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Gabon : Le front syndical de l’Éducation nationale exige un report des élections professionnelles

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Réunis en assemblée générale ce vendredi 17 avril à Libreville, plus de 40 syndicats du secteur éducatif ont exprimé leur vive opposition au maintien des élections professionnelles prévues le 22 avril prochain. Dénonçant un manque de transparence et une organisation précipitée, ils ont annoncé la saisine officielle des autorités pour réclamer un report du scrutin.

Le siège du Syndicat de l’Éducation Nationale (SENA), au quartier La Peyrie, a servi de cadre à une mobilisation d’envergure. Pour les leaders syndicaux, le compte à rebours est intenable. A moins d’une semaine de l’échéance, les griefs s’accumulent : absence de listes électorales fiables et manque de visibilité sur les candidatures. « Nous ne connaissons ni les candidats, ni les électeurs », a déploré Magloire Meniaga, secrétaire général par intérim du SENA. Pour ce dernier, la précipitation du gouvernement compromet gravement la crédibilité de ces premières élections professionnelles unifiées, censées refonder le dialogue social au Gabon.

Gabon : Le front syndical de l’Éducation nationale exige un report des élections professionnelles

Les autorités saisies

Face à ce qu’ils qualifient de « passage en force », les syndicalistes ont décidé de porter le bras de fer au niveau institutionnel. Une correspondance officielle doit être déposée auprès de plusieurs ministères stratégiques : ministère de l’Éducation nationale (dirigé par Camélia Ntoutoume-Leclercq) ; ministère de la Fonction publique (dirigé par Laurence Ndong) ; ministère du Travail (sous la houlette de Jacqueline Bignoumba).

« Nous allons adresser une correspondance […] afin qu’ils prennent connaissance de notre position officielle », a précisé Jules Bibang Obounou, porte-parole du collectif.

Un secteur sous haute tension

Ce nouveau point de friction intervient dans un climat social déjà fragile, marqué par des mouvements de grève récurrents depuis le début de l’année 2026 pour la régularisation des situations administratives. Pour les observateurs, le maintien de la date du 22 avril sans consensus pourrait paralyser davantage un système éducatif dont le calendrier scolaire a déjà été réajusté par les autorités.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement de la République, qui devra arbitrer entre le respect de son calendrier et le risque d’un embrasement social à quelques jours du scrutin.

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