La 3e édition de la Caravane touristique du Gabon a été lancée le 24 avril 2026 par la ministre du Tourisme durable et de l’Artisanat, Marcelle Itsitsa-Ibinga, visant à structurer le secteur et valoriser le patrimoine local à travers trois circuits stratégiques. Après le succès de l’édition précédente, ce projet ambitionne d’irriguer le territoire et de faire du tourisme un levier économique majeur au service des communautés, rapporte le média en ligne.
Derrière le protocole, les chiffres témoignent d’une montée en puissance : l’édition précédente a généré 437 emplois saisonniers et attiré près de 3 800 visiteurs. Si ces retombées restent modestes à l’échelle internationale, elles s’avèrent cruciales pour un secteur en pleine structuration. Longtemps délaissé, le tourisme s’impose désormais comme un pilier de la diversification économique nationale.
Inscrite dans la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema, la Caravane 2026 entend briser l’isolement des zones enclavées. L’objectif est de faire circuler les flux financiers et les visiteurs de Lambaréné jusqu’aux confins des frontières.
Pour cette édition, la stratégie repose sur trois circuits majeurs. Le Sud-Ouest : une immersion entre lagunes et littoral (Lambaréné, Mouila, Tchibanga et Gamba). Le Haut-Ogooué : un focus sur les reliefs de Franceville et Bongoville. Le Woleu-Ntem : une ouverture vers le Grand Nord et la zone stratégique des « trois frontières » via Oyem et Bitam.

Structurer l’offre locale
Pour Marcelle Itsitsa-Ibinga, l’enjeu dépasse la simple promenade. « Cette 3e édition ne se contente pas de faire voyager, elle structure des parcours thématiques pour une découverte exhaustive de notre patrimoine », a martelé la ministre.
L’idée est de transformer chaque étape en un écosystème rentable. Artisanat, gastronomie et traditions locales ne sont plus seulement des curiosités, mais des produits générateurs de revenus directs pour les communautés locales.
Le défi de la pérennité
Le concept séduit, mais le plus dur reste à faire : transformer l’essai. La réussite de ce pari dépendra de la capacité de l’Etat à moderniser durablement les infrastructures et à faciliter l’accès aux sites.
L’ambition finale est de faire du Gabonais le premier ambassadeur de sa destination. Un défi de souveraineté touristique qui semble, cette fois, véritablement lancé.