Le paroxysme du cynisme et la cabale des services
Pour achever de briser son adjoint, Obame Etoughé a multiplié les actes arbitraires : dissimulation d’arrêtés de nomination, refus de verser les soldes et rétention des primes d’astreintes pour ceux qui effectuaient le travail réel. Le cynisme a atteint son apogée lorsque, avance une source proche du dossier, acculé par les preuves de sa propre chute, le système a actionné les services de renseignements pour fabriquer des accusations grotesques contre Emmanuel Berre.
Emmanuel Berre : le technicien face au mur du clan
Malgré ce sabotage permanent et l’absence systématique du maire aux réunions du Comité de Pilotage (COPIL), l’équipe de Berre a maintenu le lien avec les experts de l’ANINF et du ministère des Finances. Ce bras de fer politique a finalement conduit à un séisme institutionnel : le 23 avril 2026, Pierre Matthieu Obame Etoughé a été contraint à la démission. Depuis le 24 avril, c’est Eugène Mba qui reprend les rênes avec une mission claire fixée par le chef de l’État : transformer Libreville et, enfin, faire de la digitalisation une réalité
On a alors tenté de faire croire que Berre et un influent membre de l’UDG cherchaient à déstabiliser les institutions et à s’approprier l’UDB grâce aux fonds de la mairie. Un scénario rocambolesque et sans fondement. Malheureusement, c’est ainsi que le piège s’est refermé : en intoxiquant le président de la République avec de faux renseignements, les comploteurs l’ont poussé à frapper une cible innocente.
L’UDB face au mur de la vérité
Refusant de porter le chapeau de la trahison, Emmanuel Berre a réuni les notables et les autorités de l’UDB pour prouver son innocence. Les preuves accablent ses accusateurs : il est la victime d’une cabale orchestrée par des fossoyeurs de la République, plus soucieux de leurs intérêts personnels que du développement du Gabon.
Au sortir du conclave de la Sablière, une question demeure : qu’est-ce qui changera réellement à l’Hôtel de Ville ? Avec une tutelle ministérielle tenue par Adrien Nguema Mba, lui-même ancien maire de Libreville, et l’installation d’un nouveau maire, Eugène Mba, coopté sur la base de calomnies, l’espoir est mince. Cette mascarade ne semble avoir qu’un objectif : maintenir la mairie sous influence pour en faire un « tuyau d’arrosage politique ». Un spectacle désolant pour ceux qui aspirent à un Gabon digne d’envie.

