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[TRIBUNE LIBRE] « Je condamne avec la plus grande fermeté les insultes faites au Président, à sa mère, à son épouse et au peuple gabonais »

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Après la diffusion d’une vidéo visant la vie privée du président Brice Clotaire Oligui Nguema, de son épouse et de sa mère, l’indignation grandit au Gabon. Face aux dérives injurieuses de l’activiste gabonais Ange Landry Mbeng, alias Lanlaire, Hugues Ongoundou sort du silence. Dans cette tribune libre, ce citoyen gabonais dénonce un naufrage civique et moral, et annonce engager des poursuites judiciaires personnelles pour défendre la dignité des institutions et de la famille.

Il existe des moments où le silence n’est plus acceptable. Les propos d’une obscénité particulièrement grave récemment proférés contre le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, son épouse, la Première Dame Zita Oligui Nguema, ainsi que sa mère, ont franchi, à mes yeux, une ligne rouge.

Je tiens à le dire clairement : je ne prends pas cette position en qualité de militant, de partisan ou de représentant d’une quelconque organisation. Je le fais en tant que Gabonais.

On peut critiquer le Président de la République. On peut contester ses décisions, son action et ses orientations. La liberté d’expression et le débat contradictoire sont indispensables à une démocratie.

Mais rien ne peut justifier que le débat politique se transforme en déferlement d’obscénités visant une mère, une épouse et une femme. Trop, c’est trop.

Ce n’est plus seulement le Président qui est visé

À travers de telles attaques, ce ne sont pas seulement des personnes qui sont insultées. C’est une conception entière de notre société qui est mise à mal.

Insulter une mère de manière obscène, c’est toucher symboliquement à toutes nos mères.

S’attaquer de manière indécente à une femme parce qu’elle est l’épouse du Président, c’est banaliser un comportement qui pourrait demain viser nos propres femmes, nos sœurs et nos filles.

Nous ne pouvons pas accepter que la vulgarité devienne un instrument de confrontation politique. Nos mères ne sont pas des armes politiques. Nos femmes ne sont pas des cibles politiques. Nos familles ne sont pas des terrains de bataille.

L’activisme n’est pas une immunité

Se présenter comme activiste ne confère aucun droit particulier à l’insulte. L’activisme véritable consiste à défendre des idées, à dénoncer des faits, à apporter des preuves, à proposer des solutions et à accepter la contradiction.

L’insulte n’est pas un argument. L’obscénité n’est pas du courage. La violence verbale n’est pas du militantisme.

La liberté d’expression implique également la responsabilité de répondre de ses propos lorsqu’ils franchissent les limites prévues par la loi.

J’ai décidé de prendre mes responsabilités

Face à cette situation, je ne resterai pas simplement spectateur. J’ai d’ores et déjà pris attache avec un avocat, que je rémunérerai personnellement et à mes propres frais, afin d’examiner les suites judiciaires appropriées et de déposer plainte auprès des autorités compétentes.

Je veux être extrêmement clair : il s’agit d’une démarche personnelle, solitaire et citoyenne.

Personne ne m’a mandaté. Personne ne finance cette initiative. Je n’agis au nom d’aucun parti politique, d’aucune institution et d’aucune organisation.

Je le fais parce que je considère qu’à un moment donné, chaque citoyen doit prendre ses responsabilités.

Si le Président de la République, sa famille ou son entourage décident de ne pas donner suite à ces propos, pour les raisons qui sont les leurs, cela relève de leur liberté et de leur appréciation.

Mais moi, en tant que citoyen gabonais, je considère que je ne peux pas laisser passer ce qui, à mes yeux, constitue une banalisation dangereuse de l’insulte et de l’atteinte à la dignité.

Ce combat dépasse une personne

Il ne s’agit pas de défendre le Président contre ses opposants. Il s’agit de défendre une limite. Car demain, ce ne sera peut-être plus la mère ou l’épouse d’un Président qui sera visée.

Ce sera peut-être la mère d’un citoyen ordinaire, son épouse, sa sœur ou sa fille.

C’est précisément pour cette raison que je prends position aujourd’hui.

Parce que défendre la dignité d’une personne, ce n’est pas nécessairement défendre ses opinions. C’est parfois simplement défendre un principe.

Et le principe que je défends est simple :

On peut combattre politiquement un homme sans insulter sa mère.

On peut contester un Président sans humilier son épouse.

On peut être activiste sans abandonner son humanité.

Le Gabon mérite mieux.

Notre peuple mérite mieux.

Nos familles méritent mieux.

Nos mères, nos femmes, nos sœurs et nos filles méritent mieux.

Alors, oui : TROP, C’EST TROP.

Je prendrai mes responsabilités, personnellement et à mes propres frais. Parce que la dignité du peuple gabonais ne doit pas devenir la variable d’ajustement de la violence politique sur les réseaux sociaux.

Par Hugues Ongoundou, président de la fédération des communautés africaines des alpes maritimes et Monaco, Entrepreneur plurisectoriel de la diaspora, Acteur social

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