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Yvon Bamba : « Le CTRI est venu sauver le Gabon »

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La parole à un Gabonais multidimensionnel. Il fait partie d’une génération dont la promotion des valeurs est un comportement. Il a été de tous les rendez-vous politiques de ces trois dernières décennies. Pour La Loupe, il retrace son vécu et positive sur l’avenir de notre pays, sous la gouvernance du CTRI et son chef Brice Clotaire Oligui Nguema. Lecture !

Gabonclic.info. Qui est Yvon Bamba ?

Yvon Bamba : l’homme que je suis a plusieurs casquettes : enseignant, homme politique et ministre de l’Évangile. L’enseignement c’est ma profession, la politique ma passion et le ministère biblique, l’appel de Dieu pour ma vie.

Parlez-nous un peu de vous !

Après ma formation à l’Ecole normale supérieure de Libreville (ENS), j’ai servi aux Lycées d’Etat de Franceville et Henri Sylvoz de Moanda. En 2004, je suis nommé chargé de Missions du Coordinateur général des affaires présidentielles, puis chargé de Missions du président de la République jusqu’en 2017, avant de revenir au ministère de l’Education nationale où j’occupe la fonction de directeur des Equipements et de la Logistique à la direction générale du Patrimoine et des Equipements (DGPE). Je m’intéresse à la politique depuis ma jeunesse. J’ai commencé par être actif dans les mouvements associatifs des jeunes de ma localité (Okondja) dont, pour la plupart, j’ai été membre fondateur.

J’ai pris part aux mouvements estudiantins de 1989, suite à une intoxication alimentaire au restaurant de l’Université Omar Bongo (UOB). Mouvements qui ont été récupérés par certains opposants au régime politique de l’époque, qui étaient en exil en France ou ailleurs. Le Sommet France-Afrique de la Baule, sous le magistère du président François Mitterand va être déterminant dans l’accentuation des revendications à caractère sociopolitiques, qui vont conduire plusieurs Etats africains francophones à organiser des Conférences nationales pour l’instauration du multipartisme. Il faut préciser que c’était une exigence du président français, comme condition de l’aide de la France pour les pays concernés lors du Sommet France-Afrique de la Baule.

Avec quelques amis étudiants, nous avions créé une Association politique dénommée : Le Front national de libération patriotique (FNLP), membre du courant des Rénovateurs du Parti démocratique gabonais (PDG) de l’époque.  Deux ans plus tard (1992), je deviens militant du Parti gabonais du centre indépendant (PGCI), Secrétaire national chargé des Relations extérieures dudit parti, avant de démissionner en 2018. Actuellement je suis sans parti politique.

Yvon Bamba : « Le CTRI est venu sauver le Gabon »

Sur la base de votre vécu et en déroulant le tapis de l’histoire, quel est votre regard sur Okondja, chef-lieu du département de la Sébé-Brikolo ?

J’aime cette localité qui m’a vu naître, grandir et devenir adulte et responsable de famille que je suis. J’ai passé toute mon enfance à Okondja que j’ai quittée pour poursuivre mes études au Lycée d’Etat de Franceville, et j’y revenais pendant les grandes vacances scolaires.

Quand nous grandissions, il y régnait une telle harmonie que le langage tribal n’avait pas de place, Okondja étant composé de plusieurs tribus et grands groupes ethniques. Le grand-frère d’une famille, était celui de tout le quartier, voire de toute la communauté et vice-versa. Mais la politique et la mauvaise répartition des postes de responsabilité au niveau local sont devenues source de frustration et de repli identitaire. Je pense qu’il faut corriger cela, il suffit d’une simple volonté politique.

Okondja a connu une période où le pouvoir politique était transmis de façon harmonieuse, en tenant compte de la capacité à fédérer de celui qui le recevait. Le résultat est que pendant ladite période, nous avions connu des leaders quasiment adulés par la majorité des populations. Je peux citer : Jérôme Okinda, Jean-Pierre Lemboumba Lepandou et Paul Toungui. Ils ont incarné l’unité et le vivre ensemble des enfants d’une même contrée.

Pourquoi vous ne citez ni Luc Oyoubi, ni Mathias Otounga, encore moins Arnaud Calixte Engandji Alandji, qui ont pourtant été aussi ministres ?

(Rire) Je n’ai rien contre chacun d’eux, même si l’un d’eux, par sa position gratifiée au sein du pouvoir déchu, s’était opposé farouchement à ma candidature aux dernières élections législatives à la commune d’Okondja pour des raisons que lui seul connaît. Dieu soit loué, ma candidature était passée et les résultats parlent d’eux-mêmes.

Je ne veux pas ici faire la promotion, ni condamner quiconque ; mais à cause de leur statut d’hommes politiques, et parce que vous me posez la question, je dirai ceci :

Le premier cité est un bon technocrate, c’est indéniable. Mais la politique c’est tout autre chose. Un homme politique, à mon sens, c’est celui qui sait se mettre au service du plus grand nombre. Le critère le plus important c’est le service et non l’asservissement ou l’intérêt égoïste. A-t-il cette qualité-là ? Je ne pense pas, pour des raisons que je ne peux évoquer ici, par respect pour lui car, c’est un aîné.

Le deuxième : c’est un homme politique qui a de l’expérience, qui a les qualités d’un rassembleur. Il sait ce qu’il fait, ce qu’il veut et il se donne les moyens d’atteindre ses objectifs. Mais je crois, sincèrement, qu’il n’a pas fait un bon casting de ceux qui devaient l’accompagner dans sa mission. De plus, le climat politique délétère ne lui a pas rendu la tâche facile, afin de hisser la localité au niveau de rayonnement politique que nous espérions. Mais attention ! Avec son parti « REGARD », il peut nous surprendre à Okondja.

Le troisième : c’est un cadre bien formé, très compétent dans son domaine professionnel. Mais sur le terrain politique, on ne lui a pas laissé le temps de faire ses preuves, sinon les premiers signaux étaient favorables. L’avenir nous édifiera davantage, sa jeunesse est un atout.

Quelle est votre expérience sur le terrain ?

Ma candidature aux élections législatives d’août 2023 a été motivée par le climat politique qui prévalait dans la localité avant le « coup de libération » du CTRI. Pour une première fois, la commune d’Okondja s’est retrouvée avec une pléthore de candidatures au premier siège. C’était le signe visible d’un malaise politique dans notre localité. Nous étions neuf candidats au départ, pour nous retrouver à quatre le jour du scrutin : le PDG, le PGCI, le CLR et moi, candidat indépendant. Je suis sorti deuxième, après le PDG.

Avez-vous des leçons à tirer de cette élection ?

Le premier constat que j’ai fait est que le PDG était divisé au sommet de sa hiérarchie locale ; ce qui a entraîné la démission de certains hauts responsables et de nombreux cadres.

La tricherie était tellement flagrante, que j’ai compris que « la machine » ou « le rouleau compresseur » était en état de décrépitude. Nous nous sommes retrouvés dans des cas où dans plusieurs bureaux de vote, le PDG était le seul parti représenté ; la représentation locale du Centre gabonais des élections (CGE) ayant délibérément refusé de signer les habilitations des représentants des autres partis politiques. C’était le comble du désarroi. Les exemples d’irrégularités sont légion.

Que pensez-vous du PDG ?

Le PDG est le parti qui a dirigé le pays de 1968 jusqu’au 30 août 2023, soit cinquante-six (56) ans durant. Si le pays est dans l’état dans lequel il se trouve, à qui voulez-vous qu’on attribue la souffrance des Gabonais qui a conduit le pays aux salutaires évènements du mois d’août 2023 ? Si le PDG veut s’inscrire dans la dynamique impulsée par le CTRI et le président de la République, chef de l’Etat, le Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, ce parti doit bannir les pratiques anti-démocratiques qui ont causé la chute de l’ancien régime. Ne dit-on pas que « les mêmes causes produisent les mêmes effets » ? A chacun de tirer les leçons du passé. Nous nous acheminons progressivement vers la recomposition du paysage politique national. Notre essor vers la félicité exige un réajustement positif de nos centres d’intérêt, en privilégiant le « vivre ensemble » et l’amour de la patrie.

S’il est vrai qu’au PDG, il y a des personnalités dignes de respect, en revanche, il faut reconnaître que la plupart d’entre eux ont plus servi le « système PDG » et leurs intérêts égoïstes, que le peuple gabonais. Je pense que les militants, qui restent fidèles à ce parti, gagneraient à convoquer un congrès extraordinaire pour des réformes profondes et, peut-être, un changement du nom du parti. Ce n’est qu’un avis.

Votre intention pour les prochaines législatives et locales ?

Aucune décision pour le moment. Soit je suis candidat, soit je soutiens celui ou celle que je pense être le mieux placé pour représenter la population de la « commune d’Okondja ». Dans tous les cas, je serai sur le terrain le moment venu.

Dans la relation entre Dieu et la politique, un chrétien peut-il être un politicien vertueux ?

Pour mieux apprécier si un chrétien peut s’engager en politique, il faut d’abord définir qu’est-ce que la politique. La « politique » en termes simples, c’est « l’organisation ou l’exercice du pouvoir dans une société organisée.» Vu sous cet angle, en quoi la participation d’un chrétien à la vie politique serait-elle un péché, s’il en a la capacité ?

C’est parce que pendant longtemps, le mensonge a été servi aux populations par les hommes politiques, que ces dernières ont fini par croire que faire de la politique, c’est mentir. Dans les vieilles démocraties, ce sont les actes qui garantissent votre élection ou réélection à un poste politique et non les discours ou les fausses promesses.

Dans les pays où l’expression démocratique est assurée, si vous êtes un gros menteur, vos adversaires politiques et le peuple utilisent vos mensonges pour vous faire tomber à la prochaine élection.

En conclusion, un chrétien est un citoyen à part entière. Les chrétiens votent, travaillent dans des administrations, dans des entreprises, militent dans des partis politiques, etc. La Bible nous fournit des exemples des enfants de Dieu qui ont été des gouvernants sans compromettre leur foi en Dieu : ce fut le cas de Joseph en Egypte, de Daniel et ses amis à Babylone. Dans le gouvernement actuel et au sein des autres institutions de notre pays, il y a des serviteurs et des servantes de Dieu qui occupent des postes de responsabilité.

Depuis le 30 août 2023, après 14 ans de chape de plomb, les Gabonais peuvent enfin espérer un lendemain meilleur, suite au coup de libération mené par Brice Clotaire Oligui Nguema et les autres militaires. Votre avis ?

Il faut dire que le CTRI est venu sauver le Gabon d’une situation politique qui allait plonger le pays dans un chaos apocalyptique. Tout le monde ou presque a salué l’avènement du CTRI et de son chef.

En termes de bilan à mi-parcours, je peux dire que l’essentiel est fait : les institutions provisoires ont été mises en place, il y a un gouvernement qui travaille, un Dialogue national inclusif a été organisé, une Constitution a été votée à plus de 90 % par le peuple gabonais, et elle vient d’être promulguée par le président de la République, chef de l’Etat, le pays est en chantier, etc… Donc, mon point de vue est que le CTRI est sur la bonne voie.

Cependant, je voudrais rappeler à nos gouvernants, en ma qualité de docteur de la parole de Dieu que « Toute autorité, vient de Dieu… » (Romains 13 v 1 à 3). Que ceux qui gouvernent craignent Dieu, qui est le détenteur du pouvoir absolu. Beaucoup admirent la gloire et la sagesse du roi Salomon à travers des siècles, mais ignorent ce qui en a été la source. Le règne du roi Salomon s’est appuyé sur deux choses : la reconnaissance envers Dieu et l’attachement à la justice pour l’intérêt du peuple.

Salomon n’a pas acquis la sagesse et l’intelligence en allant s’inscrire dans une université quelconque, mais il les a reçues de façon surnaturelle de la part de Dieu, à cause de son désir de justice et de l’amour pour le peuple qu’il devait gouverner. J’ai la ferme conviction que si un dirigeant politique craint Dieu, le Très-Haut lui donne la sagesse nécessaire pour mener à bien sa mission. Dieu est non seulement le maître des temps et des circonstances, mais Il connaît la fin de toute chose dès le commencement.

Il y a lieu de souligner que les lois divines qui gouvernent tout être humain sont imposables à tous : Noir ou Blanc, riche ou pauvre, roi ou sujet, etc. Croyants ou non, nous sommes tous des instruments entre les mains de l’Eternel, car il n’y a rien qui soit hors du contrôle de Dieu qui met fin aux actions des humains, quand il veut et comme il veut.

A « Josué » je dirai, Dieu est avec vous, et que l’Eternel vous aide à conduire le Gabon vers la félicité !

Côte d’Ivoire : le Gabon décroche plus de 40 médailles dont 10 d’or au Championnat d’Afrique de Qwan Ki Do

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La semaine dernière, du 20 au 22 décembre, Abidjan a vibré au rythme des arts martiaux vietnamiens, avec la 4e édition du championnat d’Afrique de Qwan Ki Do. Une compétition qui a une nouvelle fois confirmé l’excellence du Gabon dans les sports de combat.

Avec seulement 13 représentants, le Gabon a réussi l’exploit de décrocher 42 médailles, dont 10 en or. Une véritable prouesse. Ce résultat s’explique par la diversité des épreuves dans cette discipline, où chaque combattant peut concourir dans plusieurs sous-catégories. Le talent et la détermination des athlètes gabonais dans cet art martial asiatique ne sont plus à prouver. Ces champions continuent de briller et d’honorer levert-jaune-bleu.

Pour rappel, le Qwan Ki Do « La voie de l’ensemble des énergies corporelles », est un art martial créé en 1981 en France, à Toulon (Club du C.A.M Quan Ky Toulon) par Maître Pham Xuân Tong. Le Qwan Ki Do trouve son origine dans des techniques issues des arts martiaux chinois et vietnamiens. C’est donc un art martial sino-vietnamien. La fédération mondiale officielle de cet art martial est l’International Qwan Ki Do Federation (IQKDF). 

Le Qwan Ki Do aborde différents aspects de combat, notamment les enchaînements techniques (Quyên), les techniques seules, les techniques à deux, les assauts ou encore les armes traditionnelles. Il allie efficacité et tradition à travers diverses techniques telles que les poings (tranchants, griffes, piques, paumes), les pieds, les coudes, les balayages, les ciseaux, les projections, les saisies, les clés, le self-défense… Bref, le Qwan Ki Do est un art martial complet.

Gabon : Alain Claude Billie By Nze et une délégation de sa plateforme politique reçus au palais de la présidence

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Le président de la Transition, président de la République, chef de l’État, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu en audience, ce 27 décembre 2024, une délégation de la plateforme Ensemble pour le Gabon, dirigée par son président. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations nationales visant à préparer un retour à l’ordre constitutionnel, avec en point de mire l’élaboration d’un nouveau code électoral.

La délégation d’Ensemble pour le Gabon a soumis plusieurs propositions au chef de l’Etat, parmi lesquelles la révision complète du fichier électoral et un redécoupage électoral adapté aux réalités sociopolitiques du pays. Ces suggestions visent à garantir des élections libres, transparentes et conformes aux aspirations des Gabonais.

Cette audience marque une étape cruciale dans les discussions engagées avec divers acteurs politiques, témoignant de la volonté des autorités de la transition à poser les bases d’un processus démocratique renforcé.

L’audience accordée par le général Oligui Nguema à Alain Claude Billie By Nze, connu pour ses critiques souvent acerbes contre le pouvoir actuel, est perçue comme un signe d’ouverture et un acte de maturité politique. En recevant l’ancien Premier ministre, le Président de la Transition montre sa capacité à dépasser les querelles personnelles pour se concentrer sur l’intérêt supérieur du pays.

Ce dialogue actuellement engagé par le général Brice Clotaire Oligui Nguema avec les acteurs politiques reflète par ailleurs une démarche inclusive et participative dans la conduite des réformes institutionnelles. En impliquant des figures et des formations politiques diverses, les autorités de transition affirment leur engagement à bâtir un système électoral crédible et adapté aux attentes du pays.

Le succès de ces consultations sera déterminant pour restaurer une démocratie durable au Gabon et la confiance des citoyens avec les institutions républicaines.

Mali : 25 Maliens morts dans un naufrage au Maroc

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Un bateau transportant des migrants a sombré, le 19 décembre dernier, au large des côtes marocaines, faisant de nombreuses victimes parmi lesquelles 25 Maliens. Cette annonce a été faite par le ministre des Maliens établis à l’extérieur, Mossa Ag Attaher, confirmant la triste nouvelle.

Selon les premières informations recueillies, l’embarcation, qui avait quitté les côtes africaines en direction de l’Espagne, transportait environ 80 personnes. Malheureusement, seuls 11 d’entre elles ont pu être secourues, dont 9 Maliens.

Les autorités maliennes ont mis en place une cellule de crise pour suivre de près cette situation et apporter tout le soutien nécessaire aux familles des victimes. Le ministre a présenté ses condoléances aux proches des disparus et a assuré qu’il ferait tout son possible pour rapatrier les corps.

Il rappelle que ce drame rappelle une fois de plus les risques encourus par les migrants qui tentent de joindre l’Europe par la mer. Il souligne également l’importance de renforcer la coopération internationale pour lutter contre les réseaux de passeurs et offrir des alternatives légales à la migration irrégulière.

Gabon : Trois mois de travaux sur l’axe bord de mer et des perturbations de la circulation

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Dans un communiqué publié le 24 décembre, le ministre des Travaux publics a annoncé d’importantes perturbations sur le boulevard du bord de mer, en raison des travaux de remplacement d’un ouvrage hydraulique situé entre les deux feux tricolores du Palais de la Rénovation. Ces travaux débuteront le 29 décembre 2024 et dureront trois mois.

Afin de limiter les désagréments pour les usagers, un itinéraire alternatif sera mis en place autour de la zone des travaux. Ce dispositif permettra de maintenir la fluidité du trafic malgré les restrictions.

Chacun devra donc prendre ses dispositions tout au long de cette période.

Gabon : Situation des chômeurs, les années passent et se ressemblent

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Les jeunes diplômés gabonais en quête d’emploi ont fait un sit-in devant la représentation nationale, en cette fin d’année 2024. Une image qui rappelle tristement les années sombres du régime précédent, où la misère et le désespoir dominaient. Avec l’arrivée des nouvelles autorités, une lueur d’espoir fait jour parmi les jeunes chômeurs.

Sous le régime d’Ali Bongo, l’espoir d’un emploi s’était éteint pour la majorité des diplômés gabonais. Le diplôme, jadis symbole de réussite, avait perdu toute sa valeur face au gel des recrutements dans la fonction publique. L’entrepreneuriat, présenté comme la solution miracle, s’était mué en un slogan vide, ne profitant qu’à une minorité bien connectée. Ceux des diplômés sans réseau ou sans appui dans le système étaient exclus, relégués au rang de citoyens de « seconde classe ».

Une lueur d’espoir

Le 30 août 2023, l’annonce de l’annulation des résultats des élections par les militaires avait ravivé l’espoir d’un avenir meilleur pour les chômeurs. Des milliers de Gabonais s’étaient précipités au palais présidentiel pour déposer leurs dossiers, espérant une prise en charge rapide et efficace de leurs doléances. Le Comité pour la transition et la restauration des institutions avait alors invité les demandeurs d’emploi à se rendre dans les ministères pour déposer leurs documents. Cette initiative avait renforcé l’idée que les choses allaient changer.

Malgré les promesses initiales, la situation est restée inchangée pour une grande partie des demandeurs d’emploi. Certains mouvements de chômeurs avaient réussi à rencontrer le chef de l’État, obtenant une enveloppe financière destinée à soutenir des initiatives entrepreneuriales. Mais cette solution, perçue comme insuffisante, a laissé beaucoup sur le carreau. Par ailleurs, des obstacles structurels, comme la limite d’âge pour participer à  différents concours continuent d’exclure ceux qui ont subi les conséquences du gel du recrutement pendant des années.

Aujourd’hui, les chômeurs gabonais se sentent à nouveau abandonnés. Les jours succèdent aux mois et même aux années, renforçant le sentiment d’échec et d’abandon. Alors que la transition promettait un avenir meilleur, la frustration et le désespoir semblent désormais prendre le dessus. Ces jeunes, qui rêvaient d’un changement concret, se retrouvent confrontés aux mêmes difficultés que sous l’ancien régime, laissant planer une question essentielle : à quand un véritable renouveau pour la jeunesse gabonaise ?

Gabon : Geoffrey Foumboula dénonce les dérives des forces de l’ordre et appelle à des profondes réformes

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Le décès tragique d’un militaire gabonais, dans des circonstances perçues comme troublantes, suscite un vif émoi au sein de la population. Face à cette dérive sécuritaire, Geoffrey Foumboula Libeka, vice-président de l’Assemblée nationale de la Transition et membre actif de la société civile, a exprimé son indignation depuis son compte Facebook le 25 décembre dernier en dénonçant un excès de zèle de la part de certains agents des forces de sécurité et de défense.

Pour le parlementaire, ce décès tragique n’est pas un cas isolé mais met en évidence le symptôme de dysfonctionnements profonds. Il pointe du doigt une culture de l’impunité et des abus, citant des cas de tortures, de traitements dégradants et d’humiliations infligés aussi bien aux civils qu’à des agents au sein des corps de défense. « Nous sommes un petit pays de moins de 2 millions d’habitants. À quoi bon ces excès de zèle ? Ce que vous faites à une personne aujourd’hui peut se retourner contre vous ou vos proches demain », a-t-il averti, en appelant les agents des forces de sécurité à respecter la loi et l’uniforme qu’ils portent.

La qualité des recrutements et de la moralité en question

L’une des causes principales de ces bavures, selon Geoffrey Foumboula, résiderait dans le processus de recrutement au sein des forces de sécurité. Il déplore le fait que les concours soient souvent entachés de fraudes, privilégiant des relations politiques ou familiales au détriment du mérite. « Quelles forces de sécurité voulons-nous bâtir si nous continuons à recruter sur la base de la corruption et des affinités ? » S’est-il interrogé. Il propose un recrutement plus transparent, inspiré du concours d’entrée au Prytanée militaire, où les résultats sont incontestables grâce à des corrections publiques et objectives.

Le membre du Copil Citoyen a salué la réaction du Président de la Transition, qui s’est déplacé en personne pour aller présenter ses condoléances à la famille de la victime. « C’est une première dans notre pays », a-t-il déclaré, espérant que cet acte marque un tournant dans la manière dont les autorités abordent les bavures et les abus au sein des forces de sécurité. Il appelle à une réforme en profondeur, notamment en renforçant les moyens de la Commission nationale des droits de l’homme, afin de garantir le respect des droits fondamentaux dans les lieux de privation de liberté.

Geoffroy Foumboula Libeka exhorte donc les agents des forces de sécurité à faire preuve d’exemplarité et à éviter les dérives qui ternissent l’image de leurs institutions. Il rappelle aussi que ces comportements nuisent non seulement aux victimes directes, mais aussi à l’ensemble du corps social, en compromettant la confiance établie entre les citoyens et les forces de l’ordre.

Vont-ils le comprendre ? Question…

Gabon : Vers une sortie de crise à Comilog ?

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Dans une lettre ouverte datée du 25 décembre 2024, Joscelain Lebama, secrétaire général du Syndicat des travailleurs des industries minières et métallurgiques (STRIMM), a annoncé l’arrivée imminente du ministre du Travail, Adrien Nguema Mba, dans la ville de Moanda. Cette visite concerne principalement la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), en proie à une crise sociale depuis plusieurs années.

Le ministre du Travail est attendu le 27 décembre, avec pour mission d’apaiser les tensions persistantes, malgré les efforts répétés de médiation. Les démarches entreprises jusqu’alors n’ont pas suffi à rétablir la sérénité au sein de l’entreprise. Le contexte reste tendu et les critiques visant la direction générale, incarnée par Léod Paul Batolo, continuent d’alimenter le mécontentement des salariés.

Un climat délétère persistant

Selon Joscelain Lebama, le départ de Léod Paul Batolo reste une revendication centrale des travailleurs. Dans sa lettre ouverte, il accuse l’actuelle direction d’être à l’origine de la dégradation des relations sociales. « Ce n’est plus un secret pour personne : la direction actuelle a mené notre entreprise dans un climat social délétère et les travailleurs en payent le prix chaque jour », a-t-il dénoncé.

Depuis quatre ans, le syndicat STRIMM déplore les décisions managériales jugées inadaptées, qui auraient entraîné un mal-être généralisé parmi les employés.

Pour le STRIMM, la venue du ministre des Mines représente une opportunité cruciale. Joscelain Lebama a exprimé son espoir de voir cette rencontre marquer un tournant décisif : « Cette réunion doit marquer le début d’une nouvelle ère pour Comilog, une ère de justice sociale, de respect des droits des travailleurs et d’un management enfin responsable. » Le syndicaliste appelle ses collègues à rester mobilisés et unis pour faire entendre leurs voix et contribuer à poser les bases d’une refondation sociale et managériale.

Le ministre du Travail  aura la lourde tâche de tenter de concilier des positions, aujourd’hui diamétralement opposées. Si la direction de Comilog semble bénéficier du soutien de certains, notamment via des éloges publiés dans les médias, les travailleurs, eux, considèrent que seul un changement de leadership permettra le rétablissement d’un climat social serein. La réunion du 27 décembre est donc perçue comme une étape cruciale pour l’avenir de Comilog. Les décisions qui en découleront pourraient non seulement apaiser les tensions internes, mais également influencer la stabilité du secteur minier au Gabon.

Les regards sont désormais tournés vers Moanda, où cette médiation pourrait définir un nouveau cap pour l’entreprise et ses milliers d’employés.

Gabon : Le ROLBG veut s’étendre sur le territoire national

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Le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance a tenu sa 25e assemblée générale, ce 23 décembre 2024, sous le thème « Un réseau reconfiguré pour mieux répondre aux besoins et aspirations du peuple ». L’objectif de cette rencontre était le lancement des bases de renforcement des capacités du réseau afin de le rendre plus représentatif sur l’ensemble du territoire national.

Deux semaines après avoir organisé une évaluation de la gouvernance en période de transition et du suivi des réformes institutionnelles, le ROLBG s’est à nouveau réuni, cette fois sous forme d’atelier. L’objectif était de travailler sur la rédaction de son manuel de procédures, de son guide de gestion des conflits et de son code d’éthique. « Il faut professionnaliser davantage notre réseau pour qu’il soit crédible et composé d’acteurs responsables », a souligné Georges Mpaga, président du ROLBG, en ouverture des travaux de l’assemblée.

Gabon : Le ROLBG veut s'étendre sur le territoire national

Cette 25ème assemblée générale a également permis de faire un bilan des actions menées depuis la création du réseau. Parmi ces actions figurent des campagnes de plaidoyer en faveur de la transparence et la lutte contre la corruption, des projets d’inclusion citoyenne, ainsi que des initiatives visant à renforcer la gouvernance locale.

Le ROLBG joue également un rôle clé dans la sensibilisation des citoyens aux enjeux démocratiques et dans la mise en œuvre de programmes de formation pour les acteurs de la société civile. Grâce à ces efforts constants, le ROLBG continue de s’imposer comme un acteur fondamental dans le paysage de la gouvernance au Gabon.