

Le président du CESEC a également souligné l’importance des questions culturelles, appelées selon lui à renforcer l’identité nationale et le lien aux traditions, aux côtés des enjeux économiques et sociaux jugés prioritaires dans le contexte actuel.
Cette audience, conforme aux usages républicains, a permis au Chef de l’État d’exhorter les membres du CESEC à la rigueur et au sens de l’intérêt général. Le Conseil est ainsi attendu sur sa capacité à anticiper les crispations sociales, à formuler des avis utiles et à accompagner l’action publique dans une phase où la stabilité sociale demeure un enjeu central.
Avec l’entrée en fonction du CESEC, le dispositif institutionnel issu de la nouvelle Constitution est désormais complet. Reste à voir si cette instance saura peser concrètement sur les décisions et contribuer, au-delà des intentions, à apaiser un climat social encore fragile.
