A l’occasion de la Journée nationale de la femme gabonaise, l’association Femmes vaillantes victorieuses a organisé un atelier pratique de fabrication de produits ménagers ce samedi 18 avril. Une initiative concrète pour lutter contre la précarité en favorisant l’auto-emploi.
Transformer une cuisine en petite unité de production : tel était l’enjeu de la formation dispensée ce samedi à Libreville. Savon liquide multi-usages, détergent en poudre et assouplissant n’ont plus de secrets pou les nombreuses participantes venues acquérir des compétences immédiatement exploitables.
« Lever le mythe » de la fabrication artisanale
Pour Muriel Missamou, présidente de l’association, l’objectif est de briser les barrières psychologiques liées à l’entrepreneuriat. « Nous avons voulu démontrer qu’il est possible de créer soi-même ces produits du quotidien. Nous voulons que les femmes se débrouillent et lutter contre l’oisiveté », explique-t-elle.

L’association ne compte pas s’arrêter là et mise sur l’expertise, faisant parfois appel à des formateurs internationaux pour professionnaliser le savoir-faire des membres. L’idée centrale est de capitaliser sur l’imagination des femmes pour en faire un levier économique.
De la formation à l’activité génératrice de revenus
Dans l’assistance, l’enthousiasme est palpable. Pour Fatima Viya Bongo, l’une des participantes, cette journée marque un tournant : « Je pensais qu’il fallait de gros moyens pour se lancer. Aujourd’hui, je réalise qu’avec peu, on peut créer une petite activité génératrice de revenus ».
Au-delà de l’aspect technique, cet atelier s’inscrit dans une stratégie de lutte contre le chômage. Dans un contexte économique complexe, ces programmes de formation courte apparaissent comme des solutions agiles pour favoriser l’insertion économique. Pour les organisateurs, un soutien accru des pouvoirs publics permettrait de multiplier l’impact de ces initiatives et de transformer ces acquis artisanaux en véritables petites entreprises structurées.

Les 3 étapes de la fabrication du savon liquide artisanal
L’atelier de l’association « Femmes vaillantes victorieuses » a permis de vulgariser un processus simple, accessible avec peu de matériel. Voici les grandes étapes de la fabrication.
La préparation de la base. Le mélange commence généralement par la dissolution de tensioactifs (agents moussants et nettoyants) dans de l’eau tiède. C’est la base qui servira à décoller les graisses.
L’homogénéisation et la texture. Pour obtenir un savon onctueux, on ajoute un agent épaississant (comme le sel industriel) tout en remuant lentement pour éviter les bulles d’air. C’est ici que l’on ajuste la densité du produit.
La personnalisation. C’est l’étape finale où l’on ajoute les colorants et les fragrances (citron, lavande, etc.). Après un temps de repos de 12 à 24 heures pour stabiliser la formule, le savon est prêt à être mis en bouteille.