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Gabon : L’Etat enclenche le grand ménage de la réforme des partis politiques

Ce mercredi, le Conseil des ministres, présidé par le chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema, au Palais de la présidence de la République, le 4 juin 2025, a réaffirmé la nécessité de moraliser la vie politique et de refonder le contrat républicain sur des bases plus saines.

Parmi les priorités abordées par le Conseil des ministres figuraient deux chantiers majeurs issus du Dialogue National Inclusif : la réforme des partis politiques et la réorganisation des circonscriptions électorales.

Pendant plusieurs décennies, le paysage politique gabonais a souffert d’une prolifération anarchique de formations sans véritable assise ni projet de société cohérent. Depuis l’instauration du multipartisme au début des années 1990, il suffisait de quelques formalités pour créer un parti. Si cette ouverture répondait à une volonté de pluralisme après l’ère du parti unique, elle a très vite dégénéré en un foisonnement de micro-partis, parfois motivés uniquement par la quête de financements publics ou de postes électifs. Le résultat : clientélisme, marchandage des investitures, instabilité électorale et affaiblissement du débat démocratique.

Face à ce constat alarmant, le projet de loi soumis au Conseildes ministres par le ministre de la Réforme et des relations avec les institutions entend assainir l’espace politique. Il introduit de nouvelles conditions strictes : un seuil minimum de 9 000 adhérents répartis dans les neuf provinces du pays, l’obligation de participation à deux scrutins successifs sous peine de dissolution et une comptabilité transparente sous le contrôle de la Cour des comptes. L’objectif est clair : encourager l’émergence de partis crédibles, enracinés et actifs, capables de porter une véritable vision nationale.

Le projet de loi prévoit également un encadrement du pluralisme et des médias. Les partis représentatifs bénéficieront d’un accès équitable aux médias publics, tandis que seuls ceux respectant les nouvelles normes pourront être consultés par les institutions. Loin de restreindre les libertés, cette réforme vise à restaurer la valeur, la responsabilité et la légitimité de l’engagement politique, aujourd’hui gravement dévoyé.

Consciente de l’ampleur du changement, la réforme prévoit une période transitoire de six mois, pour permettre aux partis existants de se conformer aux nouvelles exigences. Passé ce délai, les formations non conformes seront suspendues, puis radiées. Cette réforme ambitieuse marque une étape décisive vers une démocratie plus responsable et plus représentative. Elle offre une chance inédite de redonner à la politique son véritable sens : celui du service de la nation.

Gabon : Communiqué final du Conseil des ministres du 4 juin 2025

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Ce mercredi 4 juin 2025, s’est tenu le troisième Conseil des ministres de la Cinquième République, sous la présidence du président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema. Ci-dessous l’intégralité du communiqué final, livré par la Porte-parole du gouvernement Laurence Ndong.

Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire  OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef  du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 4  juin 2025, à 10 heures précises, au Palais de la Présidence de la  République. 

Dès l’entame des discussions, le Président de la République a tenu à  rappeler, avec toute la mesure que requiert la situation, que l’heure est à  la refondation républicaine, à la rigueur institutionnelle et à la  responsabilité politique. Il est revenu avec fermeté sur deux priorités  essentielles : la moralisation de la vie politique et la consolidation de la  souveraineté économique du Gabon

Abordant la réforme des partis politiques et la réorganisation des  circonscriptions électorales, le Chef de l’État a réaffirmé que cette  réforme n’est pas une option, mais une exigence du renouveau  démocratique voulu par le Peuple gabonais et acté par les conclusions  du Dialogue National Inclusif. Il a rappelé la prolifération incontrôlée de  formations politiques sans ancrage réel, sans fonctionnement régulier, ni  culture de reddition de comptes. Ces dérives qui ont trop longtemps  affaibli la crédibilité de notre démocratie et détourné le sens même de  l’engagement citoyen. 

Le Président de la République a ainsi précisé que les textes issus des  discussions des acteurs politiques cette dernière semaine et soumis, ce  jour, à l’examen du Conseil s’inscrivent dans une logique de  clarification, de rationalisation et de régulation de l’espace politique. Il  ne s’agit nullement de restreindre les libertés, mais de restaurer la  valeur, la responsabilité et la légitimité de l’action politique dans notre  République. Représentativité effective, transparence des financements,  fonctionnement régulier des organes, limitation du nombre de partis – tels sont les piliers d’un nouveau pacte politique fondé sur la vérité des  faits et la fidélité au suffrage. 

Poursuivant dans la même logique de transformation systémique, le  Chef de l’État s’est réjoui de la réactivité du Gouvernement qui a  introduit les projets de loi relatifs à la création des cinq fonds  stratégiques : agriculture, pêche et aquaculture, énergie et eau, habitat,  et infrastructures. Il a souligné que ces instruments ne sauraient être  

réduits à de simples dispositifs budgétaires ou à des vitrines  institutionnelles. Ils constituent des leviers d’action publique conçus  pour structurer l’économie réelle, impulser la création d’emplois,  renforcer notre souveraineté productive et accélérer l’investissement de  développement. 

Chaque fonds devra faire la preuve de son efficacité. Sa gouvernance  devra obéir aux principes d’exemplarité, de transparence et de  redevabilité. Son action sera évaluée à l’aune de son impact tangible sur  les territoires, les filières et les populations. 

Revenant enfin sur la consolidation de la souveraineté économique  du Gabon, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du  Gouvernement, a tenu à s’exprimer avec une particulière fermeté  sur la question de la valorisation des ressources halieutiques. 

Il a pris acte des limites structurelles de l’Accord de Partenariat de  Pêche Durable (APPD) signé avec l’Union européenne en 2007,  renouvelé à plusieurs reprises, et actuellement en vigueur depuis 2021  pour une durée de six ans. Le Chef de l’État a indiqué que cet  accord, dans sa formulation actuelle, ne saurait être reconduit en  l’état. Il a souligné le caractère profondément déséquilibré du  partenariat, dont les retombées économiques pour l’État gabonais  restent largement insuffisantes, au regard de la richesse extraite de  nos eaux territoriales par les flottes européennes. 

Le Président de la République a notamment relevé que les recettes  issues de cet accord ne compensent ni la valeur réelle des  captures, ni les coûts assumés par l’État en matière de surveillance  et de contrôle, ni les pertes de valeur ajoutée dues à l’absence de  transformation locale. Il a également dénoncé la faiblesse des  investissements consentis par les partenaires au titre du développement  local, de l’emploi ou du renforcement des capacités nationales, ainsi  que les risques accrus de surexploitation des ressources halieutiques,  en l’absence de mécanismes partagés de transparence et de suivi  scientifique. 

En conséquence, le Chef de l’État a instruit le Gouvernement de  mettre en œuvre la procédure de dénonciation unilatérale de  l’accord, par voie de notification écrite adressée à la Commission  européenne, conformément à l’article 13 dudit accord. 

Cette dénonciation doit ouvrir la voie à une possible renégociation  sur des bases rééquilibrées ou à l’exploration de nouveaux  partenariats plus alignés sur les priorités nationales, notamment la  mise en place de prérequis essentiels, pour lesquels le Gouvernement  est appelé à s’impliquer pleinement, comme la réalisation des infrastructures indispensables au développement de cette filière : zones  de débarquement modernes, entrepôts frigorifiques, unités de  transformation industrielle, chantiers navals, etc. 

Le Président de la République a réaffirmé que la structuration  d’une véritable filière thonière nationale, créatrice d’emplois, de  valeur ajoutée et de souveraineté, constitue désormais un objectif  stratégique prioritaire, appelant une mobilisation immédiate et  cohérente des administrations concernées ainsi que la recherche active  de partenaires privés solides. Il a rappelé que cette orientation relève  non plus d’une ambition déclarative, mais d’une exigence de mise  en œuvre rapide et effective. 

Par ailleurs, le Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a attiré  l’attention du Gouvernement sur la sous-évaluation persistante du  potentiel économique réel du pays. Il a relevé que les indicateurs  macroéconomiques actuels, notamment le Produit Intérieur Brut (PIB),  ne prennent pas en compte la richesse du capital naturel de notre pays,  notamment les ressources forestières, les crédits carbones, et les richesses halieutiques. 

À cet effet, le Président de la République a instruit le Ministre d’État,  Ministre de l’Économie et des Finances, de conduire un travail  méthodologique rigoureux, en lien avec les partenaires techniques,  visant à intégrer dans les agrégats économiques nationaux l’ensemble  des actifs stratégiques. Cette réforme permettra de refléter la valeur  réelle des actifs du pays, de renforcer sa crédibilité financière et de  mieux positionner le Gabon dans les négociations et partenariats  économiques internationaux. 

Enfin, le Chef de l’État a exhorté l’ensemble des membres du  Gouvernement à faire preuve d’unité, de détermination et d’exemplarité  dans la mise en œuvre des orientations arrêtées. 

PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES 

Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes : 

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET  DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE  CHERE 

– Projet de loi portant création, organisation et fonctionnement du Fonds  National de Développement Agricole ; 

– Projet de loi portant création, attributions et organisation du Fonds pour  l’Énergie et l’Eau (FEE) ;  

– Projet de loi portant création, attributions et organisation du Fonds  Gabonais pour l’Habitat et le Logement (FGHL) ;  

– Projet de loi portant création, attributions et organisation du Fonds National  pour les Infrastructures ;  

– Projet de loi portant création, attributions et organisation du Fonds  Stratégique pour le Développement de la pêche et l’aquaculture  

Pris en application des dispositions de l’article 94 de la Constitution, le  Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de loi portant  création, attributions et organisation de cinq (5) Fonds stratégiques,  destinés à financer les secteurs clés de l’économie nationale et à  améliorer concrètement les conditions de vie des Gabonaises et des  Gabonais. 

Ces textes posent les bases juridiques, institutionnelles et financières de  ces instruments, en précisant leurs missions, leurs modalités  d’intervention, ainsi que les mécanismes de gouvernance, de  transparence et d’évaluation qui en garantiront la performance et la  redevabilité. 

Le Fonds Stratégique Agricole (FSA), levier de transformation du  secteur agricole, est conçu comme un catalyseur d’investissements  structurants et de création d’emplois durables.  

Le Fonds pour l’Énergie et l’Eau (FEE), vecteur de souveraineté  énergétique et de transition écologique, vise à garantir un service public  essentiel sur l’ensemble du territoire national.  

Le Fonds Gabonais pour l’Habitat et le Logement (FGHL) sera l’outil  public de régulation et de financement d’une politique ambitieuse de  l’habitat, fondée sur des partenariats avec les collectivités, le secteur  privé et les citoyens, afin de faire du logement un facteur d’équité  sociale.  

Le Fonds National pour les Infrastructures (FNI), quant à lui, s’inscrit  pleinement dans la dynamique de modernisation des infrastructures  économiques et sociales définie par le Plan National de Développement. Enfin, le Fonds Stratégique pour le Développement de la Pêche et  de l’Aquaculture entend positionner le Gabon comme un acteur  régional de la pêche durable et de l’aquaculture moderne, générateur  d’emplois productifs et de souveraineté alimentaire. 

Chacun de ces Fonds reposera sur une organisation structurée,  articulée autour :

− d’un Conseil d’administration ; 

− d’un Comité d’orientation stratégique ; 

− d’un Administrateur général ; 

− d’une Agence comptable. 

MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES  INSTITUTIONS 

– Projet de loi relative aux partis politiques en République Gabonaise.  

Pris en application des dispositions de l’article 6 de la Constitution, ce  projet de texte vise à répondre à une volonté exprimée par le peuple  gabonais lors du Dialogue National Inclusif dont les conclusions avaient  mis en évidence la nécessité de rendre plus exigeante les conditions de  création des partis politiques et d’en réduire le nombre jugé pléthorique. 

Issu d’un processus inclusif ayant réuni les acteurs politiques et les  personnalités de l’administration, le présent projet de loi réorganise  l’ensemble des règles relatives à la création, à la déclaration, au  fonctionnement et au financement des partis politiques. Il consacre  notamment : 

− l’obligation de représentativité effective, avec un seuil minimal  de 9 000 adhérents répartis dans les neuf provinces ; 

− l’obligation de participation électorale, sous peine de perte du  statut légal après deux scrutins consécutifs sans candidature ; − le contrôle renforcé du financement, avec une comptabilité  obligatoire et une supervision confiée à la Cour des comptes ; − la garantie du pluralisme, notamment par l’accès des partis aux  médias publics et la reconnaissance des partis représentatifs  consultables par le Président de la République. 

Le projet de loi prévoit également des dispositions transitoires,  laissant un délai de six mois aux partis existants pour se conformer  aux nouvelles exigences légales, sous peine de suspension puis de  radiation définitive en cas de non-conformité persistante. 

MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE  

– Projet de décret fixant le commandement des opérations des Forces de  Défense.  

Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de  l’article 19 de la loi n°04/98 du 20 février 1998 portant organisation de la Défense Nationale et de la Sécurité Publique, fixe le Commandement  des opérations des Forces de Défense. 

En effet, dans le cadre de la défense de l’intégrité du territoire national,  des opérations conjointes sont menées par les Forces de Défense. De  ce fait, le présent projet décret précise qui en prend le commandement  en temps de paix et en temps de guerre. 

Ainsi, le commandement des opérations de sécurisations des frontières  nationales en temps de paix est placé sous le commandement du  Commandant en Chef de la Gendarmerie Nationale, sauf pour les  missions spécifiques dévolues aux Forces Armées. 

Les opérations de défense opérationnelle du territoire en temps de crise  ou de guerre, sont, quant à elles, placées sous le commandement du  Chef d’État-Major Général de Forces Armées. 

MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA  DECENTRALISATION 

– Projet de loi portant répartition des sièges des députés et des sénateurs  en République Gabonaise ;  

Pris en application des articles 216, 247 et 248 de la loi organique  n°001/2025 du 19 janvier 2025 portant Code électoral, ce texte  redéfinit la carte parlementaire nationale conformément aux principes  d’équilibre territorial, de représentativité démographique et de  participation des Gabonais de l’étranger à la vie publique. 

Le projet fixe à 145 le nombre de députés et à 70 celui des  sénateurs, répartis par province, département, commune,  arrondissement et circonscription de l’étranger. Il introduit pour la  première fois une représentation des Gabonais de l’étranger à  l’Assemblée nationale, avec deux sièges attribués aux zones Afrique,  Europe, Amérique et Asie. 

La loi précise la répartition détaillée des sièges dans chaque  circonscription, en tenant compte des réalités territoriales et de la  nécessité de rapprocher les représentants des citoyens. Elle apporte  également une meilleure cohérence entre la structuration  administrative du territoire et la représentation politique. 

– Adoption du projet de décret portant convocation du collège électoral,  ouverture et clôture de la campagne électorale pour l’élection des députés,  l’élection des membres des Conseils départementaux et des Conseils  municipaux de l’année 2025. 

Le présent projet de décret, pris en application des dispositions des  articles 90, 113, 207 et 238 de la loi organique n°001/2025 du 19 janvier  2025, fixe les dates de convocation des différents scrutins de l’année en  cours, porte convocation du collège électoral, ainsi que l’ouverture et la  clôture de la campagne électorale pour l’élection des députés, des  membres des Conseils départementaux et des Conseils municipaux de  l’année 2025. 

Pour l’élection des députés, le collège électoral est convoqué  le samedi 27 septembre 2025 pour le premier tour, et le samedi 11  octobre 2025 pour le second tour. Le scrutin est ouvert à 7 heures et  clos à 18 heures

La campagne électorale pour le premier tour de ladite élection est  ouverte le mercredi 17 septembre 2025 à 00 heure et close  le vendredi 26 septembre 2025 à 24 heures. La campagne pour le  second tour est ouverte le mercredi 1er octobre 2025 et close  le vendredi 10 octobre 2025 à 24 heures

S’agissant de l’élection des membres des Conseils départementaux  et des Conseils municipaux, le collège électoral est convoqué  le samedi 27 septembre 2025. Le scrutin est ouvert à 7 heures et clos  à 18 heures

La campagne électorale pour le tour unique de cette élection est  ouverte le mercredi 17 septembre 2025 à 00 heure et close  le vendredi 26 septembre 2025 à 24 heures

• EN MATIERE DE POLITIQUE GENERALE  

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET  DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE  CHERE 

Le Conseil a approuvé la nomination des banques d’affaires Algest et Rothschild & Cie en qualité de conseils stratégiques et financiers  de la République Gabonaise. 

Ces partenaires accompagneront le Gouvernement dans la définition et  la mise en œuvre de sa stratégie économique et financière, la  mobilisation des ressources nécessaires au financement du Programme  national de croissance, les négociations avec les bailleurs  internationaux, ainsi que dans la coordination des actions liées à la  relance économique. 

Leur mission s’effectuera en lien étroit avec les équipes techniques de  l’État, avec un reporting régulier destiné à éclairer la prise de décision  gouvernementale. 

MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA  DECENTRALISATION 

Le Conseil des Ministres a pris bonne note de la communication  relative à la tenue de la première réunion de la Commission  Nationale de la Décentralisation (CND). 

Organe stratégique prévu par la loi organique n°001/2014 du 15 juin  2015 relative à la décentralisation, la CND est placée sous l’autorité du  Chef du Gouvernement. Elle est chargée de proposer les mesures  concrètes de mise en œuvre de la décentralisation, élaborées par le  Comité Technique de la Décentralisation

La première session de la CND se tiendra à Libreville du 17 au 18 juin  2025, à la suite des réunions techniques organisées en février et mars  2024. Elle a pour objectifs : 

− d’examiner et de valider les mesures de transfert des  compétences proposées par le Comité Technique ; 

− d’adopter le plan national de transfert des compétences de  l’État aux collectivités locales

Cette étape marque une avancée significative dans le processus de  décentralisation. Elle sera suivie par : 

− l’opérationnalisation du Fonds de péréquation des collectivités  locales 

− l’évaluation des capacités des communes chefs-lieux de  province et des collectivités disposant d’un budget supérieur  à un milliard FCFA 

− la tenue des premières Commissions Provinciales de la  Décentralisation 

− la troisième session du Comité Technique de la  Décentralisation 

− l’adoption des décrets de transfert de compétences en  Conseil des Ministres 

− des missions de vulgarisation de la réforme ; 

− ainsi que l’évaluation de sa mise en œuvre par le Centre de  suivi et d’évaluation.

MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES MEDIAS 

Le Conseil a pris bonne note de la communication relative à la  grave crise économique et sociale que traverse La Poste S.A.,  mettant en péril la continuité du service public et plus de 500 emplois  sur tout le territoire.  

Les audits révèlent une gouvernance défaillante : masse salariale  excessive, quasi-absence de recettes, recrutements non justifiés,  primes illégales, absence de reddition des comptes et non-respect de la  réglementation en vigueur. L’entreprise dépend entièrement des  subventions de l’État, devenues insuffisantes pour couvrir les charges  salariales dès juin 2025.  

Face à cette situation critique, le Conseil a pris bonne note du plan de  relance exigé par le Ministre sous sept jours, ainsi que la convocation  d’un Conseil d’Administration exceptionnel.  

Aussi, le Conseil a-t-il approuvé la mise en œuvre des quatre mesures  urgentes notamment un audit externe indépendant, un plan de  restructuration incluant des départs volontaires, un mécanisme de  défaisance pour alléger la trésorerie, et un accompagnement social  préventif. Il s’agit de préserver le service public, d’éviter des troubles  sociaux et de mettre fin à une gestion budgétairement et socialement  insoutenable. 

MINISTERE DE LA MER DE LA PECHE ET DE L’ECONOMIE BLEUE 

Le Conseil des Ministres a examiné et approuvé la communication  relative à la dénonciation de l’Accord de Partenariat dans le secteur  de la pêche entre la République Gabonaise et l’Union Européenne (UE). 

Signé en 2007, cet accord autorise les navires européens à pêcher dans  les eaux sous juridiction gabonaise contre une compensation financière  annuelle. Toutefois, les évaluations récentes révèlent un déséquilibre  manifeste au détriment du Gabon

En conséquence, le Conseil a autorisé le Gouvernement à procéder à  la dénonciation formelle dudit accord et à en notifier la Commission  européenne, conformément aux dispositions prévues par l’article  13 de l’accord. 

Enfin, le Conseil des Ministres a entériné́ plusieurs mesures  individuelles, dont les principales portent sur les nominations  suivantes : 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE 

▪ Cabinet du Président de la République 

– Conseiller Spécial, Chargé de missions du Président de la  République, chargé du Suivi des projets PUDC avec le  Programme des Nations-Unies pour le Développement  (PNUD) : M. Fabrice MINKO. 

▪ UNITE SPECIALE DE SECURISATION ET DU CONTROLE DU  SECTEUR DES HYDROCARBURES (USSCSH) 

Cabinet du Coordonnateur Général 

– Conseiller du Coordonnateur Général : Mme Claude Hermine  NZIENGUI MAGANGA. 

▪ SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT 

Conseillers du Président de la République 

− Mme Fatoumata OPONG YOUSSEF ; 

− Mme Madelène Nadine OWANGA TETEY. 

MINISTERE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET  DES PARTICIPATIONS CHARGÉ DE LA LUTTE CONTRE LA VIE  CHÈRE 

Cabinet du Ministre d’Etat 

– Directeur de Cabinet : M. Régis LOUSSOU KIKI 

– Conseillers Techniques du Ministre 

▪ Mme Sonia Barbara ONDO NDONG 

▪ M. Dénis MEPOREWA 

▪ M. Jean-Marie OGANDAGA NDINGA 

▪ M. Serge MBOULA 

– Chargés d’Etudes 

▪ M. Vance Roddly MOUBA MBININHA 

▪ Mme Nancy Patricia MANGA 

▪ M. Hyllay Ted Worwick SABEFOUMOU 

▪ Mme Nancie Michaelle BARROT IVOLOT 

▪ Mme Gina MAVOUNGOU épouse NDILA YORO 

MINISTRE DE LA DEFENSE NATIONALE 

▪ Cabinet Civil du Ministre 

– Chargé d’Etudes : M. Claude NZIET ELLA  

▪ Cabinet Militaire du Ministre 

− Conseiller Aéronautique : Colonel BOUSSOUGOU Louis Joseph − Conseiller Armement : Commandant WOUNDA Jean Fidèle 

▪ INSPECTION GENERALE DE LA GENDARMERIE NATIONALE 

− Inspecteur Général Adjoint : LieutenantColonel NIENGOU  François 

▪ INSPECTION GENERALE DES FORCES ARMEES 

− Inspecteur Général des Forces Armées : Colonel NDIBA  AMOUNDJI Romain 

− Inspecteur Général Adjoint des Forces Armées : Colonel  MYINDU Louis Ghislain 

▪ SECRETARIAT GENERAL 

– Conseiller du Secrétaire Général : Commandant MANIONY  MANGAMA Théodore 

▪ ETAT-MAJOR GENERAL DES FORCES ARMEES 

– Conseiller du Chef d’État-Major Général des Forces  Armées : Colonel LENDOYE Brice Arnaud 

MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA  DECENTRALISATION 

▪ Cabinet du Ministre 

− Conseiller en Communication : M. Jean Éric NZIENGUI  MANGALA

− Conseiller Technique : M. Nicaise NOMEWA 

− Conseiller chargé de la Police Judiciaire : M. Emmanuel  BOUBATA 

MINISTÈRE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX, CHARGE DES  DROITS HUMAINS 

▪ Cabinet du Ministre 

− Directeur de Cabinet : M. Clauvice NYAMA MOUKETOU − Conseiller Juridique : Mme Gladys ZANG BELLE 

− Conseiller en Communication : Mme Nina ALIBALA LEGNONGO − Conseiller Diplomatique : M. Cyril Jean FANGUINOVENY − Conseiller Technique : M. Hugues Davy ENDAMA NDONG − Conseiller Greffe : M. Joseph SAMBA 

− Conseiller Sécurité Pénitentiaire : Mme Marie-Hélène MELAGA − Conseiller Financier : Mme Esther Nathalie ASSEKO − Conseiller Technique 1 : Mme Léa SAJOUX MPEMBA − Conseiller Technique 2 : M. Jean Théodule NDONG NKOGHE − Secrétaire Particulière du Ministre : Mme Florence Prescille  NKONDESSISSET 

− Secrétaire Particulière du Directeur de Cabinet : Mme Frenelle  LOULA NDOUMBA 

MINISTERE DE LA MER, DE LA PECHE ET DE L’ECONOMIE  BLEUE : 

Cabinet du Ministre : 

– Directeur de Cabinet : M. ABESSOLO MBA Anicet Serge – Conseiller Juridique : M. SIMA METHOGO Kévin Raphael – Conseiller en Communication : M. DUMAIRE Emrique – Conseiller Diplomatique : Mme MBA Fatoumata Maïga – Conseillers Techniques : 

Mesdames : 

– MENYE M’OBIANG Amour Clara 

– NKOANE NDOUTOUME Guylène 

Messieurs : 

– OBIBALAGHA Dimitri 

– BIYOGO OBIANG Hervé Yannick  

– ONDO OBIANG Patrick  

– NZAOU NZAOU Lucas Rufin 

– Chargés d’Études 

Mesdames : 

– MAGHANDZI MADOUNGOU Andrelle Edna 

– NTSAME NANG JERISCA 

Messieurs: 

– MADAMA Guy Godel  

– MANFOUMBI Syrius Melvin  

– BAGUISSY Arnaud 

– MBA NGUEMA NDONG Florick 

– Chargés de Missions 

– Madame NKOULOU NZUE Michelle Prisca 

Messieurs : 

– MEYO MENSEME Raymond Stéphane 

– NDOUTOUME OBAME Jean de Dieu 

– MEKAME MBA Judes Bertrand 

– NDONG MAGANGA Cyrille 

Secrétaire Particulière du Ministre : 

– Madame DAOUDA Aliatou Laure Huguette épse MOUKAGA  MIKIELA 

– Secrétaire Particulière du Directeur de Cabinet : Madame  OYANE NDONG Marie Gisèle  

– Secrétaires de Cabinet 

Mesdames 

– OZOUAKI Mandy-Renée Fernande 

– MINKWE Yasmine Karene épse MBINDZOU 

– EYONO MBA Pascale Virgivile 

MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE 

– M. Fred NTOUTOUME NDONG OBIANGest déchargé de ses  fonctions de Coordonnateur national du Programme d’Urgence  de Développement Communautaire (PUDC).

MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DE LA TRANSFORMATION  LOCALE 

Cabinet du Ministre 

– Directeur de Cabinet : M. Rodrigue Brillant ASSEKO NDONG  (confirmé) ; 

– Secrétaire Particulière du Ministre : Mme Guylaine NOMBO  (confirmée) ; 

– Secrétaire du Directeur de Cabinet : Mme ANGUILET  NKENGANI Aurore Isis Eléonore (confirmée) 

– Conseillers du Ministre 

• Monsieur Herman Brice YOUMINI BOUNGOUENDE ; • Monsieur Pascal NDONG NGOUA ; 

• Monsieur Jean François YANDA, précédemment Directeur  Général de l’Industrie et de la Coordination des Activités  Industrielles 

• Madame Anita NOLLET épouse ANGOUNA (confirmée) ; • Monsieur Claude ASSE BIYOGHE, (confirmé) ; 

• Madame Hortense MANDJA (confirmée) ; 

– Conseiller en Communication : Monsieur Patrick MESSI  M’EYENE (confirmé) ; 

– Conseiller Diplomatique : Monsieur REGNONGO OMBANGO  Yannick Romuald (confirmé) ; 

– Conseiller Juridique : Monsieur ONDZAGA ZOMO Pierre  (confirmé) ; 

– Chargés d’Etudes :  

• Monsieur Jules NGUEMA ESSONE (confirmé) ; 

• Madame Geny Carole IGABOUYI épouse NZE YOUGUAH  (confirmée) ; 

• Monsieur Axel Junior KOMBILA (confirmé) ; 

– Secrétaires de cabinet : 

• Madame Aude BIGNANY MAVOUROULOU  (confirmée) ; 

• Madame Patricia ASSOUMOU (confirmée) ; 

– Chef du Protocole : Madame Laeticia BITEGHE (confirmée) ; 

– Aide de camp : Brigadier-Chef Major Rufin Bruno Aldrin IMALET,  (confirmé) ; 

– Agents de Sécurité :  

– Sergent OBIANG BOUROUBOU Ulrich Lidvin (confirmé) ; – Brigadier NGUEMA BIBANG Chrislin Campos (confirmé) ; – Chargés de missions :  

– Monsieur Rodrigue MOUNDOUNGA (confirmé) ; 

– Monsieur Ulrich NGUEMA ATTIA (confirmé) ; 

– Monsieur AKUE MENGOME Mathieu ; 

– Monsieur MINKO MI ANGOUE Isidore ; 

-Chauffeur Particulier : 

– Sergent-Chef NGORE OTIGHA Orphe-Dimitri (confirmé) ; 

MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’ELEVAGE ET DU  DEVELOPPEMENT RURAL 

− Directeur de Cabinet : M. Florentin GOMA, confirmé. − Conseiller Juridique : M. Jean Sylvère MVE MINTO’O, confirmé. − Conseiller en Communication : M. Valère ATEBA, confirmé. − Conseiller Diplomatique : M. Parfait Wilfried DOUKAGA KASSA − Conseillers Techniques : 

o M. Jean Robert MEZUI M’OBAME 

o M. Rubain GODA, confirmé. 

o M. Tristan NONDAH, confirmé. 

o M. Eric MISSAMBA, confirmé. 

o M. Ange MAVOUNGOU MBOUMB 

o M. Yves Richard IDIATA 

− Chargés d’Études : 

o Guy Roger ROMBONOT MOUSSAVOU, confirmé. 

o Hervé MAGAYA, confirmé. 

o Bayonne MAVOUNGOU KOUMBA 

o Rodrigue MEZEME TOMO 

− Chargés de Missions : 

o Mme Natacha KOMBA, confirmée. 

o M. Octave MBOUMBA, confirmé. 

o Mme Amélie GUIEMA GUISSIGA

o M. Lucien IBINGA IBINGA 

− Secrétaire Particulière du Ministre : Mme Marie-France SOUZA  BORA, confirmée. 

− Secrétaire de Cabinet :  

o Mme Olivia Justine Marie-Claire Paulette NDONG EYI o Mme Véronique MAROUNDOU 

o Mme Syze Armelle KABOU 

− Secrétaire Particulière du Directeur de Cabinet : Mme Roight  Diana OLOMO MIHINDOU 

− Chef du Protocole : Mme Alda Lydwine MAROUNDOU,  confirmée. 

− Chauffeur Particulier du Ministre : M. Nedy Rosny MALONDA NZIGOU, confirmé. 

Je vous remercie.

France : Une fillette de douze ans passe le bac cette année

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Lucie Le Balc’h s’apprête à relever un défi hors du commun : passer le baccalauréat. Elle a débuté les épreuves cette semaine.

Selon BFMTV, qui a recueilli son témoignage, Lucie est scolarisée au lycée Michelet de Nice, un établissement spécialisé pour les élèves à haut potentiel intellectuel (HPI). Elle a sauté plusieurs niveaux:  le CP, le CE1, la cinquième et la quatrième et se distingue par une impressionnante précocité.

Lucie parle cinq langues : français, anglais, espagnol, coréen et russe. Elle se passionne pour les mathématiques et le piano, disciplines qu’elle considère à la fois exigeantes et apaisantes. « C’est hyper satisfaisant de répondre aux défis », confie-t-elle à BFMTV.

Le grand public l’a découverte en 2022 dans l’émission Prodiges, sur France 2, où elle interprétait du Chopin à seulement 9 ans. Aujourd’hui, elle rêve de devenir pianiste ou neurologue.

Lucie Le Balc’h incarne une jeunesse brillante, curieuse et passionnée, bien décidée à aller au bout de ses ambitions.

Gabon : De victimes à mères forcées, un triste sort pour les jeunes filles violées

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Dans un pays où l’accès à l’interruption volontaire de grossesse est extrêmement limité, les filles enceintes, à la suite d’un viol, sont souvent abandonnées à leur sort. Condamnées à porter et élever un enfant qu’elles n’ont pas choisi, elles deviennent deux fois victimes : de leurs agresseurs, et d’un système qui refuse de les protéger.

L’histoire est racontée par le quotidien l’Union, dans sa version en ligne. C’est au quartier Ibanga, dans le 1er arrondissement de Tchibanga qu’une enfant de 12 ans, identifiée sous les initiales C.N.M., a été retrouvée enceinte après avoir été violée à plusieurs reprises par un homme de 47 ans, aujourd’hui détenu et en attente de jugement devant la Cour criminelle de Mouila. L’Union précise que «c’est grâce à un appel téléphonique d’une personne de bonne foi que la Police judiciaire (PJ) de Tchibanga a mis fin à l’intense souffrance morale et physique qu’endurait C. N. M.»

Il faut noter que dans la logique populaire de nos coutumes, chaque grossesse issue d’un viol est une tragédie. Chaque enfant mère est une urgence. Et chaque silence est une complicité. Ce cas, qui n’est pas isolé, devrait relancer le débat sur l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) au Gabon.

Ce que dit la loi gabonaise

Au Gabon, il s’agit d’interruption thérapeutique de grossesse (ITG) et non d’interruption volontaire de grossesse. Cette ITG ne peut être pratiquée qu’avant un délai de dix semaines dans les trois cas suivants : lorsqu’il a été prouvé que l’enfant conçu naîtra avec des malformations physiques graves ou incurables. Si la grossesse compromet la vie de la mère. Si le cas de viol ou d’inceste est prouvé par un comité médical et que celui-ci autorise l’intervention. Cependant dans les faits, très peu de victimes obtiennent ce droit. Les procédures sont longues, complexes et rarement engagées à temps. Une enfant enceinte après un viol n’a quasiment aucune chance d’avoir accès légalement à l’IVG, surtout dans les provinces.

Des obstacles administratifs et culturels

Même si la loi gabonaise prévoit une exception pour les cas de viol, il faut qu’une plainte soit déposée, que les preuves soient réunies et que les médecins acceptent d’intervenir. Ce processus peut prendre des semaines, voire des mois. La plupart des victimes si elles ont tenté de poursuivre l’affaire, abandonnent avant leur terme. A cela s’ajoutent des tabous culturels contraignants. Dans certaines communautés, l’avortement est assimilé à un meurtre, quelle qu’en soit la cause. Le poids des traditions, de la religion ou de la honte rend le débat presque impossible dans l’espace public.

Des adolescentes condamnées à la maternité

Ce sont souvent des filles très jeunes qui se retrouvent prises au piège de cette législation : violées, enceintées, stigmatisées, exclues du système scolaire et sans accès à une prise en charge adaptée. On impose une maternité forcée à des enfants qui n’ont même pas eu le droit d’enfance.

Dans les zones rurales, l’accès aux soins est déjà limité. L’idée même de faire une demande d’avortement légal est parfois inconnue. Résultat : ces grossesses vont à terme dans des conditions précaires, avec des conséquences dramatiques sur la santé physique et mentale des victimes. Face à l’augmentation des cas de violences sexuelles, les voix se multiplient pour réclamer une réforme de la loi gabonaise. Mais le sujet reste hautement sensible. Aucun projet de loi n’est officiellement à l’étude. Et dans l’arène politique, rares sont les responsables prêts à aborder frontalement cette question.

Cependant, dans certains pays africains, la législation sur l’IVG a été totalement libéralisée, sans conditions restrictives. La Tunisie a été pionnière en la matière, en légalisant l’avortement dès 1973. L’Afrique du Sud a suivi en 1997, tout comme le Cap-Vert la même année. Le Mozambique a adopté une loi similaire en 2014. Le Bénin a légalisé l’IVG, jusqu’à 12 semaines de grossesse, en 2021.

Au Gabon, la loi actuelle n’offre ni protection suffisante, ni compassion réelle à l’égard des victimes de grossesse non désirée. L’indignation ne suffit plus, il faut des mesures concrètes : cellules d’écoute dans les écoles, centres d’accueil pour adolescentes enceintes, suivi psychologique gratuit, procédures judiciaires accélérées pour les cas de viols sur mineures. Laisser ces enfants devenir mères de force, c’est prolonger la violence qu’elles ont déjà subie.

Gabon : Une compétition de taekwondo en hommage à Omar Bongo

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Les 7 et 8 juin, Libreville va accueillir un grand événement sportif : la première édition de la Coupe du Président, un tournoi international de taekwondo organisé par le Centre International de Taekwondo Omar Bongo Ondimba (CITOBO), avec l’aide de la Fondation Omar Bongo Ondimba.

Des équipes de plusieurs pays africains, entre autres le Gabon, la République Démocratique du Congo ou encore la Centrafrique vont s’affronter au Palais des sports de Libreville. L’idée est de célébrer le sport, l’unité, le respect et le dépassement de soi dans une ambiance conviviale et festive.

Mais cette coupe a aussi une signification particulière : elle rend hommage à Omar Bongo Ondimba, ancien président du Gabon, décédé le 8 juin 2009 à Barcelone. Pour marquer ce moment, tout le public est invité à venir nombreux au Palais des Sports, où l’entrée est gratuite pendant les deux jours.

Cet événement bénéficie du soutien de plusieurs partenaires, principalement la Fondation Omar Bongo, le ministère des Sports, Sobraga, XXL Gabon, l’Office du Sport, AFG Bank, la Fédération gabonaise de taekwondo, et d’autres entreprises locales et internationales.

C’est donc un week-end placé sous le signe du sport, de la mémoire et du partage qui attend les habitants de Libreville.

Gabon : Une semaine de mobilisation contre la pollution plastique

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La Semaine nationale de l’environnement a été lancée, le lundi 2 juin 2025, à l’arboretum de Sibang, dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville. Cet événement s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée chaque 5 juin.

Placée sous le thème « Lutte contre la pollution », l’édition 2025 met particulièrement l’accent sur les dangers du plastique, devenu un des polluants les plus fréquents. En ouvrant les festivités par une messe œcuménique, le Gabon a prioritairement confié les efforts environnementaux du pays à Dieu et rendre hommage aux acteurs engagés, rapporte Gabonreview. « Il faut transformer nos mentalités pour protéger la vie », a déclaré Stanislas Stephen Mouba, directeur général de l’Environnement. Il rappelle que la pollution plastique touche tous les secteurs : foyers, industries et administrations.

Tout au long de la semaine, des activités variées sont prévues : campagnes de sensibilisation dans les écoles, conférences, dialogues avec les bailleurs de fonds et les agences onusiennes, ainsi que des opérations de nettoyage. Cette mobilisation s’inscrit dans la dynamique amorcée par la loi d’août 2024 interdisant les plastiques à usage unique.

Créée en 1972 par l’ONU, à la Conférence de Stockholm, la Journée mondiale de l’environnement a pour objet la sensibilisation de la population sur la protection de la planète. L’édition 2025 marque son 50ᵉ anniversaire et mobilise des millions de citoyens à travers le monde.

Alors que la communauté internationale se prépare à adopter un traité mondial contre la pollution plastique, le Gabon réaffirme sa volonté à jouer un rôle actif dans la préservation des écosystèmes et la construction d’un avenir durable.

Mali : Couvre-feu instauré à Ségou, la liberté de circulation restreinte pour trente jours

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Par une décision du Gouverneur de la région, à compter du mercredi 4 juin 2025, la mesure vise à restreindre la liberté de circulation des personnes et des véhicules entre 21 heures et 6 heures du matin, dans la région de Ségou.

Concrètement, la décision stipule l’instauration de ce couvre-feu sur l’ensemble du territoire de la région de Ségou. Et de préciser que durant cette période, la liberté de mouvement est restreinte pour tous, à l’exception des véhicules et engins de service des forces de défense et de sécurité, ainsi que des ambulances munies d’un ordre de mission.

L’application de cette mesure sera conduite sous la responsabilité du commandant de la Zone de défense n°2, du commandant de région n°4 de la gendarmerie nationale, du commandant de la 4e région de la Garde nationale, et des directeurs régionaux de la Police nationale et de la Protection civile.

Cette décision intervient dans un contexte où les autorités maliennes, à travers le ministère de l’Administration territoriale, voudraient maintenir l’ordre et la sécurité publique. En outre, tout comme plusieurs localités du pays, la région de Segou est fortement frappée par l’insécurité grandissante avec des multiples attaques des groupes armés terroristes depuis plusieurs années.

Gabon : Après la clôture des Olympiades de l’Education, la ministre d’Etat félicite les participants

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Alors que les Olympiades de l’Education nationale se sont achevées le lundi 2 juin 2025, Camélia Ntoutoume Leclercq a marqué cet événement par une visite symbolique et chaleureuse aux lauréats.

C’est au Centre multisectoriel de Nkok, lieu d’hébergement des participants, où la ministre de d’Etat s’est rendue, pour les rencontrer avant le retour dans leurs localités respectives, notamment pour ceux venant de l’intérieur du pays. A travers cette démarche personnelle, la ministre d’Etat a souhaité féliciter les jeunes lauréats pour leur engagement et leurs performances remarquables, tout en leur adressant un message d’encouragement sincère.

Cette première édition des Olympiades, organisée par le ministère de l’Education nationale, visait à stimuler l’excellence académique et à valoriser les talents issus de toutes les localités du pays. Les jeunes ont concouru dans diverses disciplines. Camélia Ntoutoume Leclercq a également réaffirmé la volonté du gouvernement à renforcer ce type d’initiative éducative, en vue de créer un climat de saine émulation au sein du système scolaire national.

Gabon : Après la clôture des Olympiades de l’Education, la ministre d’Etat félicite les participants

Alors que les lauréats vont regagner leurs régions d’origine, avec le sentiment du devoir accompli, cette expérience unique, ponctuée d’apprentissages et de rencontres, les aura marqués durablement.

En clôturant sa visite, Camélia Ntoutoume Leclercq a encouragé chacun des participants à demeurer des ambassadeurs du savoir, de la discipline et de l’excellence.

[Communiqué] : Appel à candidature M&D juillet 2025

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L’ambassade de France au Gabon et le ministère de la Communication et des Médias, en partenariat avec Médias & Démocratie (M&D) et Médias & Démocratie Gabon (M&D-G), organise une session de formation afin de renforcer compétences de 20 journalistes gabonais et de promouvoir ainsi un accès à une information indépendante, fiable et de qualité.

La formation sera assurée par Médias & Démocratie et sa section Gabon. Fondée en 2016, cette plateforme euro-africaine favorise l’échange de savoirs et le partage d’expériences entre journalistes africains et européens afin de renforcer le rôle central des médias dans les processus de transition démocratique engagés sur le continent.

La session de quinze jours aura lieu à Libreville (lieu à confirmer) et portera sur les thématiques suivantes :

  • du 7 au 11 juillet : « Traiter, décrypter et contextualiser une actualité 
  • du 14 au 18 juillet : « Journalisme et processus électoraux » ;

Une conférence-débat de clôture, en présence des journalistes formés, sera animé par des intervenants extérieurs le 17 juillet dans les locaux de l’Institut français du Gabon.

Vingt journalistes issus de différents types de médias (papier, radio, TV, Web, blogs, etc.) seront sélectionnés. Un équilibre femmes-hommes et médias publics-médias privés sera visé.

Si vous souhaitez faire acte de candidature, merci de bien vouloir transmettre une lettre de motivation, un CV ainsi qu’une carte d’accréditation presse, avant le 20 juin, à l’adresse suivante :

ariel.ehud14@gmail.com

La sélection finale sera ensuite opérée par l’ambassade de France au Gabon et le ministère de la Communication et des Médias.

Gabon : Un détenu élargi de la prison après plus de deux semaines de la fin de sa peine

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Libreville, 31 mai 2025 – Après avoir purgé la totalité de sa peine, David N., incarcéré au pénitencier de Libreville pour détention de stupéfiants, n’a recouvré la liberté que dix-sept jours après la date prévue. Une situation révélatrice des lenteurs administratives qui continuent d’entraver le bon fonctionnement du système judiciaire gabonais.

Le jeune homme avait été placé sous mandat de dépôt, le 10 février 2025, avant d’être jugé le 14 avril suivant. Le verdict, rendu le 30 avril, le condamnait à trois mois d’emprisonnement, une peine qui arrivait à son terme le 10 mai. Pourtant, ce n’est que le vendredi 30 mai que l’intéressé a finalement été remis en liberté.

Alertée par la famille du détenu le 25 mai, l’ONG SOS Prisonniers Gabon s’est rapidement mobilisée. Dès réception du signalement, l’organisation a entamé une série de démarches auprès des autorités judiciaires, notamment au tribunal. Le 27 mai, face à l’inaction persistante, elle a officiellement saisi le Procureur de la République, appelant à une intervention rapide. Le vendredi 30 mai, une nouvelle visite au parquet a permis à l’ONG de rassurer que la libération de David N. serait enfin effective dans la journée. Ce que la famille du jeune homme a confirmé dès le lendemain.

Dans un communiqué, SOS Prisonniers Gabon a salué la réactivité du Procureur, tout en rappelant que ce genre de dysfonctionnement porte atteinte aux droits fondamentaux des détenus. ⁠« Nous remercions vivement le Procureur de la République pour sa diligence. Cette libération tardive montre toutefois combien notre combat pour une justice équitable et efficace demeure d’actualité », a souligné l’association.

En toile de fond, cet épisode illustre les failles persistantes de l’administration pénitentiaire et judiciaire. Et la nécessité d’une réforme en profondeur pour garantir le respect des délais légaux. Pour SOS Prisonniers Gabon, ce combat s’inscrit dans une dynamique plus large, celle d’un élan citoyen en faveur de l’indépendance, de l’efficacité et de l’humanisme de la justice gabonaise.