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Gabon : Le plaidoyer de Geoffroy Foumboula Libeka pour une société civile motrice de la Ve République

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Deux ans après le tournant référendaire de 2024, la figure de proue de la société civile gabonaise appelle à une refondation démocratique par le bas. Lors d’une conférence-débat très suivie ce samedi à Libreville, le vice-président du CESEC a tracé la feuille de route d’une démocratie participative indispensable au « Gabon nouveau ».

Ce samedi, face à un public venu en nombre à Libreville, Geoffroy Foumboula Libeka a livré, à la faveur d’une conférence de presse qu’il a animée, un vibrant plaidoyer pour l’avenir démocratique du Gabon. Au cœur des débats : le rôle crucial, et désormais institutionnel, que doit endosser la société civile au sein de la toute nouvelle Cinquième République. Pour l’intellectuel et activiste, le constat est sans appel : le « Gabon nouveau » ne se construira pas sans une implication citoyenne massive et structurée.

Pour mesurer la portée du message, l’orateur a d’abord invité l’auditoire à un indispensable retour en arrière. Avant la profonde refonte constitutionnelle, la trajectoire politique du pays souffrait d’un déficit chronique d’inclusivité. Les organisations de la société civile (OSC) se retrouvaient systématiquement reléguées à la périphérie du pouvoir.

« Les débats et les décisions stratégiques étaient le monopole quasi exclusif de la classe politique traditionnelle », a-t’il rappelé, déplorant cette époque où la voix des citoyens organisés n’était que trop rarement audible dans les cercles décisionnels. Un cloisonnement institutionnel qui maintenait le dialogue social dans une impasse.

Geoffroy Foumboula lors de sa présentation.
Geoffroy Foumboula lors de sa présentation.

Le tournant historique de 2024

C’est précisément cette inertie que le référendum de 2024 est venu briser. Selon le conférencier, cette consultation populaire a marqué une rupture historique dans l’ingénierie politique gabonaise. La nouvelle Constitution n’a pas seulement réformé l’Etat ; elle a gravé dans le marbre la reconnaissance officielle de la société civile comme acteur incontournable de l’action publique.

Aujourd’hui vice-président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Geoffroy Foumboula Libeka incarne lui-même cette transition. L’intégration des forces vives au sein des institutions nationales constitue, à ses yeux, une avancée démocratique majeure. Cette ouverture structurelle offre enfin un cadre légal au dialogue et à la concertation directe, permettant de synchroniser l’action du gouvernement avec les réalités du terrain.

L’appel à la responsabilité citoyenne

Au fil de son intervention, le leader associatif n’a pas manqué de saluer la vision politique du Président Brice Clotaire Oligui Nguema. Il a notamment mis en avant la volonté politique du chef de l’Etat de sanctuariser cette place pour le tiers-secteur, transformant une promesse de rupture en réalité institutionnelle.

Cependant, Foumboula Libeka prévient : le cadre juridique ne suffit pas. L’heure est désormais à l’action. En conclusion de son échange avec le public, il a lancé un appel solennel aux acteurs associatifs et à l’ensemble des citoyens. Pour que la Ve République tienne ses promesses, chacun doit s’approprier ces nouveaux outils de gouvernance et s’impliquer activement dans l’arène démocratique. Le message est clair : les droits sont acquis, il s’agit maintenant d’en exercer les devoirs.

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