Blanchi par la justice gabonaise après des mois d’une tempête médiatique sans précédent, l’homme d’affaires et ancien ministre Hervé Patrick Opiangah réclame désormais la restitution intégrale de ses effets personnels. Réunis en point de presse ce lundi 6 juillet à Libreville, ses avocats ont salué le triomphe du droit, tout en dénonçant la rétention injustifiée des certains effets personnels, notamment des documents stratégiques, dont ses passeports, qui paralyse ses activités économiques.
L’épilogue judiciaire est désormais scellé, mais les répercussions de l’affaire continuent de d’alimenter les conversations dans la capitale gabonaise. Ce lundi 6 juillet, le siège de l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS) à Libreville a servi de tribune aux conseils d’Hervé Patrick Opiangah. Face aux médias, le collectif d’avocats de l’ancien député de Mounana a exprimé un profond soulagement mâtiné d’une exigence de rigueur.
Pour la défense, le verdict prononcé marque la fin d’un long calvaire pour ce leader politique et opérateur économique de premier plan. Les avocats ont tenu à saluer publiquement l’indépendance et le professionnalisme de la magistrature gabonaise. Selon eux, l’institution a su résister à la pression de l’opinion publique pour faire triompher la vérité factuelle sur les rumeurs destructrices.
Un dossier aux lourdes accusations vidé de sa substance
Pour comprendre l’enjeu de cette sortie médiatique, il faut remonter à la fin de l’année 2024. À cette époque, le Gabon assiste, stupéfait, au déclenchement d’une procédure judiciaire visant Hervé Patrick Opiangah, accusé d’inceste par son ex-compagne. L’onde de choc est immédiate. Elle déclenche l’ouverture d’une information judiciaire, jalonnée de perquisitions spectaculaires et de saisies conservatoires de ses biens.
Cependant, l’édifice de l’accusation s’est rapidement lézardé. Coup de théâtre au cours de l’instruction : la jeune fille au cœur du dossier brise le silence pour contester publiquement et formellement les faits qui lui étaient prêtés. Confrontée à ce revirement majeur et à l’absence totale de preuves matérielles, l’enquête s’est logiquement soldée par un non-lieu définitif, blanchissant totalement l’ancien ministre.
Passeports retenus : « Une catastrophe pour ses affaires »
Si le volet pénal est clos, le volet matériel, lui, s’apparente désormais à un bras de fer administratif. Certes, une partie du patrimoine saisi a été restituée à son propriétaire. Mais pour la défense, le compte n’y est pas. Plusieurs effets hautement personnels et stratégiques restent sous clé dans les tiroirs de la justice, notamment du matériel informatique, un écran plasma et, surtout, les deux passeports de l’homme d’affaires.
Une situation jugée aberrante et abusive par ses conseils juridiques. « Hervé Patrick Opiangah doit récupérer ses biens intégralement. Il a besoin de ses passeports pour circuler. C’est un homme libre », a martelé l’un de ses défenseurs face aux journalistes. Avant d’ajouter, pour souligner l’urgence de la situation : « Un homme d’affaires a des voyages à entreprendre. Priver un homme comme lui de ses passeports, c’est une catastrophe pour ses affaires. »
Un appel pressant aux autorités compétentes
Pour le collectif d’avocats, le droit est pourtant limpide : le non-lieu étant prononcé, plus aucun fondement légal ne peut justifier la rétention de ces objets. Les conseils de l’ancien député exhortent donc les autorités compétentes à exécuter pleinement et sans délai la décision de justice, afin de clore définitivement ce chapitre douloureux.
Cette offensive médiatique trace une ligne rouge claire. Désormais lavé de tout soupçon, Hervé Patrick Opiangah refuse de rester un citoyen à la liberté de mouvement entravée. La restitution de ses documents de voyage s’impose désormais comme la condition sine qua non pour que cet acteur majeur de la vie publique gabonaise puisse reprendre le cours normal de ses activités nationales et internationales.
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