Par un communiqué officiel, il a été annoncé la fermeture temporaire de la Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption Sainte-Marie de Libreville à compter du samedi 17 mai 2025.
Cette décision, prise en concertation avec les conseils paroissiaux et validée par Monseigneur Jean-Patrick Iba-Ba, archevêque métropolitain de Libreville, répond à une nécessité impérieuse de garantir la sécurité des fidèles.
L’état préoccupant du plafond de l’édifice représente en effet un danger potentiel pour les personnes assistant aux célébrations. Face à cette menace, les autorités ecclésiastiques ont jugé indispensable de fermer l’accès à la cathédrale jusqu’à nouvel ordre, le temps de mener une évaluation technique approfondie et, le cas échéant, d’engager les travaux de rénovation nécessaires.
Pour assurer la continuité des activités religieuses, une réorganisation des offices a été mise en place. Désormais, les messes dominicales se tiendront dans l’ancienne cathédrale et dans la cour du presbytère. Tandis que les messes en semaine auront lieu à la grotte mariale. Cette réorganisation vise à garantir la pratique du culte dans des conditions de sécurité optimales.
Dans son communiqué, l’Abbé Jean-Davy Ndanga Mbome Ndong, curé de la paroisse, invite les fidèles à vivre cette période avec espérance et communion, tout en priant pour une réouverture rapide de leur lieu de culte. Cette fermeture constitue un moment d’épreuve, mais aussi d’unité et de foi partagée, dans l’attente des mesures qui permettront un retour en toute sécurité.
Les Gardiens de la Tradition Alertent sur ces pratiques devenues trop fréquentes sur les plages de Libreville et ses environs.
Les communautés Mpongwè, Benga, Sékiani et Akèlè, reconnues comme les gardiennes des traditions spirituelles côtières du Gabon, ont récemment publié un communiqué pour interdire toute pratique rituelle sur les rivages de l’Estuaire. Cette annonce vise à préserver des lieux considérés comme sacrés et garants de la paix, notamment dans les zones de Bolokobouè, Ébendjè, Cap-Estérias et Owéndo.
De leur avis, ces communautés déclarent que tout rituel individuel ou collectif d’un sujet gabonais ou étranger, impliquant une invocation ou une sollicitation des puissances côtières ; par le versement de sang est strictement prohibé. Selon elles, ces pratiques constituent une profanation grave des sites spirituels et peuvent entraîner de lourdes sanctions spirituelles pour les contrevenants.
Cette interdiction s’inscrit dans un contexte où les pratiques rituelles sur les rivages deviennent de plus en plus fréquentes, souvent sans respect des croyances ancestrales. Les chefs traditionnels rappellent donc que ces lieux ont une fonction bien précise dans l’équilibre spirituel du pays et qu’ils ne doivent pas être utilisés à des fins personnelles ou déviantes.
Le procureur général près la Cour d’appel de Libreville a tenu un point–presse ce vendredi 16 mai pour clarifier les raisons de l’élargissement provisoire de l’épouse de l’ancien président, Ali Bongo et de son fils.
Selon Eddy Minang, cette mesure a été prise pour des raisons médicales. Les deux prévenus ont été libérés depuis le 14 mai 2025, suite à une décision de la Première chambre d’accusation spécialisée, qui a estimé que leur état de santé était désormais incompatible avec le milieu carcéral.
Le 12 mai 2025, Me Gisèle Eyue Bekale, avocate de la défense de la famille Bongo, avait adressé au procureur général deux demandes d’élargissement provisoire pour le compte de ses clients. Elle avait appuyé sa demande par des certificats médicaux délivrés par le médecin-chef de la prison centrale et le Dr Jean-Raymond Nzenze, médecin à l’Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba.
Suite à cette requête, l’Agence judiciaire de l’État, après examen du dossier, a exprimé son accord pour un élargissement provisoire, invoquant des raisons humanitaires. Ainsi, la décision a été prise le 14 mai 2025, à la lumière des recommandations des médecins, qui ont jugé que l’état de santé des deux prévenus ne permettait plus de les maintenir en détention.
Le procureur général a rappelé que, selon le droit pénal, « la liberté est le principe et la détention, l’exception », précisant que cette mise en liberté provisoire est conforme aux dispositions des articles 132 et 143 du Code de procédure pénale. Il a également souligné que cette mesure n’interrompt en rien le cours de la procédure judiciaire, qui se poursuivra jusqu’à l’organisation d’un procès équitable.
Libreville, 14 mai 2025 – La série de démissions au sein du Parti Démocratique Gabonais continue de faire des vagues. Après les départs remarqués de figures telles que Emmanuel Ondo Methogo (ancien membre du conseil consultatif des sages), Dr Guy Patrick Obiang, c’est désormais Serge William Akassaga, ancien membre du bureau politique du 3e arrondissement de Libreville, qui tourne le dos à l’ancien parti au pouvoir.
Dans une lettre datée du 09 mai 2025 et adressée au secrétariat provincial du PDG, reçu le 13 mai 2025, Akassaga annonce clairement sa décision : « Je vous informe de ma décision de démissionner du Parti Démocratique Gabonais, et ce, avec effet immédiat », peut-on lire en préambule du document.
L’ancien cadre du « parti des masses » invoque des « convictions personnelles profondes » et dénonce des « critiques légitimes » adressées à la formation politique, restées sans réponse. Pour lui, le PDG, déjà fragilisé par la perte du pouvoir, peine à se réinventer. « Après la perte du pouvoir et face aux grandes attentes des populations, il est devenu impératif de regagner leur confiance par des actes forts, courageux et porteurs de sens », écrit-il.
Il déplore notamment les dernières nominations internes, jugées inadaptées aux enjeux actuels. « Elles consacrent définitivement notre entêtement à ne pas innover, ni adapter le parti aux enjeux historiques de l’heure », poursuit-il.
Loin de renier son engagement politique, Serge William Akassaga affirme vouloir rester fidèle à ses valeurs. Cette démission, selon lui, marque une volonté de cohérence entre ses convictions profondes et ses prises de position publiques.
Cette nouvelle défection vient confirmer le malaise persistant au sein du PDG, confronté à une crise de leadership et à une remise en question de son rôle dans la nouvelle configuration politique du pays.
Dans le cadre de la stratégie nationale d’autosuffisance alimentaire, impulsée par le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, DrDocteur Jean Delors Biyogue Bi Ntougou, directeur général de l’AGASA, a reçu les représentants des coopératives de producteurs et de transformateurs artisanaux de produits locaux.
Cette rencontre, tenue au siège de l’AGASA, avait pour but de définir des actions concrètes pour renforcer la présence des produits gabonais sur les marchés local et régional. Il s’est agi notamment de réfléchir à des mécanismes efficaces de valorisation du savoir-faire national, porté majoritairement par les petites et moyennes entreprises.
Dr Biyogue Bi Ntougou a réaffirmé la volonté de l’AGASA d’appuyer les acteurs du secteur dans leurs efforts de transformation, de qualité et de visibilité avec pour objectif de limiter les importations alimentaires et de soutenir l’économie locale.
Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de développement durable, où les produits « Made in Gabon » deviennent des piliers de souveraineté et de croissance.
Transformer le système éducatif gabonais est l’unedes priorités majeures de gouvernement. C’est dans cette optique qu’un colloque international consacré à l’inclusion et à la prise en charge des élèves à besoins éducatifs particuliers s’est tenue, du 12 au 14 mai 2025, à l’Institut pédagogique national (IPN) d’Akanda. L’ouverture officielle a été présidée par la ministre d’État, ministre de l’Education nationale, de l’instruction civique et de la formation professionnelle, Camélia Ntoutoume-Leclercq, en présence d’experts nationaux et internationaux.
Aligné sur la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, cet événement a permis de diagnostiquer les obstacles à l’intégration scolaire des enfants en situation de handicap et de proposer des pistes de solutions concrètes. Les participants ont formulé plusieurs recommandations pour une meilleure prise en charge des élèves malvoyants, sourds-muets ou présentant d’autres formes de handicap, en appelant à une adaptation des pratiques pédagogiques.
Par ailleurs, des produits dermato-cosmétiques et des parapluies sombres ont été distribués à des enfants atteints d’albinisme, répondant à leurs besoins spécifiques de protection. L’Association pour le bien-être des albinos (ALBA) a aussi bénéficié d’un appui symbolique mais significatif, traduisant une volonté d’action concrète.
Lors de la cérémonie de clôture, Camélia Ntoutoume Leclercq a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants. Elle a souligné l’importance de changer de regard sur le handicap et d’agir dès le plus jeune âge pour garantir l’égalité des chances.
Ce colloque marque une étape décisive vers une école plus inclusive au Gabon, soutenue par une volonté politique et un engagement collectif des acteurs éducatifs.
Lors de la cérémonie de clôture du colloque international sur l’inclusion des élèves à besoins éducatifs particuliers, le mercredi 14 mai 2025, à l’Institut pédagogique national (IPN) d’Akanda, une voix s’est élevée pour dénoncer une réalité douloureuse : la discrimination dans les milieux scolaires dont sont victimes les enfants albinos.
Agée de 15 ans et élève en classe de 3e au Lycée Nelson Mandela, une jeune fille albinos a profité de la présence des autorités pour faire entendre son vécu. Notamment les moqueries sur la couleur de sa peau, les remarques blessantes sur ses cheveux et la défaillance liée à sa déficience visuelle. Un quotidien difficile qu’elle endure depuis des mois, dans l’indifférence partielle de certains responsables de l’établissement.
Selon la jeune fille albinos, malgré plusieurs alarmes de ses parents à l’endroit de l’administration, la situation perdure. C’est donc avec courage qu’elle a interpellé la ministre d’Etat, Camélia Ntoutoume Leclercq, en personne, au cours de cet événement co-organisé par l’Association ALBA. En plus du ministère de l’Education nationale et celui des Affaires sociales, l’ambassade de France et d’autres partenaires engagés pour une éducation inclusive ont été aussi appelés à multiplier les moyens nécessaires pour combattre cette stigmatisation.
Touchée par ce témoignage poignant, Camélia Ntoutoume Leclercq a promis une intervention directe dans l’établissement concerné. Une descente est donc prévue dans les prochains jours dans cet établissement scolaire afin de faire toute la lumière sur les faits et de rappeler aux encadreurs et aux familles que l’école est un lieu d’apprentissage, pas un terrain de discrimination.
Selon une publication, en date de ce vendredi 16 mai 2025, sur sa page Facebook, la présidence de la République d’Angola a annoncé l’arrivée à Luanda d’Ali Bongo et de sa famille. Cette information serait la confirmation de plusieurs sources qui alléguaient qu’une libération conditionnelle aurait été accordée à l’ancienne première dame Sylvia Bongo Ondimba et à son fils Noureddine Bongo Valentin.
Selon les toutes premières informations de ce jour, le président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, qui a effectué une visite éclair à Libreville, le 12 mai dernier, au cours de laquelle il a rencontré le président gabonais Brice Oligui Nguema et l’ancien président gabonais dans sa résidence de la Sablière, où il vivait depuis sa chute, le 30 août 2023. Le président angolais aurait pesé de tout son poids pour obtenir la libération de Sylvia et Noureddine Bongo et leur exil en Angola.
Selon ces mêmes sources, Ali Bongo est arrivé à Luanda en compagnie de son épouse Sylvia et de son fils Noureddin Bongo Valentin, qui avaient été discrètement sortis de prison et assignés à résidence.
A noter que depuis la chute du régime d’Ali Bongo, son épouse Sylvia Bongo et leur fils Noureddin Bongo Valentin étaient étaient incarcérés à la prison de Libreville. L’ancien président avait été autorisé à quitter le pays. Mais il avait préféré rester dans sa résidence de la Sablière, tant que son fils et son épouse étaient en détention.
Aucun communiqué officiel de la présidence de la République ou du gouvernement gabonais n’avait confirmé ou infirmé ces informations, pourtant largement relayées sur les réseaux sociaux. Cette absence de communication officielle avait dès lors alimenté les doutes sur les aboutissements réels de cette décision judiciaire. L’annonce de l’Angola vient donc confirmer cette mesure qui fait d’ores et déjà les choux gras des journaux en ligne et de l’opinion publique.
En effet, cette nouvelle aussitôt confirmée par Luanda, a donné libre cours à toutes sortes d’allégations à Libreville. Les journaux en ligne ont différemment titré selon leur ligne éditoriale. Gabonreview, par exemple, a annoncé très tôt ce matin « Exfiltration confirmée : dans le silence officiel, la famille Bongo s’exile à Luanda ». Avant de confirmer : « Ali Bongo et sa famille sont arrivés à Luanda dans la nuit ». L’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique a titré « Libres, Ali, Sylvia et Noureddin Bongo ont atterri en Angola ». L’acteur de la société civile et député de la Transition, Geoffroy Foumboula Libeka, à propos de cette information, a affiché sur son mur Facebook : « J’apprends à l’instant la libération et l’arrivée en Angola de la famille BONGO en pleine nuit et dans le silence total des autorités gabonaises ; une véritable honte pour les premiers jours d’une cinquième République. Où est la souveraineté du Gabon, quand un autre Chef d’Etat quoi que Président de l’Union Africaine, vient dans un pays souverain régit pas ses lois, obtient la sortie de prison des citoyens gabonais arrêtés pour des faits présumés de détournement de fonds, arrive à les faire embarquer dans l’avion de son pays et les ramène chez lui en Angola avec en contrepartie, une réintégration du Gabon à l’Union Africaine ? Donc, la réintégration du Gabon à l’Union Africaine a pour prix, la libération d’Ali BONGO et sa famille ?»S’est indigné le Vice-président de l’Assemblée nationale de transition.
Dans la foulée, une conférence de presse a été convoquée par le procureur général pour ce matin à 10 h 30. C’est certainement après cette rencontre avec la presse que l’opinion sera mieux informée sur cette affaire.
Le lundi 19 prochain pourrait être un jour exceptionnel pour le Gabon et la Guinée Equatoriale. Selon un communiqué dont la rédaction de Gabonclic.info a reçu copie, la Cour internationale de justice rendra son arrêt sur le fond de l’affaire de la délimitation terrestre et maritime et la souveraineté sur des îles entre le Gabon et la Guinée équatoriale. Ce rendu sera fait au cours d’une séance publique qui aura lieu au Palais de la Paix, à La Haye (Pays-Bas), où il sera donné lecture de la décision. L’instance avait été introduite le 5 mars 2021 par voie de compromis conclue entre le Gabon et la Guinée équatoriale.
La Cour internationale de justice (CIJ) est l’organe judiciaire principal de l’Organisation des nations unies (ONU). Elle a été instituée en juin 1945 par la Charte des Nations Unies et entamé ses activités en avril 1946. Elle est composée de 15 juges, élus pour un mandat de neuf ans par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité de l’ONU. Elle a son siège au Palais de la Paix, à La Haye (Pays-Bas).
Elle a une double mission consistant, d’une part, à régler, conformément au droit international, les différends juridiques dont elle est saisie par les États et, d’autre part, à donner des avis consultatifs sur les questions juridiques qui lui sont soumises par les organes de l’ONU et les institutions du système des Nations Unies dûment autorisés à le faire.
Pour le différend frontalier entre le Gabon et la Guinée Equatoriale, pour le contrôle sur les îles Mbanié, Cocotiers et Conga, un compromis avait été trouvé. Aux termes de celui-ci, les parties avaient prié la Cour « de dire si les titres juridiques, traités et conventions internationales invoqués par les Parties font droit dans les relations entre la République Gabonaise et la République de Guinée équatoriale s’agissant de la délimitation de leurs frontières maritime et terrestre communes et de la souveraineté sur les îles Mbanié, Cocotiers et Conga ».
Des audiences publiques sur le fond se sont tenues du lundi 30 septembre au vendredi 4 octobre 2024.
Compromis entre la République gabonaise et la République de Guinée équatoriale
Considérant qu’il existe un différend entre les deux pays, reconnaissant que plusieurs années d’efforts consacrés à la recherche d’une solution par voie de négociation n’ont pas permis d’atteindre le résultat escompté, rappelant qu’elles ont accepté la médiation offerte par le Secrétaire général des Nations unies en vue d’un règlement pacifique du différend, conscientes des liens fraternels existant de longue date entre les peuples gabonais et équato-guinéen, et désireuses de maintenir et de renforcer les relations faites de respect, d’amitié et de coopération entre les deux Etats, déterminées à régler pacifiquement leur différend et, à cet effet, à le porter devant la Cour internationale de Justice, sont convenues que la Cour dise si les titres juridiques, traités et conventions internationales invoqués par les Parties font droit dans les relations entre la République gabonaise et la République de Guinée équatoriale, s’agissant de la délimitation de leurs frontières maritime et terrestre communes et de la souveraineté sur les îles Mbanié, Cocotiers et Conga.
Cette audience solennelle sera ouverte au corps diplomatique, au public et aux représentants des médias, dont ceux dûment accrédités et en mesure de s’identifier seront autorisés à pénétrer dans l’enceinte du Palais de la Paix. Ces représentants des médias devraient être munis d’une pièce d’identité et de leur carte de presse.
Réunis à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 5 mai 2025, les responsables des médias gabonais ont engagé une réflexion sur « le cadre juridique de la presse gabonaise dans le contexte de la Ve République ». Un sujet d’actualité, au moment où le pays amorce une nouvelle phase politique et institutionnelle.
Désiré Ename, journaliste, président de l’Union de la presse francophone (UPF)-Gabon et de l’association Médias et Démocratie, l’un des conférenciers, a souligné l’urgence d’une réflexion profonde sur le rôle de la presse dans ce nouvel ordre républicain. « On est en train de mener une réflexion sur l’entrée de la presse dans la Ve République. Quelle place allons-nous occuper ? Que va être la presse dans cette 5e République ? Quelle est notre responsabilité ? Quelle est la responsabilité de l’État ? », a-t-il interrogé.
Le constat partagé par les professionnels est sans appel : le secteur souffre d’un manque de réformes et d’un vide juridique persistant. Une situation qui fragilise les journalistes et rend leur travail plus vulnérable.
Bien que certains avancent que le délit de presse a été dépénalisé, Désiré Ename nuance cette affirmation : « Il n’y a pas de clarté dans le Code pénal s’agissant de la dépénalisation du délit de presse ». Une incertitude juridique qui, selon lui, constitue une entrave à la liberté d’expression et une restriction injustifiée de la liberté de la presse.
Malgré tout, des avancées ont été constatées depuis le coup de libération du 30 août 2023. L’ouverture de l’espace médiatique, la tolérance accrue vis-à-vis des critiques et une meilleure respiration démocratique signalent un progrès notable en matière de liberté de la presse.
Cependant, de nombreux défis demeurent. Pour Désiré Ename, il est impératif d’harmoniser le Code de la communication avec le Code pénal, afin de bâtir un cadre juridique plus cohérent et protecteur pour les professionnels des médias. Il propose également la création d’un organe indépendant chargé de réguler le fonctionnement des entreprises de presse.
Un nouveau Code de la communication en cours d’élaboration
Sur ce point, Narcisse Eyi, représentant de la Haute autorité de la communication (HAC), a rassuré les professionnels du secteur. Sans entrer dans les détails, il a indiqué qu’un nouveau Code de la communication, plus adapté aux réalités du Gabon et plus viable, est en cours de rédaction. Une réforme attendue de longue date, qui pourrait contribuer à clarifier et sécuriser l’exercice du journalisme.
L’environnement dans lequel les journalistes évoluent doit être juridiquement encadré, mais aussi fondé sur des valeurs de pédagogie, d’ouverture et de progrès. Il est vrai que le Gabon est en train de faire « des bons exceptionnels » dans les classements internationaux mesurant la liberté de la presse. Toutefois, ces progrès exigent une adaptation de la presse nationale à cette nouvelle dynamique. Une adaptation plus qu’indispensable à l’ère du numérique.
Face à l’essor de l’intelligence artificielle, à la prolifération des fausses informations, aux plateformes de désinformation ou encore aux contenus manipulés, le secteur doit se réinventer pour continuer d’exister dans un environnement plus sûr et plus fiable.
Ainsi, s’ouvre un vaste chantier pour la presse gabonaise, entre l’espoir d’un renouveau démocratique et les exigences d’une mutation numérique inévitable, mais porteuse de nouvelles opportunités.