Deux mois après la reprise des cours de deuxième année à l’EPCA, dix étudiants régulièrement admis au concours professionnel demeurent exclus de leur formation. Une situation qui soulève des interrogations sur le respect des procédures administratives.
Depuis le 11 mai dernier, les enseignements ont officiellement repris pour les étudiants de deuxième année de l’École de Préparation aux Carrières Administratives (EPCA). Pourtant, dix étudiants internes, admis régulièrement au concours professionnel, restent privés d’accès à leur formation et attendent toujours qu’une solution soit trouvée.
À l’origine de cette situation, les intéressés évoquent une décision prise par le dirigeant sortant de l’EPCA, récemment promu directeur général de l’ENA lors du dernier Conseil des ministres. Celui-ci aurait imposé la réorientation d’étudiants officiellement admis en filière Diplomatie, une mesure que les concernés jugent dépourvue de fondement légal. Selon eux, aucun procès-verbal ni aucune notification officielle ne leur ont été transmis pour justifier cette réaffectation.
Cette situation touche des agents de l’État comptant entre dix et vingt années de service. Pères et mères de famille, ils avaient réussi le concours professionnel organisé après la relance de cette procédure, qui avait mobilisé près de 16 000 candidats. Leur ambition était d’accéder à une catégorie professionnelle supérieure, en intégrant le niveau B1 pour certains et B2 pour d’autres, conformément aux résultats obtenus.
Face à ce qu’ils considèrent comme des manœuvres administratives irrégulières, les dix étudiants assurent avoir privilégié, jusqu’à présent, la voie du dialogue et des démarches administratives, sans médiatisation ni confrontation. Leur objectif demeure inchangé : retrouver leur place au sein de la filière Diplomatie afin de poursuivre normalement leur cursus, dans le cadre des concours professionnels rétablis après plusieurs années de gel.
Toutefois, les multiples sollicitations adressées aux autorités compétentes seraient restées sans réponse. Une absence de réaction qui nourrit l’incompréhension et alimente les interrogations. Faut-il systématiquement en arriver à un bras de fer pour obtenir le règlement de dossiers relevant de la gouvernance administrative ? Ou certains responsables continuent-ils d’ignorer les hautes orientations fixées par le Président de la République ?
Pour les étudiants concernés, la reprise des concours professionnels constitue pourtant l’une des réformes majeures engagées durant la transition sous l’impulsion du chef de l’État. Cette réforme, largement saluée par l’opinion, s’est traduite par un assouplissement des conditions d’âge, le doublement du nombre d’admis, passé de 450 à 900, ainsi que l’ouverture de l’ensemble des filières sans restriction. Les dix étudiants espèrent désormais que ces principes trouveront une application effective dans leur propre situation.
En attendant une décision des autorités compétentes, ces dix étudiants demeurent dans l’incertitude, convaincus que le respect des règles administratives et de l’égalité de traitement reste le meilleur gage de crédibilité des réformes engagées au sein de la fonction publique.
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