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Gabon : Mark Alexandre Ndoumba veut insuffler un nouvel élan au secteur numérique

Dans le cadre du renforcement de l’écosystème numérique national, le ministre de l’Économie numérique, de la digitalisation et de l’innovation a convoqué une importante séance de travail, le lundi 2 juin dernier, qui a rassemblé les représentants des principaux organes et entreprises du secteur, à savoir l’ARCEP, l’ANINF, Airtel Gabon, Moov Africa Gabon Telecom et GVA

Ce conclave technique avait pour but de faire un état des lieux du secteur numérique au Gabon et à cerner les défis majeurs à relever pour garantir une transformation digitale durable et inclusive. À l’issue des échanges, Mark Alexandre Ndoumba a livré plusieurs recommandations structurantes, traduisant la volonté du gouvernement de faire du numérique un levier central du développement national.

Une feuille de route ambitieuse pour accélérer la digitalisation

Au cœur des orientations dévoilées figure l’objectif de faire progresser la contribution du numérique au produit intérieur brut, en portant sa part de 5 % à 8 %, avec pour perspective d’atteindre le seuil international de 15 % à moyen terme. Le ministre a également mis l’accent sur la mutualisation des infrastructures, en incitant les opérateurs à nouer des partenariats stratégiques afin d’optimiser les ressources et d’étendre la couverture réseau.

Autre priorité : l’amélioration tangible de la qualité de service, qui doit s’appuyer sur des investissements structurants, durables et intelligemment orientés. Le ministre a aussi souligné l’urgence de garantir un accès équitable à Internet sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones les plus isolées. Enfin, il a insisté sur la nécessité de renforcer la communication avec les usagers, afin de bâtir une relation de confiance fondée sur la transparence et la redevabilité.

Des disparités numériques encore trop marquées

Si le Gabon figure officiellement aujourd’hui parmi les pays les mieux connectés d’Afrique centrale, la réalité reste contrastée sur le terrain. De nombreuses localités, notamment les rurales, demeurent en marge du progrès numérique. Certaines zones sont ainsi totalement coupées du monde, faute de couverture réseau, exposant leurs populations à une forme d’exclusion digitale inquiétante.

C’est le cas, par exemple, de l’axe Lastrouville (Ogooué-Lolo) – La Lopé (Ogooué-Ivindo), un trajet de plus de 10 heures qui traverse la dense forêt des Abeilles, sans le moindre accès à Internet ni réseau mobile. Les usagers de cette route nationale, qu’ils soient routiers ou voyageurs occasionnels, se retrouvent plongés dans un isolement numérique absolu, sans possibilité de passer un appel ou de demander de l’aide en cas d’incidents.

Ce constat met en évidence l’urgence de déployer des infrastructures de connectivité dans les zones enclavées. L’installation d’antennes relais dans ces régions reculées ne constitue plus une option, mais bien une nécessité impérieuse pour garantir à tous les Gabonais un accès équitable aux services numériques. Ce désenclavement technologique est désormais au cœur des enjeux de développement territorial, de sécurité des populations et de cohésion nationale.

Gabon : Les délestages à répétition seraient-ils un acte de sabotage contre le premier gouvernement de la Cinquième République ?

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Depuis plusieurs jours, les habitants du Grand Libreville et certaines localités de l’intérieur du pays vivent au rythme des coupures d’électricité intempestives. Ce phénomène, loin d’être anodin, réveille de douloureux souvenirs, notamment ceux de la crise énergétique qui avait paralysé la capitale entre janvier et mars 2025. Alors que les Gabonais espéraient tourner cette page sombre, les récents délestages semblent replonger le pays dans l’incertitude.

À en croire le premier communiqué publié par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), il s’agirait initialement d’un incident technique ponctuel. Pourtant, de nouvelles précisions laissent entrevoir une réalité plus complexe. Plusieurs câbles reliant le navire générateur Karpowership, pierre angulaire du dispositif d’alimentation de Libreville, auraient été gravement endommagés, nécessitant des travaux de réparation d’envergure.

Pour tenter d’atténuer les effets dommageables de cette situation, la SEEG a mis en place un programme de délestage sectorisé, censé équilibrer la distribution d’énergie entre les différents quartiers. Un soulagement modeste pour des populations épuisées.

Le spectre du sabotage plane

Mais un fait intrigue particulièrement les autorités : la recrudescence des délestages est survenue à la veille de la levée de l’administration provisoire de la SEEG. Une coïncidence troublante. Le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, n’écarte pas la piste d’un sabotage : ⁠« Un faisceau d’éléments techniques et la concordance des événements avec la fin de l’administration provisoire nous amènent à diligenter une enquête rigoureuse. Les responsables devront être identifiés, interpellés et traduits devant les juridictions compétentes », a déclaré le membre du gouvernement.

Des appels à la démission jugés inopportuns

Face à cette crise, certaines voix s’élèvent pour exiger des démissions au sein du gouvernement. Une posture jugée contre-productive par nombre d’observateurs. Car le problème énergétique au Gabon ne date ni de la Transition, ni de la naissance de la Cinquième République incarnée par l’élection du Président Brice Clotaire Oligui Nguema. Encore moins du nouveau gouvernement coordonné par le Vice-président de l’Exécutif, Alexandre Barro Chambrier.

Ce dérèglement chronique est le fruit de plusieurs années de mauvaise gestion, d’investissements hasardeux et d’un désengagement étatique sous le régime déchu le 30 août 2023. Le gouvernement actuel, héritier d’un système déliquescent, s’efforce de remettre sur pied des infrastructures énergétiques laissées à l’abandon.

Au lieu de se livrer à des procès d’intention, l’heure est à la solidarité et à la responsabilité. Les autorités de la République, désormais légitimées par les urnes, appellent à la patience et à l’unité nationale. Brice Clotaire Oligui Nguema et Alexandre Barro Chambrier sont à pied d’œuvre pour rétablir durablement l’approvisionnement en électricité et sortir le pays de cette spirale de pénurie énergétique.

Gabon : Des prières de bénédiction pour les candidats aux examens de fin d’année scolaire

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Libreville, 3 juin 2025 – À l’approche des examens de fin d’année, les communautés religieuses ont lancé un élan de soutien spirituel en faveur des élèves. Le 5 juin prochain, des milliers d’enfants ouvriront le bal avec le Certificat d’études primaires (CEP), marquant le début du calendrier national des examens.

Dans ce contexte, plusieurs églises à travers le pays, ont organisé durant le week-end dernier, des offices spéciaux de prière et de bénédiction à l’intention non seulement des candidats au CEP, mais aussi de tous les élèves qui se préparent aux différentes épreuves nationales, notamment ceux du BEPC et du Baccalauréat.

Parmi les nombreuses célébrations, celle tenue dimanche 1er juin à l’Église catholique Cœur Immaculé de Marie a particulièrement marqué les fidèles. Au cours de cette messe, le célébrant, l’abbé Rosel Kouka Malela a tenu à rappeler le sens profond de cette démarche spirituelle : « Cette bénédiction n’est pas un signe de réussite assurée, mais un accompagnement dans le travail pour obtenir de bons résultats », a-t-il précisé face une assemblée attentive.

Cette initiative, portée aussi bien par les Églises catholiques, protestantes qu’évangéliques, vise à renforcer la confiance en soi des élèves, tout en les incitant à faire preuve de rigueur, de persévérance et de foi.

Pour de nombreux fidèles, il s’agit d’un soutien moral essentiel, dans une période souvent synonyme de pression et d’anxiété pour les jeunes apprenants. « Cela rappelle à l’enfant qu’il n’est pas seul, qu’il est entouré et soutenu. C’est une belle manière d’unir foi et effort », soulignent plusieurs parents. Une initiative qui complète moralement les efforts du système éducatif.

Gabon : la première édition des Olympiades de l’Education nationale, une réussite éclatante pour la jeunesse

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Libreville, 2 juin 2025 – C’est dans une atmosphère vibrante et festive que s’est tenue au Palais des Sports la toute première édition des Olympiades de l’Éducation nationale. Cet événement inédit a rassemblé élèves, enseignants, parents et autorités autour d’un objectif commun : promouvoir l’excellence scolaire, la culture et l’engagement des jeunes Gabonais.

Sous le haut marrainage de la Première Dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, cette journée a été marquée par des moments forts, notamment : une interprétation émouvante de l’hymne national dans plusieurs langues gabonaises, des discours porteurs d’espoir, et des prestations artistiques mêlant danses traditionnelles et modernes.

La jeunesse à l’honneur

Dès l’ouverture, trois prises de parole majeures ont donné le ton : celle de Mbandinga Ducoure Aïchetou, élève du Lycée général Boulingui, symbole de l’engagement des jeunes ; celle de Camélia Ntoutoume-Leclercq, ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale, qui a souligné l’importance de l’excellence éducative et enfin l’allocution inspirante de la Première Dame.

Gabon : la première édition des Olympiades de l'Education nationale, une réussite éclatante pour la jeunesse

Dans son intervention, Zita Oligui Nguema a salué le mérite et le travail des élèves. « Vous êtes la fierté de notre pays et la garantie d’un avenir prometteur. », a-t-elle déclaré. Avant d’encourager la communauté éducative à poursuivre sa mission avec détermination, malgré les défis à surmonter. La Première dame a surtout lancé un appel aux partenaires techniques et financiers pour soutenir davantage l’éducation. Elle a également insisté sur la nécessité de renforcer les infrastructures scolaires, de former les enseignants et de promouvoir l’innovation pédagogique et, pour finir, elle a adressé un message fort à la jeunesse : « Rejetez la violence sous toutes ses formes, éloignez-vous des substances illicites, et faites des choix responsables. »

Gabon : la première édition des Olympiades de l'Education nationale, une réussite éclatante pour la jeunesse

Des talents multiples récompensés

Point d’orgue de la journée : la remise des prix aux lauréats, par province. Trophées, distinctions et cadeaux ont été distribués aux meilleurs élèves (issus parfois de milieux modestes) en reconnaissance de leur persévérance et de leur engagement. Parmi les distinctions phares figuraient notamment les trophées : concours Éduquer Linda, Miss Sciences, le Concours national de dictée, les As des matières, Festi School et Héritiers de notre culture.

Autre moment fort : l’annonce officielle du paiement imminent des bourses d’études, un geste fort de l’État pour soutenir ces jeunes talents et lutter contre le décrochage scolaire.

Un rendez-vous appelé à durer

Tout au long de la journée, des animations tradi-modernes ont illustré la richesse culturelle du Gabon, entre chants, danses et démonstrations artistiques.

Gabon : la première édition des Olympiades de l'Education nationale, une réussite éclatante pour la jeunesse

La Première dame a exprimé le vœu que ces Olympiades deviennent un rendez-vous annuel incontournable, une tradition qui célèbre l’excellence, la créativité et l’engagement des jeunes Gabonais. Avec ces Olympiades, le Gabon ouvre une nouvelle page de son histoire éducative, en valorisant l’effort, le mérite et la diversité culturelle comme moteurs du progrès. Une belle promesse pour l’avenir.

« Vive l’école gabonaise ! Vive la jeunesse gabonaise ! », a été le clap de fin de cette belle solennité.

Côte d’Ivoire : Décès de Zoumana Bakayoko, frère cadet de Hamed Bakayoko

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L’homme d’affaires et député de Séguéla s’est éteint, le 1er juin à l’âge de 62 ans. Il incarnait la continuité politique de son illustre aîné, disparu en 2021.

Zoumana Bakayoko, frère cadet de l’ancien Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko (Hambak, pour ses partisans), est décédé ce samedi 1er juin à Abidjan, dans une clinique privée, des suites d’une longue maladie. Âgé de 62 ans, cet entrepreneur influent, reconverti en politique, occupait depuis 2021, à l’assemblée nationale, le siège de la circonscription de Séguéla, bastion familial et fief électoral de son défunt frère.

Depuis plusieurs mois, son état de santé préoccupant l’avait contraint à se retirer progressivement de la scène publique. Ses apparitions étaient devenues sporadiques, même dans les cercles politiques, qu’il continuait de fréquenter avec discrétion. Partagé entre sa résidence secondaire d’Assinie, station balnéaire prisée du sud-est, et son domicile situé dans le quartier huppé des Deux Plateaux à Abidjan, Zoumana Bakayoko préparait encore récemment un déplacement en Afrique du Sud, pays dans lequel il entretenait de solides connexions, notamment dans le secteur médical, dans l’espoir d’y poursuivre son traitement.

Elu en 2021 sous les couleurs du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), le parti au pouvoir, il s’était donné pour mission de faire perdurer l’engagement politique de son frère Hamed, figure emblématique du paysage ivoirien, disparu en mars 2021 alors qu’il occupait la primature.

Le décès de Zoumana Bakayoko marque une nouvelle perte pour la famille Bakayoko, mais aussi pour la région du Worodougou, dont il demeurait l’un des notables les plus respectés. De nombreuses voix se sont d’ores et déjà élevées pour saluer la mémoire d’un homme discret, loyal et engagé au service de sa communauté.

Mali : Les FAMa déjouent des attaques terroristes à Tombouctou et un couvre-feu ajusté dans la région

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Les Forces armées maliennes ont déjoué deux tentatives majeures d’infiltration terroriste, le lundi 2 juin 2025, ciblant le camp Fort Cheick Sidi Békaye et l’aéroport de Tombouctou. Ces attaques, survenues vers 10 heures, ont été rapidement repoussées grâce à la réaction prompte des soldats.

Selon l’Etat-major général des armées, le bilan provisoire fait état de 14 terroristes neutralisés et 31 présumés terroristes interpellés. Les opérations ont également permis la récupération de plusieurs armes, de véhicules et d’effets divers. L’Etat-major a salué la bravoure et la pugnacité des hommes en poste au camp Fort Cheick Sidi Békaye, soulignant leur rôle crucial face aux menaces terroristes.

Suite à ces événements, le gouverneur de la Région de Tombouctou a annoncé une modification de l’horaire du couvre-feu en vigueur. Par décision du 2 juin 2025, l’horaire du couvre-feu, précédemment prorogé, est désormais ramené de 21 heures à 06 heures du matin. Cette décision abroge toutes dispositions antérieures contraires, y compris la celle du 29 février 2024.

Le gouvernorat a précisé que cette mesure a été prise pour des raisons de « nécessités » et s’inscrit dans le cadre des efforts continus pour assurer la sécurité et la stabilité de la région, en s’appuyant sur diverses lois et décrets régissant l’état d’urgence et l’organisation administrative du territoire malien. A rappeler que le dimanche 1er juin le camp militaire de Boulkessi dans la région de Douentza a aussi connu une attaque des groupes armés terroristes.

Les autorités maliennes réaffirment leur engagement à lutter contre le terrorisme et à protéger les populations, sous la devise.

Gabon-Fonction publique : Les enseignants stagiaires de l’enseignement protestant réclament des actes et non des promesses

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Libreville, 3 juin — Après des années de silence institutionnel et d’attente interminable, les enseignants stagiaires ont décidé de hausser le ton. Réunis en conférence de presse le vendredi 31 mai, ils ont appelé les autorités de la Cinquième République à sortir de l’ambiguïté et à clarifier enfin leur statut administratif, rapporte l’Agence gabonaise de presse.

Depuis 2019, ces professionnels de l’éducation dénoncent l’absence de reconnaissance officielle de leur statut. Malgré une première mobilisation, cette année, suivie d’une relance du dossier en 2020 par la coalition syndicale SENA/CONASYSED, la situation demeure figée. Une commission bipartite avait pourtant été mise en place pour examiner leurs dossiers. Mais après deux années d’inactivité, les travaux n’ont réellement repris qu’à la suite du changement de régime du 30 août 2023.

C’est donc en novembre 2023 que la commission a enfin achevé l’étude des dossiers. Pourtant, depuis lors, les enseignants disent se heurter à une inertie administrative persistante, malgré des avancées politiques importantes. Le président de la Conférence épiscopale du Gabon a d’ailleurs interpellé le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui venait tout juste d’accorder 1 000 postes budgétaires au secteur de l’enseignement. « Nos dossiers ont été transmis à la Fonction publique, en 2024, pour traitement. Mais à ce jour, aucune avancée concrète n’est observée », a déploré Duphy Minto’o Ella, secrétaire général du collectif des enseignants stagiaires de l’enseignement privé protestant.

Face à cette situation qu’ils jugent injustifiable, les enseignants concernés exhortent le ministère de la Fonction publique à sortir de son mutisme et à passer à l’action. Ils réclament des décisions claires et rapides, en phase avec la volonté du président de la République de restaurer la dignité des travailleurs gabonais.

Gabon : Oligui Nguema à Cocobeach, entre promesses tenues et renaissance territoriale

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En visite ce lundi à Cocobeach, chef-lieu du département de la Noya, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé à une inspection de plusieurs chantiers en cours, illustrant sa volonté d’ancrer le développement dans toutes les régions, y compris celles longtemps laissées en marge de la modernité.

Accompagné de plusieurs membres du gouvernement, le chef de l’État était sur les principaux sites en transformation : réhabilitation des voiries urbaines, édification du futur État-major de la Marine nationale, modernisation du Centre d’appui à la pêche artisanale (CAPAC) et mise en service récente d’une station-service attendue depuis un demi-siècle.

Un souffle nouveau après un demi-siècle d’attente

Symbole fort de cette renaissance : la station-service, opérationnelle depuis le 12 mai 2025. Véritable avancée pour les habitants, elle met un terme aux longues années de pénuries en carburant, qui paralysaient tant les déplacements que les activités économiques. Les prix y sont désormais régulés, redonnant un semblant de stabilité aux usagers et aux opérateurs locaux.

Les travaux routiers, quant à eux, visent à désenclaver totalement la ville. Ils incluent la construction de 13 ponts, la pose de 3 000 mètres de canalisations, ainsi que l’aménagement de plusieurs espaces de stationnement. Autant d’infrastructures destinées à rehausser le niveau de vie des populations et à reconnecter Cocobeach au reste du pays.

Autre projet structurant visité, celui de la future boulangerie municipale. Plus qu’un simple fournil, il s’agira d’un pôle de production à vocation sociale, intégrant également un espace vert et une aire de jeux pour les enfants. Des initiatives destinées à améliorer le cadre de vie des habitants tout en soutenant l’autonomie alimentaire locale.

Gabon : Oligui Nguema à Cocobeach, entre promesses tenues et renaissance territoriale

Une localité qui amorce sa métamorphose

Depuis les lendemains de l’indépendance, Cocobeach, pourtant localité d’une importance stratégique, frontalière et riche en potentiel économique, a été reléguée dans l’oubli institutionnel. Délaissée pendant des décennies, cette zone cruciale du nord-ouest du Gabon a souffert d’un abandon quasi-systématique des politiques publiques, comme si son destin n’avait jamais compté dans les grands schémas de développement national..

Cette visite présidentielle marque ainsi un tournant décisif pour cette ville-frontière, appelée à devenir un pôle de développement, un maillon fort de la chaîne économique gabonaise et un symbole de réconciliation entre l’État et ses territoires oubliés.

Gabon : Les « rois du transport » ou les « champions de l’irrespect » ?

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Dans tous les pays, le taxi est un moyen de transport indispensable, utilisé tant pour des déplacements personnels que professionnels. Au Gabon, comme ailleurs, le service rendu repose sur un échange monétaire et sur un principe fondamental : le respect du client.

Pourtant, ce dernier principe semble de plus en plus oublié sur les routes de Libreville et des autres grandes villes du pays, où les comportements des chauffeurs de taxi, notamment des « clandomans » (conducteurs de taxis non officiels opérant sur des trajets spécifiques), sont régulièrement pointés du doigt pour leur impolitesse et leur manque de considération pour les usagers.

Un service devenu un parcours d’obstacles un slogan

« Le client est roi », dit-on trivialement. Au Gabon, cette formule résonne davantage comme un vœu pieux, loin de la réalité vécue. Combien d’usagers n’ont-ils pas été confrontés à des chauffeurs refusant de rendre la monnaie, sous prétexte qu’ils n’en ont pas ou rejetant toute proposition qui ne correspond pas à leur propre convenance ? Nathalie Nguema, une usagère régulière des taxis clandos, raconte une expérience édifiante : « Un jour, dans un clando, une passagère n’avait pas de pièces. J’ai voulu l’aider en proposant de payer nos deux places, mais le chauffeur a refusé catégoriquement, affirmant que c’était son taxi et qu’il décidait qui pouvait monter ou non. Face à cette attitude absurde, je suis descendue et j’ai pris un autre taxi qui, lui, a accepté ma proposition. » Ce type de comportement, malheureusement assez fréquent, illustre une forme d’arrogance croissante chez certains conducteurs qui semblent oublier qu’ils ont avant tout une mission de service public. Les témoignages sont légion : des refus systématiques sans explication, ou même, pire encore, des silences méprisants lorsque des clients proposent une destination ou coût qui ne correspond pas exactement aux attentes du chauffeur.

Des tarifs fluctuants selon l’humeur… et l’heure

Autre problème récurrent : la fixation arbitraire des tarifs. Si la hausse des prix durant la crise du Covid-19 pouvait se comprendre dans un contexte de force majeure, il est surprenant de constater que certaines augmentations, censées être temporaires, sont devenues la nouvelle norme. Par exemple, sur l’axe Rond-point–Bambouchine, dans le sixième arrondissement de la commune de Libreville, le tarif qui était passé à 300 FCFA en pleine pandémie reste inchangé, alors même que la situation sanitaire est revenue à la normale. Mieux encore : après 21h, de nombreux clandomans appliquent une nouvelle majoration, en doublant le tarif sans justification claire. Car, selon certains, « c’est comme ça ! », si ce n’est une pratique imposée de manière tacite.

Cette fluctuation des prix, souvent annoncée à la dernière minute, est source de tensions. Le 31 mai dernier, une scène surréaliste s’est produite lorsqu’une cliente a refusé de payer un tarif supérieur à l’habituel 300 FCFA. Le chauffeur, furieux, s’est emporté : il a crié sur la passagère, claqué sa portière avec fracas et insulté copieusement les autres clients, y compris des personnes âgées, sans le moindre respect. Un comportement déplorable qui scandalise et qui alimente le ressentiment des usagers.

Dans un pays où le coût de vie est de plus en plus élevé, chaque franc compte et la moindre pièce ont de la valeur. Les usagers, contraints d’emprunter ces clandos au quotidien, espèrent un encadrement plus strict de ce secteur informel, où le sentiment d’impunité semble régner. Il est temps que ces chauffeurs comprennent qu’ils ne sont pas dans un espace privé ou un territoire acquis, mais dans un cadre professionnel où le respect du client est une exigence fondamentale.

Si travailler dans l’informel donne parfois des ailes, il ne devrait en aucun cas être une licence d’irrespect. Il appartient aux autorités compétentes d’encadrer davantage ce secteur, d’imposer des règles claires, et de sensibiliser ces « rois du transport » afin qu’ils se comportent en véritables professionnels du secteur. Car après tout, le transport public est un maillon essentiel de la vie quotidienne des citoyens. Ceux qui le pratiquent devraient s’en souvenir.

Gabon : Semaine de la cuisine turque, immersion culinaire au Centre Basile Ondimba

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Le vendredi 30 mai 2025, le Centre de formation professionnelle Basile Ondimba a accueilli une cérémonie haute en saveurs dans le cadre de la Semaine culinaire turque. L’événement a été par la présence de la ministre d’État, chargée de la Formation Professionnelle et de Can İncesu, ambassadeur de la République de Türkiye au Gabon.

Organisé sous forme d’atelier pratique, cet événement a offert à une trentaine de jeunes stagiaires, issus des centres de formation professionnelle du Gabon, l’opportunité d’explorer l’univers raffiné de la gastronomie turque. À travers la découverte de plats emblématiques et de techniques culinaires traditionnelles, cette initiative visait à stimuler la curiosité professionnelle des apprenants tout en renforçant les liens entre le Gabon et la Türkiye.

Fruit d’un partenariat entre le ministère gabonais de la Formation professionnelle et l’ambassade de Türkiye, cette action s’inscrit dans une volonté partagée de promouvoir le dialogue interculturel et de valoriser l’apprentissage par l’excellence.

Les meilleurs stagiaires seront distingués lors de la cérémonie des Olympiades de la formation professionnelle, prévue ce lundi 2 juin 2025. Une reconnaissance méritée de leur engagement et de leur talent.

Gabon : Semaine de la cuisine turque, immersion culinaire au Centre Basile Ondimba

Il faut rappeler que la Semaine de la cuisine turque, célébrée chaque année, du 21 au 27 mai à travers le monde, met en lumière la richesse et la diversité du patrimoine culinaire de la Türkiye. Initiée par le ministère turc de la Culture et du Tourisme, elle constitue un levier stratégique de la diplomatie culturelle turque. En valorisant des recettes transmises de génération en génération, cet événement vise à renforcer l’image de la Türkiye comme destination gastronomique incontournable, tout en créant des ponts entre les cultures. Le Gabon, en y prenant part, illustre son ouverture à la coopération internationale dans le domaine de la formation professionnelle et de la culture.