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RDC : Joël Daniel Monefong au cœur des discussions sur la navigabilité du fleuve Congo

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Le projet de navigabilité du fleuve Congo connaît une nouvelle accélération. Une rencontre de travail s’est tenue le 17 septembre 2026 à Abu Dhabi entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et China Harbour Engineering Company (CHEC), autour de la poursuite des études et des prochaines étapes de l’aménagement du tronçon Matadi-Kinshasa.

Conduite par le Vice-Premier ministre et ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, la délégation congolaise a échangé avec les représentants de CHEC, filiale du groupe China Communications Construction Company (CCCC). La rencontre, organisée à la demande du président Félix Tshisekedi, s’est déroulée en présence de l’ambassadrice de la RDC aux Émirats arabes unis et de Joël Daniel Monefong, Chairman de Contacturer Advisory, intervenant comme expert dans le montage et l’accompagnement de projets à financements complexes.

Monefong, un profil tourné vers les projets portuaires et les financements complexes

La présence de Joël Daniel Monefong ne tient pas seulement à son activité entrepreneuriale. Son parcours est notamment marqué par une expérience dans le secteur portuaire camerounais. Il a exercé comme conseiller technique au Port autonome de Kribi, où il a travaillé sur des problématiques liées aux infrastructures et aux opérations portuaires. Des archives du Port autonome de Kribi le répertorient parmi les responsables rattachés à la direction générale en 2018.

Son expérience l’a  donc conduit à intervenir sur des dossiers d’infrastructures en RDC. En 2020, il est intervenu en tant que conseiller financier dans le cadre du projet du port en eaux profondes de Banana, à l’embouchure du fleuve Congo.  

Ce parcours explique en partie son implication dans les discussions actuelles : le dossier du fleuve Congo se situe à la croisée de plusieurs problématiques qu’il connaît déjà :  infrastructures portuaires, logistique, financement et négociation avec des partenaires internationaux.

CHEC appelée à préciser ses besoins

À Abu Dhabi, les discussions ont permis d’identifier plusieurs actions à mener pour faire progresser le projet. Le gouvernement congolais prévoit notamment de mettre en place, par arrêté, un comité de suivi interministériel chargé de coordonner les administrations concernées.

CHEC devra également transmettre la liste des besoins nécessaires à la poursuite de ses études. Celle-ci doit notamment préciser les données techniques, les autorisations et les différents appuis institutionnels attendus de la partie congolaise. Cette étape intervient après le rapport d’avancement transmis par l’entreprise chinoise à la RDC à la fin du mois de janvier 2026.

Un dossier qui dépasse les frontières de la RDC

La réalisation des études ne dépend toutefois pas uniquement des autorités de Kinshasa. Certaines portions fluviales concernées se situent dans des zones frontalières avec la République du Congo. Une concertation avec Brazzaville devra donc être engagée afin d’obtenir les autorisations nécessaires à la conduite des études. Une contrainte qui rappelle que l’aménagement du fleuve Congo ne peut être pensé uniquement à l’échelle d’un seul État.

Une visite en Chine est également annoncée. Elle doit permettre à la partie congolaise de découvrir des réalisations comparables en matière d’aménagement fluvial et de disposer d’éléments supplémentaires pour orienter les choix techniques.

De Kinshasa à l’Atlantique

À terme, le projet vise à améliorer la navigabilité du fleuve Congo sur l’axe Kinshasa-Matadi, avec la perspective d’offrir une voie de transport vers l’océan Atlantique. Pour la RDC, l’enjeu est aussi logistique qu’économique : réduire les contraintes liées au transport des marchandises et renforcer la connexion entre la capitale et la façade maritime.

Mais le projet n’en est pas encore au stade des travaux. Les prochaines semaines devront surtout permettre de clarifier les besoins techniques de CHEC, de coordonner les administrations congolaises, de régler les questions transfrontalières et de poursuivre les études.

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