Réunies en conférence de presse, ce mercredi 15 avril, plusieurs confédérations syndicales de travailleurs ont exprimé leur position sur l’organisation des futures élections professionnelles dans les secteurs public, parapublic et privé. Une rencontre marquée par la présence des principaux leaders syndicaux du pays, notamment Léon Mebiame, président de l’ENSYTG, Jean Claude Bekale, secrétaire général de la CGSL, Étienne Moussouvou, secrétaire général de la CGT-FL, Étienne Lambert Boudzanga, secrétaire général de la CSDT, ainsi que Wenceslas Mba Nguema, secrétaire général de la COSYGA.
Face aux enjeux liés à la représentativité syndicale, les confédérations ont insisté sur la nécessité d’informer et de mobiliser les travailleurs autour des modalités de participation à ces élections. Selon elles, cette étape est déterminante pour garantir une représentation fidèle des organisations syndicales et renforcer le dialogue social dans le pays.

Au cœur de leurs échanges, trois thématiques majeures ont été abordées : les différentes formes de dialogue social, la notion de consultation tripartite et le mode électoral permettant de déterminer la représentativité des syndicats. Les leaders syndicaux ont rappelé que le dialogue social, incluant la négociation collective et la concertation, demeure un levier essentiel pour concilier les intérêts économiques et sociaux et prévenir les conflits en milieu professionnel.
Les confédérations ont également tenu à clarifier certaines confusions observées sur le terrain, notamment entre négociation, concertation et consultation. Elles ont souligné que la consultation tripartite, encadrée par les conventions internationales du travail, consiste à recueillir des avis et recommandations des partenaires sociaux, sans pour autant leur conférer un pouvoir d’initiative législative.
S’agissant du mode électoral, les responsables syndicaux ont indiqué que celui retenu par le gouvernement, après consultation du Bureau international du travail, est celui de l’élection des délégués du personnel dans tous les secteurs. Ce système, basé sur la hiérarchisation syndicale, permettrait selon eux de mieux refléter les réalités du terrain, en partant des syndicats de base jusqu’aux confédérations.
Toutefois, ils ont exprimé des réserves quant au mode direct uninominal, estimant qu’il ne permettrait pas de garantir une représentativité équitable des différentes structures syndicales, notamment les fédérations sectorielles et les syndicats d’entreprises.
En conclusion, les confédérations syndicales ont interpellé les autorités sur la nécessité de respecter le chronogramme électoral établi et d’éviter toute modification susceptible de léser certains secteurs. Elles ont surtout lancé un appel à une mobilisation massive des travailleurs pour assurer le succès des élections professionnelles prévues le 22 avril 2026.
« Il est essentiel que chaque travailleur prenne part à ce processus pour renforcer la légitimité de ses représentants », ont conclu les leaders syndicaux.


