Béquilles, fauteuils roulants et ambulateurs : un don d’équipements spécialisés a été remis ce 13 avril 2026 à plusieurs associations gabonaises. Fruit d’un partenariat international, cette initiative vise à briser l’isolement de milliers d’enfants et à favoriser leur insertion scolaire.
C’est une bouffée d’oxygène pour les familles d’enfants vivant avec un handicap. En présence du ministre des Affaires sociales, Dr Armande Longo-Moulengui, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a procédé à une remise importante de matériel orthopédique. Derrière ce geste se cache un enjeu vital : transformer la mobilité en un levier d’inclusion sociale et éducative.
Cette opération n’est pas le fait d’un acteur isolé. Elle repose sur une synergie entre l’Etat gabonais, l’ambassade de Turquie, la Fondation IGEL, Africa Global Logistics et l’UNICEF. Ensemble, ces partenaires entendent apporter une réponse concrète à des besoins longtemps restés dans l’ombre. Sans ces outils, l’accès à l’école demeure, pour beaucoup d’enfants, un rêve inatteignable.

Le rôle clé des associations
Pour garantir que ce matériel bénéficie aux plus vulnérables, la distribution a été confiée aux associations spécialisées. « A travers nos organisations, nous pourrons cibler ceux qui en ont réellement besoin », a affirmé Georges Ndong, président de l’association Handi Culture. Cette gestion collective permet de mutualiser les ressources dans un contexte où la demande excède largement l’offre.
Si cette dotation marque une avancée, elle rappelle aussi l’immensité du chantier de l’accessibilité au Gabon. Entre le manque d’infrastructures adaptées et le regard de la société, le chemin vers une inclusion durable reste semé d’embûches, particulièrement dans l’arrière-pays où les dispositifs d’accompagnement sont quasi inexistants.
Focus sur l’exclusion scolaire
L’école, le premier rempart à franchir. Au Gabon, le handicap reste l’un des principaux freins à l’alphabétisation. L’absence d’équipements (fauteuils, cannes) condamne souvent l’enfant à rester à domicile, faute de pouvoir se rendre physiquement en classe.
Ce don d’équipements agit donc directement sur le taux de scolarisation. Toutefois, les experts soulignent que la mobilité n’est qu’une étape : l’aménagement des bâtiments scolaires et la formation des enseignants à l’accueil d’élèves à besoins spécifiques restent les prochains défis majeurs pour le ministère de l’Education nationale.


