L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et le ministère de l’Économie numérique organisent, du 22 au 23 janvier, un atelier national sur la gouvernance internet et la souveraineté numérique. Ce rendez-vous de Libreville permet de définir une feuille de route pour un cyberespace gabonais sécurisé, éthique et émancipé.
La cérémonie d’ouverture, marquée par la présence du ministre de la Réforme et des relations avec les institutions, François Ndong Obiang, a souligné le caractère multisectoriel de l’événement où experts, acteurs privés et universitaires pensent l’avenir digital du pays. Pour Célestin Kadjidja, président du Conseil de régulation de l’ARCEP, cet atelier n’est pas une simple formalité administrative, mais un acte politique fort. Cette ambition se traduit par une volonté de peser sur la scène internationale, car « la souveraineté numérique s’élabore aussi depuis le Sud », a-t-il précisé lors de son allocution.
Les travaux s’attaquent à des problématiques concrètes telles que la souveraineté des données, la cybersécurité, la régulation des plateformes globales et l’inclusion numérique. La première journée a favorisé des échanges riches autour de la coopération numérique et du partage d’expériences internationales. L’objectif final de ces deux jours de réflexion est d’aboutir à une feuille de route qui devra servir d’élément pour garantir un Internet ouvert et sûr, faisant de la technologie un véritable levier de développement national et d’émancipation pour les citoyens gabonais.