Menée de deux buts à un quart d’heure du coup de sifflet final, l’Argentine a signé l’un des plus grands retournements de situation de l’histoire de la Coupe du Monde. Portée par un Lionel Messi en larmes au coup de sifflet final, l’Albiceleste élimine de valeureux Pharaons (3-2) au terme d’un match totalement irrationnel.
Le football a ceci de magique qu’il peut basculer dans l’irréel en l’espace de quelques minutes. Ce mardi 7 juillet au Stade d’Atlanta, l’Égypte a caressé le plus grand exploit de son histoire moderne. Solides, disciplinés et redoutables en contre-attaque, les hommes de Hossam Hassan menaient de deux buts. Ils tenaient les tenants du titre à leur merci. Mais l’orgueil des champions du monde et le génie de leur capitaine ont fini par briser le rêve égyptien, transformant une élimination historique en une qualification héroïque pour les quarts de finale.
Le piège parfait des Pharaons
Dès l’entame de ce huitième de finale, le plan tactique égyptien s’est déployé avec une précision chirurgicale. Face au 4-4-2 de Lionel Scaloni, les Pharaons ont piqué les premiers. Sur un corner joué à trois, Marwan Attia a déposé un centre millimétré au second poteau pour Yasser Ibrahim, dont la tête puissante a laissé Emiliano Martínez de marbre (0-1, 15e).
Sonné, le bloc argentin a tenté de réagir immédiatement. À la 21e minute, Nicolás Tagliafico s’est écroulé dans la surface de réparation, offrant un penalty à l’Albiceleste. Mais dans un duel psychologique intense, le portier d’Al Ahly, Mostafa Shobeir, a sorti le grand jeu en détournant magistralement la tentative de Lionel Messi. Multipliant les parades miraculeuses face à Alexis Mac Allister puis Julián Álvarez, Shobeir a écoeuré les attaquants sud-américains pendant toute la première période.
Le coup de massue de Ziko et la fronde égyptienne
Au retour des vestiaires, le scénario a tourné au cauchemar pour les Argentins. Sur une merveille de contre-attaque amorcée par le capitaine Mohamed Salah, Mostafa Ziko a été trouvé dans la surface pour crucifier Martínez d’une frappe imparable (0-2, 67e). À cet instant précis, le stade d’Atlanta a vacillé : l’Argentine était virtuellement éliminée.
C’est le moment qu’a choisi l’Albiceleste pour puiser dans ses ressources physiques et mentales les plus profondes. La révolte a sonné à la 78e minute. Sur un coup de boutoir offensif, le défenseur Cristian Romero a réduit l’écart d’une tête rageuse (1-2). À peine quatre minutes plus tard, profitant d’un immense cafouillage dans la surface de réparation, Lionel Messi s’est racheté de son penalty manqué en envoyant une volée surpuissante au fond des filets (2-2, 83e).
Alors que l’on se dirigeait vers les prolongations, l’Argentine a porté l’estocade finale sur un contre éclair conclu de la tête par Enzo Fernández dans le temps additionnel (3-2, 90e+2). Une fin de match incandescente, marquée par une pluie de cartons jaunes contre le banc égyptien, fou de rage face à certaines décisions arbitrales de M. François Letexier.
Messi seul au sommet, le Maroc dernier espoir africain
Grâce à cette égalisation cruciale, Lionel Messi s’installe seul sur le trône des meilleurs buteurs de cette Coupe du Monde 2026 avec 8 réalisations à son actif. Le septuple Ballon d’Or distance désormais d’une unité ses grands rivaux Kylian Mbappé (7 buts) et Erling Haaland (7 buts).
Si la détresse est immense pour l’Égypte, cette élimination marque également un coup d’arrêt pour le football africain, qui perd l’un de ses plus fiers représentants. Désormais, tous les espoirs du continent reposent sur les épaules du Maroc. Seuls rescapés en quarts de finale, les Lions de l’Atlas s’apprêtent à défier l’Équipe de France dans un choc qui s’annonce d’ores et déjà explosif. De son côté, l’Argentine retrouvera la Suisse pour une place dans le dernier carré.
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