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Bicéphalisme au sein du PDG : Ali Akbar Onanga Y’Obegue ou le Don Quichotte à la mémoire sélective

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Lors d’une conférence de presse à son domicile d’Akanda, l’ancien homme-lige d’Ismaël Océni Ossa a dressé un « réquisitoire » contre un supposé « étouffement politique », mais qui, pour des esprits éclairés, n’était qu’un verbiage à rebrousse-poil de ce qu’il pense lui-même. Car il est connu que l’on peut mentir à tout le monde, sauf à soi-même.

Ali Akbar Onanga semble confondre les périodes, lorsqu’il dénonce, sans sourciller, le projet de loi sur les partis politiques. Les Gabonais devraient s’offusquer d’une telle aberration, parce qu’aucun Etat n’est viable sans une certaine organisation. Il devrait le savoir mieux que quiconque ; lui qui, à l’apogée de ses turpitudes aux côtés d’Ali Bongo, ne demandait pas moins que de jeter les seniors à la mer, lorsqu’il avait déclaré qu’« on ne fait pas du neuf avec du vieux », en oubliant que le temps, loin d’être un complice, est plutôt un juge implacable.

Les conditions exigées pour la création d’une formation politique ont été longuement débattues au Dialogue national inclusif (DNI), en avril 2024. Abraham Lincoln avait certainement raison lorsqu’il disait : « Il vaut mieux rester silencieux et passer pour un imbécile, que de parler et n’en laisser aucun doute. »

Au DNI, tous les Gabonais étaient unanimes au sujet de la création des partis politiques. Mieux, ils avaient même demandé la suspension du PDG au nom duquel il parle aujourd’hui en tant que secrétaire général autoproclamé.

Certes, Ali Akbar Onanga est un « professionnel » de la politique, comme on en compte des milliers au Gabon, mais il devrait savoir que cette profession a montré ses limites. Sinon, comment peut-il alléguer un quelconque étouffement, en omettant volontairement ce qu’a été le PDG à son époque ? La faction du Parti démocratique gabonais qu’il prétend défendre aujourd’hui n’est, en réalité, qu’un tremplin qu’il voudrait utiliser pour se faire entendre.

Autant de tapage pour « un retraité »

A moins qu’il ne soit plus royaliste que le roi, Ali Bongo, qu’il prétend défendre aujourd’hui, a déclaré se mettre à l’écart de la politique. En insistant sur la ligne de défense de sa faction du PDG, l’ancien député d’Akiéni voudrait tout simplement faire croire à l’opinion qu’il ne peut exister un PDG sans un Bongo. Sinon, il ne ferait pas tant de tapage pour un « retraité », qui n’a rien réclamé, même pas le PDG, en héritage.

En déclarant : « Nous demandons donc, à partir d’aujourd’hui, qu’Ali Bongo Ondimba soit libéré, parce que (…) sa mise en résidence surveillée ne répond à aucun procès. C’est simplement une volonté autoritaire, d’un régime autoritaire, lorsqu’il a été, et j’espère, devenu démocratique, d’appliquer la loi et laisser Ali Bongo Ondimba libre de ses mouvements, afin qu’il puisse diriger tranquillement son parti politique. », Ali Akbar Onanga ne croit pas à ce qu’il avance.

En effet, au lendemain du « coup de libération », Ali Bongo avait été laissé en liberté. « Lorsque dans une lutte, on met son adversaire à terre, il est inutile de l’humilier en le traînant dans la poussière », avait déclaré Guy Nzouba Ndama, alors président du groupe parlementaire PDG à l’Assemblée nationale.

C’est justement ce que les militaires ont compris en laissant Ali Bongo en liberté. Libre à lui de faire de cette liberté ce qu’il voudrait. S’il persiste à rester au Gabon, libre à lui également.

Mais les autorités gabonaises ont l’obligation de le protéger contre toute malveillance. Ali Akbar n’ignore pas qu’en laissant l’ancien président de la République sans une protection appropriée, il pourrait faire l’objet d’un règlement des comptes, à cause de l’injustice que son entourage et lui ont fait subir à la population.

S’accrocher une soi-disant faction du PDG pour régler ses comptes au pouvoir

Sur ce chapitre, Ali Akbar devrait se référer au traitement subi par Jean Ping. Ou Jean Remy Yama, malade, incarcéré sans aucune ordonnance de justice, et empêché d’aller suivre des soins à l’étranger, ou d’enterrer dignement son épouse. Ou encore Brice Laccruche Alihanga, l’ancien Raspoutine de Sylvia Bongo et Nourredine Bongo Valentin, qui serait aujourd’hui compté parmi les morts n’eut été « le coup de libération du 30 août 2023 ».

Maintenant, si Ali Akbar Onanga est capable de créer un parti politique, qu’il se conforme aux recommandations du DNI. Il est inutile de s’accrocher à une soi-disant faction du PDG pour régler ses comptes au pouvoir en place. « A trop tirer sur la corde, elle finit par se casser », dit un proverbe.

Le pouvoir actuel n’a pas l’intention d’imiter le règne calamiteux d’Ali Bongo et ses sbires. Ali Akbar Onanga devrait donc se faire oublier. Surtout lorsqu’on sait qu’il a été à la base de la promotion de la « légion étrangère », en se faisant le « nègre de service » d’un certain Ismaël Océni Ossa et sa famille, au détriment des Gabonais.

S’il ne trouve pas ridicule de jouer les Don Quichotte, il pourrait tout de même se souvenir qu’il n’a guère laissé de bons souvenirs auprès des Gabonais. A moins qu’il estime que ses compatriotes sont obligés de s’abreuver de ses discours inconvenants.

COMMUNIQUÉ CNSS : Paiement de 954 nouveaux droits de pensions 

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La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) porte à la connaissance de tous ses bénéfi­ciaires, qu’elle procédera au paiement de 954 nouveaux droits de pensions au 2ème trimestre 2025, sur toute l’étendue du territoire national à compter du mercredi 14 mai 2025 selon le calendrier ci-dessous.

La Caisse rassure les bénéfi­ciaires dont les dossiers sont encore en cours de traitement, qu’elle met tout en œuvre pour un paiement dans les meilleurs délais.

Par ailleurs, elle invite les bénéfi­ciaires des prestations, dont le montant est supérieur ou égal à 100 000 FCFA, à souscrire à la carte pension gratuite ; ou à déposer leurs relevés d’identités bancaires (RIB) auprès de ses agences ou via l’adresse mail : dpt@cnss.ga

Notre ambition : mieux vous servir

Date de paiementRépartition des pensionnés par ordre alphabétique
Mercredi 14 mai 2025De A à F
Jeudi15 mai 2025De G à Mf
Vendredi 16 mai 2025De Mi à O
Lundi 19 mai 2025De P à Z

Fait à Libreville, le 13 mai 2025

Communiqué

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Suite au décès de Monsieur OGNIAMI M’FOUBAT Vincent , survenu le 03/05/2025 à Franceville, les familles de feu M’FOUBAT Aloïse et de NGNONGUI Séraphine annoncent aux parents amis et connaissances d’Ambinda , Moanda , Franceville , Libreville , Congo Brazzaville et de la France que le programme des obsèques est arrêté ainsi qu’il suit:

◾ JEUDI 15/05/2025 :
Départ par train de la délégation de Libreville pour Franceville.
◾ VENDREDI 16/05/2025 :
Arrivée de la délégation de Libreville continuation sur Ambinda
◾ SAMEDI 17/05/2025 à 08h30:
Sortie du Corps de CASEPGA
9 H 00: Messe à l’église Saint Hilaire de Franceville
11H : Départ de Franceville pour Ambinda; Veillée
◾ DIMANCHE 18/05/2025 :
8 H – 10 H: Pourparlers
10 H – 12 H: Enterrement
16 H : Conseil de famille.
◾ LUNDI 19 /05/2025
Retour des délégations

Communiqué CNAMGS

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Dans le souci de garantir une meilleure qualité de service, combiné à la recherche permanente de solutions novatrices et permanentes au bénéfice de nos usagers, la Direction Générale de la CNAMGS annonce aux employeurs, la mise en place d’une plateforme digitale dénommée e-cnamgs. Outil innovant pour le fonctionnement des services, la plateforme
e-cnamgs permet notamment aux usagers de bénéficier de toutes nos prestations à distance, en cliquant sur le lien ecnamgs.cnamgs.ga. Ainsi, les employeurs n’auront plus à se déplacer pour :
L’attestation pour soumission.
L’attestation d’immatriculation.
Le Paiement de leur DTS.
L’historique de leurs déclarations.
La CNAMGS rassure et garantit sur la fiabilité de cette solution qui a entre autres pour effet, de réduire les files d’attente et faciliter les démarches administratives à ses usagers.

CNAMGS : Cap sur la e-santé, adieu le papier et les longues files d’attente !

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En lançant demain mercredi 14 mai 2025, son portail numérique et une série de projets pilotes de dématérialisation, cet outil au service du bien-être des Gabonais amorce une véritable révolution digitale. Objectif : alléger les procédures, renforcer les contrôles et fluidifier le parcours des assurés.

La Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS), dirigée par Nadia Christelle Koye, a franchi un tournant majeur avec le lancement officiel de son portail numérique de services et l’introduction de la télétransmission des feuilles de soins. Une phase pilote est également engagée pour tester la dématérialisation du parcours de soins dans plusieurs structures partenaires. Cette série d’initiatives traduit une volonté ferme d’inscrire la CNAMGS dans l’ère numérique, tout en répondant à une triple exigence : efficacité, transparence et proximité avec les usagers.

La digitalisation, une nécessité plus qu’un choix

Loin d’être un simple effet de mode, la digitalisation apparaît aujourd’hui comme un impératif stratégique et structurel. Elle vise à optimiser les coûts, raccourcir les délais de traitement et assurer un accès plus fluide aux prestations. Elle permet aussi de renforcer les outils de contrôle et de lutte contre la fraude, enjeux majeurs pour la pérennité du système. La CNAMGS entend ainsi répondre aux attentes croissantes des assurés et des professionnels de santé, tout en soutenant l’ambition du gouvernement en matière de modernisation des services publics.

Un portail numérique pour simplifier la vie des assurés

Le nouveau portail des services numériques de la CNAMGS offre désormais plusieurs fonctionnalités accessibles en quelques clics, notamment le paiement en ligne des cotisations sociales, l’obtention immédiate d’attestations avec QR code pour les marchés publics, la consultation de l’historique des paiements et impression de duplicatas et la télétransmission des feuilles de soins et factures. Ce guichet virtuel marque une avancée notable en matière de simplification administrative.

Phase pilote : des partenaires prêts pour le numérique

La CNAMGS a lancé un projet pilote de télétransmission des feuilles de soins et factures avec des partenaires dotés de systèmes informatiques déjà opérationnels. Parmi eux : la Clinique Chambrier et la Grande Pharmacie Les Forestiers. Cette phase-test permettra de vérifier la compatibilité des systèmes, de suivre en temps réel le statut des assurés et de fluidifier les règlements. Le tout dans une logique d’optimisation de la gestion financière et de réduction des délais de paiement.

Vers un parcours 100% numérique au CHU d’Owendo

Une autre expérimentation est en cours avec le CHU d’Owendo et deux pharmacies partenaires (Jeanne et Léo, et la Pharmacie des Acaé). Objectif : dématérialiser entièrement la feuille de soins et le parcours client. Le lancement de cette phase, prévue dans les prochains jours, marque une première dans l’histoire de la CNAMGS. Elle vise à instaurer un environnement sans papier, plus fluide et plus réactif, au bénéfice de tous les acteurs du système de santé.

Une réforme au cœur des priorités présidentielles

Ces projets s’inscrivent pleinement dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, en faveur de la modernisation des services publics et de l’amélioration des conditions de vie des citoyens. La CNAMGS s’engage ainsi sur la voie du « zéro papier », consciente que ce virage numérique implique une adaptation des pratiques de chacun. C’est un pas décisif vers une administration plus agile, plus performante, et plus proche des besoins des Gabonais.

Mali : Lancement officiel du Fonds de solidarité de la presse

Un vent de solidarité a soufflé le samedi 10 mai 2025 à la Maison de la presse avec le lancement officiel du FonSoPress. Cette initiative novatrice vise à apporter un soutien crucial aux acteurs des médias maliens confrontés à plusieurs formes de précarité.

Le Fonds de solidarité de la presse (FonSoPress) ambitionne de renforcer la dimension sociale au sein de la profession en offrant une assistance complémentaire aux mécanismes de protection sociale existants. Concrètement, le fonds proposera des aides d’urgence, des formations pour améliorer les compétences des journalistes et facilitera l’accès à une protection sociale pour ceux qui en sont dépourvus. L’objectif est d’améliorer les conditions de vie des professionnels de l’information au Mali.

La cérémonie de lancement a été honorée par la présence d’Issa Arsina Cissé, parrain de l’événement, ainsi que de nombreux responsables d’organisations professionnelles de la presse, des personnalités influentes et un grand nombre de journalistes.

Le président de la Maison de la presse, Bandougou Danté, a chaleureusement salué la création de ce fonds, soulignant son importance dans le contexte actuel de précarité que traversent de nombreux hommes et femmes de médias. « Ce projet est le nôtre. Faisons en sorte qu’il soit un succès », a-t-il déclaré avec conviction.

Bassidiki Touré, président du comité de gestion du fonds, a présenté le FonSoPress comme un « engagement collectif vers un avenir médiatique plus solidaire, plus structuré et plus digne », a-t-il estimé. Et lançant un appel à l’unité : « Ensemble, faisons de ce Fonds un outil au service d’une presse qui élève notre société, éclaire nos débats et défend les valeurs républicaines ».

Bassiki Touré a précisé que l’adhésion au Fonds est basée sur le volontariat, en insistant sur la nécessité d’un paiement régulier d’une cotisation de 1000 francs CFA pour bénéficier pleinement de l’ensemble des services et avantages offerts, qu’ils soient individuels ou collectifs. Il a aussi tenu à exprimer sa profonde gratitude envers le parrain de la cérémonie, Issa Arsina Cissé, président du Forum des cadres et notabilités des régions du nord et du centre pour la paix et la stabilité au Mali, pour son soutien inestimable à cette initiative essentielle.

La représentante de la Haute autorité de la communication, Ramata Dia, a officiellement lancé le fonds et n’a pas caché sa satisfaction face à cette avancée significative pour le secteur de la presse malienne.

À noter que la gestion du Fonds de solidarité de la presse malienne sera assurée par trois organes principaux : un Conseil d’administration composé de 13 membres issus du secteur des médias et présidé par un président élu, un Comité de gestion formé de sept membres et un Comité technique, constitué d’experts thématiques désignés en fonction des domaines d’intervention du Fonds.

Le lancement du FonSoPress marque une étape importante dans la reconnaissance et le soutien des professionnels des médias au Mali, ouvrant la voie à un avenir plus sûr et plus digne pour ceux qui œuvrent quotidiennement à informer la population.

Le président angolais João Lourenço hôte du président Oligui Nguema : Le Gabon renoue avec la diplomatie et la coopération internationales

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Le président de la République d’Angola, est arrivé ce lundi à Libreville dans le cadre d’une visite de travail et d’amitié. Il a été accueilli dès son arrivée à l’aéroport Léon Mba par le chef d’Etat gabonais.

Un vent de renouveau souffle sur le Gabon. Isolé (volontairement) du reste du monde depuis près d’une décennie, le Gabon retrouve sa renommée d’antan, celle de hub de la diplomatie africaine. En effet, à moins d’une dizaine de jours de l’investiture de Brice Clotaire Oligui Nguema, comme premier président de la Cinquième République, que les portes s’ouvrent pour une nouvelle ère de coopération internationale.

En marge des obsèques du Pape François, le 25 Avril dernier au Vatican, les deux présidents se sont entretenus sur les questions bilatérales qui concernent le Gabon et l’Angola. La visite de João Lourenço, ce lundi 12 avril mai, à Libreville, fait suite à l’entretien entamé à Rome et confirme la bonne entente entre les deux chefs d’Etat et partant entre les deux pays. Une occasion pour les deux hommes d’Etat d’aborder les questions liées aux relations bilatérales qui ont connu des jours meilleurs pour le Gabon et aussi pour l’Angola.

La période de transition, jusqu’à sa fin, couronnée par une élection dont la participation a été sans précédent dans l’histoire du Gabon, sera certainement à l’ordre du jour dans les débats entre les deux chefs d’Etat. En effet, le déroulement du scrutin présidentiel du 12 avril dernier a rehaussé la qualité de la démocratie gabonaise à travers le continent. Le ballet diplomatique opéré par la présence historique d’une quinzaine de chefs d’Etat à l’investiture de leur homologue gabonais a été une preuve manifeste que le Gabon a renoué avec sa réputation de havre de paix, qui a fait sa notoriété pendant de nombreuses années. Le Gabon qui a retrouvé sa place au sein de l’Union Africaine, suite à son retour à l’ordre constitutionnel, compte consolider cette notoriété qui a été diversement appréciée dans le concert des nations et a été aussi un gage de paix et de stabilité.

Sous sa double casquette de Chef de l’Etat angolais et président en exercice de l’Union Africaine (UA), João Lourenço, qui a assisté à l’investiture où il a chaudement félicité Brice Clotaire Oligui Nguema, a fortement milité pour la normalisation des relations du Gabon avec les pays de la sous-région et la levée des sanctions de l’Union Africaine qui pesaient sur le pays depuis le coup de libération du 30 août 2023. Le Gabon réintègre donc, par la grande porte, la grande famille africaine avec tous ses droits.

Sans être dans le secret des dieux, cette rencontre, qualifiée de fraternelle par João Lourenço, pourrait être également l’occasion pour les deux dirigeants de faire le tour de la situation de la sous-région, marquée ces derniers temps par les questions économiques et diplomatiques. Le président en exercice de l’Union Africaine pourrait aussi faire le tour de l’actualité africaine avec son jeune frère.

Pour préparer cette visite de 24 heures du Président João Lourenço à Libreville, le ministre des Affaires étrangères de la République d’Angola, Tété Antonio, est arrivé dimanche 11 mai,  à Libreville, où il a été accueilli par son homologue gabonais Michel Régis Onanga Ndiaye.

Le Gabon et l’Angola qui entretiennent des relations de coopération dans plusieurs domaines, comptent les développer pour les propulser au plus haut niveau. Outre l’Union Africaine, les deux pays sont membres de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC).

Journée mondiale de la liberté de la presse : Les médias gabonais face au défi du numérique

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Dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque 3 mai, l’Organisation patronale des médias (OPAM) a organisé, le lundi 5 mai 2025 à Libreville, une journée de réflexion autour du thème « Pour une presse gabonaise responsable et économiquement viable dans la 5ᵉ République ». Elle a été meublée de plusieurs conférences.

Parmi les problématiques débattues figurait une interrogation majeure : « Le numérique peut-il être le modèle économique des médias dans le contexte gabonais ? » Une question à laquelle a tenté de répondre Ulrich Dorland Ella, journaliste, enseignant-chercheur et chef du département Journalisme et métiers de la presse à l’ISSEC-IC.

Pour le conférencier, l’essor du numérique n’était pas un choix national, mais une exigence imposée par la mondialisation. « Ce n’est pas le Gabon qui choisit d’entrer dans le numérique, c’est le monde qui l’impose. Il ne s’agit pas uniquement d’Internet, mais d’un ensemble de technologies qui modifient profondément la manière de produire, de diffuser et de consommer l’information », a-t-il expliqué.

Et pour cause. Le numérique facilite une diffusion plus rapide et plus étendue de l’information. Il offre des opportunités économiques réelles aux entreprises de presse et constitue un levier stratégique pour leur modernisation.

Des risques pour les journalistes, un rôle clé pour l’État

Cette transition technologique comporte également des risques. Le conférencier a alerté sur la progression de l’intelligence artificielle (IA), désormais capable de générer des contenus concurrençant le travail des journalistes. « Si les journalistes ne s’adaptent pas, le numérique fera le travail à leur place », a-t-il averti.

Dans un environnement gabonais confronté à des contraintes structurelles, l’intégration du numérique apparaît comme une voie incontournable, mais délicate. Sans accompagnement, les médias traditionnels risquent d’être marginalisés, laissant le champ libre à la désinformation.

Pour que le numérique contribue à l’économie des médias, l’État doit jouer son rôle en assurant un cadre réglementaire efficace, et en soutenant la formation et l’innovation. La transformation numérique, pour être un levier de développement durable des médias, nécessite une adaptation rapide des professionnels, un investissement technologique et une volonté politique forte.

Presse et Ve République du Gabon : L’OPAM lance la réflexion

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Le 5 mai 2025, l’Organisation patronale des médias (OPAM) a organisé, à Libreville, une conférence-débat sur le thème : « La place de la presse gabonaise dans la 5e République ». Cette rencontre s’inscrivait dans un contexte de transition institutionnelle, marqué par l’entrée du Gabon dans une nouvelle ère politique.

En ouvrant ces travaux, Jean Yves Ntoutoume, président de l’OPAM, a dressé un état des lieux du paysage médiatique gabonais. Il a pointé du doigt les dérives causées par l’instrumentalisation politique des médias, le manque de structuration du métier et l’absence criante de formation professionnelle.

« Il est impensable qu’un pays classé 41e sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse (Reporters sans frontières 2025) ne dispose d’aucune école ou centre de formation dédié aux métiers de la presse », a-t-il lancé, appelant à des réformes urgentes tant sur le plan juridique (avec un nouveau Code de la communication conforme à la Constitution) que professionnel.

Le président de l’OPAM a également soulevé la question cruciale du financement des médias à l’ère du numérique. Il a dénoncé le modèle actuel du « tout gratuit » : journaux partagés librement sur WhatsApp, presse en ligne consultée sans abonnement, ni rémunération, radios et télévisions accessibles sur les réseaux sociaux sans contrepartie.

Nouvelle consommation

Pour lui, cette gratuité généralisée affaiblit les entreprises de presse. Il propose donc d’explorer la piste d’un partenariat avec les fournisseurs d’accès internet, grands bénéficiaires de cette nouvelle consommation.

La conférence s’est articulée autour de trois interventions majeures. Hyacinthe Marcel Mba Allogo, journaliste expérimenté, est intervenu sur le thème principal (lire par ailleurs) ; Désiré Ename, président de la section gabonaise de l’Union de la presse francophone (UPF), a présenté le sous-thème : « Le cadre juridique de la presse gabonaise dans le contexte de la 5e République » ; tandis que Dorlan Ella, enseignant-chercheur à l’ISSEC-IC, a abordé le second sous-thème : « Le numérique peut-il être un modèle économique viable pour les médias gabonais ? »

Au sortir de ces échanges enrichissants, Jean Yves Ntoutoume a lancé un appel à la responsabilité collective et à l’action :

« Je suis convaincu que seuls les professionnels des médias peuvent eux-mêmes trouver des solutions pour améliorer notre secteur. Les bons gouvernements ont besoin de bonnes idées. Nous espérons que ceux de la 5e République seront à l’écoute de nos propositions », a-t-il conclu.

[Chronique] Que des symboles !

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Certes, Brice Clotaire Oligui Nguema a toujours clamé haut et fort qu’il n’est pas un homme politique. Mais, en moins de deux ans, il s’est avéré être un politique chevronné. Il a su tracer son sillon dans le paysage politique national, et même international, en faisant de l’inclusion son véritable modèle de gouvernance.

Après sa prestation de serment et son investiture, il a reçu, le dimanche 4 mai, le Premier ministre Raymond Ndong Sima, venu lui remettre la démission de son gouvernement, avec tous les honneurs dus à son rang ; le remerciant pour les efforts fournis dans la conduite des affaires gouvernementales pendant la période de transition, sans oublier de rendre hommage à tous ceux qui l’ont accompagné durant cette période.

Travailler pour l’intérêt du pays

Avec la formation du nouveau gouvernement, il a respecté scrupuleusement le quota des 30%, soit une dizaine de femmes dans le nouveau gouvernement. Et tous les membres de l’équipe gouvernementale, hommes et femmes, sous sa conduite, doivent travailler pour l’intérêt du pays.

Aux partants, ceux qui n’ont pas été retenus dans la nouvelle équipe gouvernementale, il est une vérité ancestrale qui affirme que tous les amis du roi ne sont pas à la Cour. Il en est ainsi aussi de ceux qui ont accompagné ouvertement le président durant la période transitoire, et aussi ceux qui ont œuvré dans l’ombre.

A trente contre trente-cinq membres du gouvernement auparavant, le président tient une promesse faite pour la réduction de l’équipe gouvernementale, qui fera des économies à l’Etat. Et si le président de la République a pu faire des nominations de qualité au gouvernement et dans son cabinet, il est sûr et certain que les promotions dans l’administration suivront la même logique.