Le Conseil municipal de Port-Gentil a voté à l’unanimité, ce mardi 14 avril 2026, son budget primitif pour l’exercice en cours. Équilibré à près de 24 milliards FCFA, ce plan financier mise sur un équilibre entre gestion courante et investissements sociaux structurants.
Réunis en commissions techniques permanentes, les conseillers municipaux de la capitale économique ont validé une enveloppe globale de 23 988 023 836 FCFA. Ces travaux préparatoires, menés en amont de la session ordinaire prévue le 18 avril prochain, marquent une étape décisive pour l’administration locale.
Le budget 2026 se distingue par une répartition stratégique : 60 % sont alloués au fonctionnement et 40 % à l’investissement. Cette part importante réservée aux équipements publics et aux projets sociaux témoigne d’une volonté de transformation locale. Parmi les mesures phares, la municipalité annonce la création d’une banque alimentaire et le lancement d’un fonds de soutien à l’entrepreneuriat et à l’employabilité.

Un alignement sur les priorités nationales
Le maire central, Pascal Houangni Ambouroue, qui a piloté la commission des affaires administratives et financières, a précisé que ce budget s’inscrit en droite ligne du Plan national de croissance et de développement (PNCD). L’objectif est d’assurer une cohérence entre les politiques publiques locales et la vision de l’État.
De son côté, la 2ᵉ adjointe au maire, Ingrid Marina Swagath Leyoubou, a supervisé le volet social, culturel et sportif, garantissant une approche multisectorielle pour cette année 2026. La municipalité a d’ores et déjà insisté sur une exécution budgétaire rigoureuse, respectant strictement les règles de gestion publique.
Le PNCD, la boussole des communes
Le budget 2026 de Port-Gentil ne s’est pas construit de manière isolée. Il s’appuie sur le Plan national de croissance et de développement (PNCD). Ce document stratégique de l’État gabonais définit les grandes orientations économiques et sociales du pays pour les années à venir.
En alignant ses investissements (40 % du budget) sur ce plan, la mairie de Port-Gentil s’assure : une cohérence nationale. Les projets locaux (banque alimentaire, fonds d’entrepreneuriat) répondent aux objectifs de réduction de la pauvreté fixés par le gouvernement.
Une facilitation des financements. Le respect du PNCD permet souvent de débloquer plus facilement des appuis techniques ou financiers de l’Etat central.
Pour Pascal Houangni Ambouroue, cette synergie est la garantie d’une gestion publique moderne et efficace au service des Marigovéens.


