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Gabon : La Journée nationale du drapeau célébrée pour la préservation de l’identité et l’unité nationale

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Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé hier, sur l’esplanade du palais présidentiel, la 17e édition de la Journée nationale du drapeau (JND). Marquée par un protocole hautement républicain, cette cérémonie solennelle a acté la refondation des valeurs patriotiques et le retour au premier plan de l’identité gabonaise. Lors de sa prise de parole, le ministre de la Culture, des Arts et de la Vie associative, Paul Ulrich Kessany, a délivré un plaidoyer vigoureux sur la charge souverainiste et l’impératif de cohésion nationale qui incombent à cette célébration.

Au cours de son intervention, Paul Ulrich Kessany a ravivé la mémoire collective en rappelant la date charnière du 9 août 1960. Ce jour-là, à quelques encablures de la proclamation officielle de l’indépendance, le drapeau colonial était définitivement abaissé pour laisser place, pour la première fois, au « Vert-Jaune-Bleu ».

Ce geste historique demeure l’acte de naissance de l’identité et de la souveraineté gabonaises. Au-delà d’un simple emblème de tissu, ces trois couleurs nationales incarnent aujourd’hui l’histoire de notre libération, la dignité retrouvée et le destin commun partagé par l’ensemble des Gabonais sous l’impulsion des autorités de la République.

La symbolique du « Vert-Jaune-Bleu » au cœur du Gabon nouveau

Placée sous le thème évocateur « Un drapeau, une Nation unie, ensemble bâtissons le Gabon nouveau », cette 17e édition a réaffirmé la volonté politique de faire de la diversité un pilier de l’unité nationale. Chaque bande colorée porte en elle les fondations de l’État-nation : le Vert célèbre la forêt équatoriale et sa biodiversité exceptionnelle ; le Jaune irradie la lumière du soleil, la ligne de l’équateur et la valeur cardinale du travail ; enfin, le Bleu matérialise les ressources hydrauliques, la paix profonde et l’ouverture résolue du Gabon sur le monde.

Pour les plus hautes instances de la Ve République, ces singularités géographiques et culturelles doivent être appréhendées comme une richesse inestimable et non comme un vecteur de division.

Une célébration populaire, inclusive et ancrée dans le terroir

Cette année, sous la directive du chef de l’État, la Journée nationale du drapeau a revêtu une dimension nettement plus populaire, traduisant une volonté politique de décentralisation et d’inclusion citoyenne. Rompant avec le cadre exclusif du palais de la présidence, les festivités ont été intensifiées au cœur de plusieurs mairies d’arrondissements du Grand Libreville ainsi que dans les différents chefs-lieux de provinces.

En marge des protocoles officiels, des campagnes d’éveil civique et de sensibilisation à la citoyenneté ont été déployées, notamment articulées autour du « Concours Héritage 2026 », véritable levier d’appropriation de l’histoire nationale par la jeunesse. L’un des moments forts de cette édition a sans doute été la participation active des peuples autochtones. Ces derniers ont apporté une légitimité culturelle majeure à la cérémonie, rappelant par des chants, des danses et un rituel traditionnel mystique, les racines profondes de l’identité gabonaise.

L’acte d’allégeance et le cap vers la Restauration

L’événement s’est clôturé par une séquence de haute intensité politique : l’installation du drapeau national sur sa hampe officielle, juste après l’entrée magistrale des peuples autochtones en musique et parés de leurs tenues traditionnelles.

Devant le président de la République, plusieurs dignitaires, membres du gouvernement et hauts responsables des corps constitués ont tour à tour rendu un hommage solennel au tricolore à travers un acte d’allégeance rigoureux, symbolisant leur fidélité aux institutions de la République.

À la faveur de cette 17e JND, le gouvernement a fermement consolidé le sentiment d’appartenance à la patrie. Les autorités ont ainsi rappelé avec force que l’unité sacrée autour des symboles de la République demeure le socle inébranlable sur lequel s’édifie, pas à pas, la restauration du « Gabon nouveau ».

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