En marge de la Journée nationale des personnes vivant avec un handicap (PVH), le ministère des Affaires sociales a doté le centre Ndossi-Akomgha d’un important lot de matériel. Un geste qui marque la volonté des autorités de pallier les insuffisances du secteur public en s’appuyant sur les partenaires privés.
C’est un acte de solidarité qui vient redonner du souffle aux acteurs du secteur social. Lundi dernier, le gouvernement gabonais a franchi une étape symbolique et pratique dans sa politique d’inclusion. En choisissant le centre Ndossi-Akomgha pour cette remise de matériel, le ministère des Affaires sociales envoie un signal clair : l’accompagnement du handicap ne doit plus être le parent pauvre de l’action publique.
Un arsenal pour l’inclusion
Le matériel réceptionné par les responsables des établissements bénéficiaires dépasse le cadre du simple don. Il s’agit d’un véritable kit opérationnel : matériel pédagogique adapté, équipements de bureau, outils informatiques et appareils électroménagers.
Pour les centres spécialisés, souvent confrontés à des budgets restreints, ces équipements représentent un levier direct pour améliorer la qualité de l’accueil et, surtout, l’efficacité de l’accompagnement thérapeutique et éducatif des usagers.
Combler le déficit public
La ministre des Affaires sociales, Armande Longo-Moulengui, n’a pas éludé la réalité du terrain. Tout en rappelant que la protection des personnes vulnérables est une priorité du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, elle a reconnu une vérité structurelle : l’offre publique actuelle ne suffit plus.
Autisme, trisomie, déficiences intellectuelles ou troubles moteurs : la diversité des pathologies exige une expertise que le secteur privé gabonais tente de fournir tant bien que mal. « Le gouvernement encourage ces initiatives privées qui viennent en appui à l’État », a souligné la ministre Armande Longo-Moulengui, avant d’appeler les bénéficiaires à une gestion rigoureuse et pérenne du matériel reçu.
Au-delà de la cérémonie, cette initiative pose les jalons d’une collaboration renforcée entre le public et le privé. Face à des besoins croissants, l’Etat semble désormais miser sur une stratégie de soutien aux structures déjà existantes pour garantir à chaque citoyen, quel que soit son handicap, une prise en charge digne et adaptée.