A l’occasion de la Journée nationale de la femme gabonaise, l’association « Femme à Part » a réuni quatre figures de l’entrepreneuriat local à l’American Corner de Libreville. Entre partages d’expériences et networking, l’événement a confirmé son rôle de catalyseur pour la jeune génération de leaders gabonaises.
Le pari est gagné pour Sybille Mengue. La présidente fondatrice de l’association « Femme à Part » a transformé l’American Corner en un véritable carrefour d’échanges ce week-end. Pour cette deuxième édition du programme « Femme inspirante », l’objectif était clair : briser les plafonds de verre par le récit et l’exemple.

Des parcours sous le signe de la résilience
Quatre femmes, quatre secteurs, une même détermination. Le panel de cette année a offert un panorama varié de l’entrepreneuriat au Gabon. Claude Assogho (beauté), Sonia Mboumba Eyeghe (bijouterie), Miel Olyviah (décoration d’intérieur) et Naïma Bekoure (secteur associatif avec « Les ailes de Bride ») ont tour à tour pris la parole.
Loin des discours lisses, les intervenantes ont exposé la réalité du terrain : les doutes des débuts, les barrières financières et la nécessité de la persévérance. « Rien n’est facile quand on entreprend. Mais il faut croire en sa vision et rester constante. Chaque difficulté est une leçon », a martelé Sonia Mboumba Eyeghe devant un public captivé.
Créer des rôles modèles pour la jeunesse
Pour Sybille Mengue, cette initiative dépasse le simple cadre de la célébration annuelle. Il s’agit d’une stratégie de valorisation à long terme. « Nous voulons montrer que les femmes gabonaises ont du talent et surtout des histoires qui peuvent inspirer toute une génération », a-t-elle souligné lors de son allocution.
Au-delà des témoignages, la rencontre a favorisé un réseautage direct entre les participantes. En créant ce pont entre des dirigeantes établies et des jeunes femmes en quête de repères, « Femme à Part » s’impose comme un acteur clé de la promotion du leadership féminin au Gabon.


