La station de recherche de Doussala, au cœur du parc national de Moukalaba-Doudou, dispose désormais de moyens supplémentaires pour mener ses missions de terrain. Une embarcation, un moteur et des équipements de sécurité ont été remis ce mercredi 5 août au CENAREST, avec en ligne de mire le suivi de la biodiversité et des grands singes.
Au port d’Owendo, la cérémonie avait des allures de passage de relais entre recherche scientifique et politique de conservation. Le ministère du Tourisme a remis au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CENAREST) une embarcation de 3,5 mètres, équipée d’un moteur de 15 chevaux et de quinze gilets de sauvetage. Ces équipements sont destinés à la station de recherche de l’Institut de recherche en écologie tropicale (IRET), installée à Doussala, dans le parc national de Moukalaba-Doudou.
Réceptionnée, au nom du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, porte-parole du Gouvernement, Pr Charles Edgar Mombo, par son conseiller chargé de la Recherche scientifique, Brice Ibouanga, cette dotation doit répondre à une difficulté très concrète : permettre aux chercheurs de se déplacer plus efficacement sur le terrain et d’accéder aux zones d’étude dans de meilleures conditions.
Sur le terrain, les chercheurs gagnent en mobilité
L’enjeu dépasse la simple acquisition de matériel. À Doussala, l’accès aux espaces de recherche conditionne directement la qualité du suivi scientifique. L’embarcation doit notamment faciliter les travaux consacrés aux grands singes, en particulier aux gorilles, tout en améliorant les conditions de déplacement des équipes.
Cette capacité logistique pourrait également soutenir le développement d’un écotourisme scientifique davantage encadré. La présence des quinze gilets de sauvetage traduit, quant à elle, une volonté de sécuriser les déplacements sur l’eau, alors que les missions de recherche imposent aux équipes de travailler dans des environnements parfois difficiles d’accès.

De la connaissance à la préservation
Derrière cette dotation se joue une question plus large : celle des moyens accordés à la recherche pour documenter et protéger le patrimoine naturel gabonais. Dans un pays où la biodiversité constitue l’un des principaux atouts environnementaux, les données produites par les chercheurs sont essentielles pour mieux comprendre les espèces, suivre leur évolution et orienter les politiques de conservation.
Le renforcement des moyens de l’IRET-CENAREST vient ainsi consolider le travail engagé dans le parc national de Moukalaba-Doudou, où recherche, conservation et écotourisme peuvent se conjuguer autour d’un même impératif : mieux connaître la forêt pour mieux la préserver.
La cérémonie de remise a été présidée par Liliane Ngari, secrétaire générale du ministère du Tourisme. Elle s’est tenue notamment en présence du coordonnateur scientifique et technique (CST), du directeur de l’IRET et du chef du département Eau et Climat de l’Institut de recherche en sciences humaines (IRSH).
À Doussala, l’équipement livré ce mercredi n’est donc pas qu’un simple lot de matériel. Il constitue un outil supplémentaire pour une recherche appelée à sortir davantage des laboratoires et à gagner le terrain, là où se jouent concrètement la connaissance et la protection de la biodiversité gabonaise.
