Le tirage au sort de la Coupe du monde de la FIFA 2026, la toute première de l’histoire à réunir 48 équipes, a eu lieu hier, vendredi 5 décembre, à Washington DC. L’élargissement du format donne aux neuf représentants africains une chance historique de marquer la compétition. L’analyse des groupes révèle des fortunes diverses, avec certains favoris clairs pour les 16e de finale et d’autres face à des défis majeurs.
Le tirage au sort a dessiné les douze groupes de la compétition. Avec l’introduction des 16es de finale, chaque sélection africaine devra viser l’une des deux premières places de son groupe pour poursuivre l’aventure. Les perspectives s’annoncent contrastées.
Les favoris : Maroc, Côte d’Ivoire, Sénégal
Le trio formé par le Maroc, la Côte d’Ivoire et le Sénégal détient le plus fort potentiel de qualification. Dans un groupe équilibré avec le Brésil, Haïti et l’Écosse, les Lions de l’Atlas ont les cartes en main pour sécuriser la deuxième place, voire défier le Brésil s’ils réitèrent leur forme de 2022. Le duel face à l’Écosse s’annonce décisif.
De son côté, face à l’Allemagne (favorite), Curaçao et l’Équateur, les champions d’Afrique 2023 ivoiriens disposent des arguments pour sortir du premier tour, l’Équateur étant leur principal rival. Enfin, le Sénégal se retrouve avec la France comme tête d’affiche dans le Groupe I ; la bataille pour la deuxième place se jouera probablement contre la Norvège. Forts de leur expérience et de leur talent, les Lions de la Teranga sont armés pour rivaliser et atteindre les 16e de finale.
Les outsiders : Algérie, Égypte, Ghana
Trois autres nations – l’Algérie, l’Égypte et le Ghana – ont les moyens de surprendre, à condition de réussir leurs matchs clés. Les Fennecs du groupe J devront se battre pour la deuxième position derrière l’Argentine, le match contre l’Autriche étant crucial, leur qualification dépendant de leur capacité à retrouver leur stabilité passée.
L’Égypte, dans le groupe G, fera face à une Belgique semblant hors d’atteinte ; derrière elle, la lutte est ouverte avec l’Iran et la Nouvelle-Zélande. Les Pharaons devront s’assurer d’une victoire obligatoire contre la Nouvelle-Zélande et faire preuve d’efficacité face à l’obstacle iranien. Quant au Ghana, placé dans le groupe L avec l’Angleterre et la Croatie, le groupe est difficile. Cependant, le potentiel offensif des Black Stars leur donne un espoir, à condition d’assurer la victoire contre le Panama et d’obtenir un résultat face à l’une des puissances européennes.
Les défis : Afrique du Sud et Cap-Vert
La tâche s’annonce plus ardue pour les deux derniers représentants. Pour l’Afrique du Sud (Groupe A), après le Mexique, la bataille pour la deuxième place sera engagée face à la Corée du Sud. Les Bafana Bafana devront absolument remporter leur match contre l’équipe issue des barrages européens et éviter la défaite face aux Sud-Coréens. Enfin, le Cap-Vert, placé dans un groupe H très relevé avec l’Espagne, l’Arabie saoudite et l’Uruguay, part comme un outsider. Leur qualification, face à deux géants, constituerait un exploit majeur du tournoi.
Le tableau est dressé : les sélections africaines se retrouvent dans des configurations variées, mais l’opportunité de briller est réelle. Si le Maroc, la Côte d’Ivoire et le Sénégal confirment leur statut, et si les trois outsiders réussissent leurs paris, l’Afrique pourrait envoyer un nombre inédit d’équipes au second tour, marquant de son empreinte cette nouvelle ère de la Coupe du monde.
