Gabon : Le conseil d’administration du CHUO valide le budget 2025 et définit les priorités pour l’année à venir
Le conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire d’Owendo s’est réuni le 6 décembre 2024 pour définir le cadre organique de l’établissement, faire le bilan du budget 2024 et présenter le projet de budget 2025. Cette réunion, qui a succédé à celle de juillet, s’est déroulée dans une ambiance conviviale.
Le décret de la création du CHUO, les modalités de médecine privée au sein de l’hôpital et la convention avec l’Université des sciences de la santé ont été abordés. Des documents, comme la charte du patient et celle du CHUO, ont aussi été présentés pour clarifier les droits et obligations des patients et le rôle du personnel soignant.
Concernant les finances, le budget 2024 a été clôturé et celui de 2025 validé. Le financement du CHUO repose sur les subventions de l’État, les recettes propres et la subvention de la CNAMGS. La directrice générale a souligné l’importance de diversifier les partenariats, notamment dans des domaines clés comme la traumatologie, la neurochirurgie et la réanimation.
Le président du conseil d’administration Mouba John, a confirmé que le quorum a été atteint et que des débats constructifs ont préparé l’établissement pour 2025. Le CHUO dispose de 200 lits, dont 177 sont actuellement opérationnels.
Gabon : Serge Mesmin Mbele nommé Directeur général intérimaire de Gab’Oil
Ce vendredi 6 décembre 2024, Serge Mesmin Mbele a été désigné directeur général intérimaire, selon Gabon Média Time, suite à la suspension de François Owono Messie pour nécessité d’enquête judiciaire, annoncée la veille, le 5 décembre.
Expert financier et désormais ex-directeur général de l’entreprise, Jean François Owono Messie a été remplacé par son adjoint après sa suspension dans le cadre d’une enquête liée à des malversations financières. Ces irrégularités concerneraient un décaissement de plus de 46 millions de francs CFA qui auraient été utilisés lors de la campagne électorale du dernier référendum constitutionnel.
Landry Bongo Ondimba, président du conseil d’administration (PCA) de Gab’Oil, ainsi que François Owono Messie, et bien d’autres pourraient être tenus responsables de ces actes devant la justice gabonaise.
Il convient de rappeler que Jean François Owono Messie n’a occupé le poste d’ADG que pendant trois mois, ayant été nommé lors du conseil des ministres du 12 septembre 2024, avant de se retrouver impliqué dans ces affaires financières.
Gabon : Les partisans du « Non » au Référendum reçus au Palais de la présidence de la République
Le jeudi 5 décembre 2024, plusieurs acteurs politiques de la société civile qui ont milité pour le « Non » lors du dernier référendum, ont été reçus en audience par le général Brice Clotaire Oligui Nguema. Au cours de ces échanges, il a été question de revenir sur les zones d’ombre qui ont marqué le scrutin référendaire, lequel s’est soldé par une victoire du « Oui », si l’on se réfère au pourcentage obtenu.
Chaque Gabonais et chaque Gabonaise, quelle que soit sa position, est d’abord un enfant de ce pays. Les positions des uns et des autres ne devraient pas créer des catégories de Gabonais. Bien au contraire, la critique devrait en principe faire avancer le pays vers un avenir meilleur. C’est certainement cet esprit qui a conduit le locataire du Palais de la présidence à recevoir ses compatriotes, militants du « Non », en audience. En effet, selon la communication de la présidence de la République, « Cette rencontre a permis de dresser le bilan du processus référendaire et d’aborder les prochaines étapes de la transition, notamment l’élaboration du nouveau Code électoral », renseigne la presse présidentielle.
Marc Ulrich Malekou, président du mouvement panafricain « Osons pour l’Afrique » et membre de la plateforme « Je vote Non », s’est félicité de l’initiative prise par le chef de l’État. « Nous avons mis à profit cette audience pour réitérer nos préoccupations sur la constitution fraîchement votée, en exhortant le Président de la transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, à poursuivre les efforts visant à apurer ce texte. Toute chose qui passe notamment par la révision des dispositions qui ont suscité de vives controverses, au point de menacer les équilibres du vivre-ensemble », a-t-il déclaré.
Malgré cette rencontre, l’ancien candidat déclaré à la présidentielle d’août 2023, qui s’était finalement rallié à la candidature de Barro Chambrier, a tenu à souligner que le combat qu’il a commencé ne va pas connaître de rupture. « Mes convictions restent inchangées, mon engagement toujours déterminé pour un Gabon libre et pour une Afrique affranchie des pesanteurs néocolonialistes », a-t-il fait savoir.
Gabon : Faut-il retourner à la fusion des ministères de l’Économie et du Budget ?
Dans une de ses publications, sur son compte Facebook en date du 6 décembre 2024, Justine Judith Lekogo, députée de la Transition, est longuement revenue sur l’importance de revenir à un seul ministère regroupant directement l’Économie et les Finances publiques. Selon la parlementaire, lors de leurs passages à l’Assemblée nationale, les deux ministres auraient montré un manque de complémentarité. Lecture !
La fusion des ministères de l’Économie et du Budget semble une solution judicieuse pour assurer une gestion plus cohérente et transparente des finances publiques. Pourquoi une telle proposition ?
Une vision intégrée de la gestion des finances publiques
La gestion de la dette publique, qu’elle soit conventionnelle ou non conventionnelle, nécessite une coordination étroite entre les différentes sphères de la politique économique et budgétaire. En regroupant ces deux ministères, le Gabon disposerait d’une structure centrale capable de coordonner toutes les actions relatives à la gestion de la dette, des ressources et des dépenses publiques. Une telle fusion garantirait une meilleure cohérence dans les politiques économiques et budgétaires, tout en facilitant une vue d’ensemble sur les engagements financiers du pays.
Renforcement de la capacité à anticiper et à maîtriser la dette non conventionnelle
Il semblerait que la dette non conventionnelle échappe au contrôle direct du ministère de l’Économie. Pourtant, cette forme de dette (notamment les créances contractées avec des acteurs étrangers ou sous forme de partenariats public-privé) peut avoir un impact considérable sur les finances publiques. En fusionnant les deux ministères, une gestion plus centralisée et proactive permettrait de mieux surveiller l’évolution de ces dettes et d’adopter des stratégies préventives pour éviter les risques d’endettement excessif.
Optimisation des ressources humaines et techniques
La fusion des deux ministères offrirait la possibilité de concentrer les compétences et les ressources humaines spécialisées dans les domaines économiques et budgétaires. En réunissant les équipes responsables de la gestion des finances publiques, des experts en économie, des analystes budgétaires et des conseillers en gestion de la dette, le gouvernement pourrait développer des mécanismes plus efficaces de suivi, de contrôle et d’analyse des engagements financiers du pays.
Amélioration de la transparence et de la communication
Une fusion des ministères permettrait de rendre plus transparente la gestion de la dette publique. En effet, la centralisation des informations relatives à la dette dans une seule entité ministérielle faciliterait la communication avec les citoyens, les investisseurs et les institutions internationales. Un ministère unifié aurait les moyens de fournir des rapports clairs, détaillés et réguliers sur la situation de la dette, ce qui renforcerait la confiance des partenaires et la crédibilité du Gabon sur la scène internationale.
Simplification de la prise de décision
En réunissant les pouvoirs économiques et budgétaires sous une seule autorité, les décisions concernant la gestion des finances publiques seraient prises plus rapidement et de manière plus cohérente. Cela permettrait de réagir plus efficacement aux évolutions économiques, aux crises financières ou aux fluctuations des taux d’intérêt, tout en garantissant une gestion plus rigoureuse des ressources publiques.
Renforcement de la coordination entre les secteurs public et privé
La fusion des ministères favoriserait également une meilleure coordination entre les secteurs public et privé, notamment en matière de partenariats financiers et d’investissements. En travaillant ensemble dans un cadre unifié, ces deux secteurs seraient en meilleure position pour négocier des contrats de financement plus avantageux pour le Gabon, tout en évitant les doublons ou les incohérences dans les politiques économiques et budgétaires.
Conclusion
La fusion des ministères de l’Économie et du Budget du Gabon apparaît comme une solution pertinente pour renforcer la maîtrise de la dette publique, garantir une gestion plus cohérente et transparente des finances de l’État et anticiper plus efficacement les risques économiques. Cette réorganisation ministérielle serait un pas important vers une gouvernance plus rigoureuse et plus efficace des ressources publiques, dans l’intérêt de la stabilité économique et du développement durable du pays.
Honorable Justine Judith Lekogo, députée de la Transition.
Football : L’absence du nom de Pierre-Emerick Aubameyang sur la liste des candidats au Ballon d’Or africain de la CAF
La FIFA a récemment dévoilé sa prestigieuse liste des nominés pour le onze type de l’année, où Pierre-Emerick Aubameyang figure en bonne place. Ce choix confirme, une fois de plus, le talent et l’impact international de l’attaquant gabonais. Pourtant, un fait surprenant soulève des interrogations : pourquoi la Confédération africaine de football (CAF) n’a-t-elle pas inclus Aubameyang sur sa liste des meilleurs joueurs africains pour le Ballon d’Or africain ?
Cette absence suscite des débats et met en lumière une apparente incohérence entre les critères de sélection des deux instances. Alors que la FIFA salue les performances d’Aubameyang sur la scène mondiale, la CAF semble ignorer ses récents exploits. Ce décalage invite à une réflexion sur la méthodologie de sélection de la CAF, souvent critiquée pour son manque de transparence et d’objectivité.
Il est peut-être temps pour les instances du football africain de réévaluer leurs processus et de mieux reconnaître les contributions des joueurs qui brillent non seulement en Afrique, mais également sur la scène internationale. Ignorer des figures emblématiques comme Aubameyang risque de ternir la crédibilité de telles distinctions et de frustrer les fans, qui attendent une reconnaissance équitable des talents du continent.
Mali : Le Gouvernement et les partis politiques s’unissent pour des élections transparentes
Le Premier ministre Abdoulaye Maïga a réuni les partis politiques ce jeudi, 4 décembre 2024 pour faire le point sur les préparatifs des prochaines élections. L’objectif est de garantir un scrutin transparent et inclusif, grâce à une liste électorale actualisée et fiable.
Au centre des discussions, la révision annuelle des listes électorales de 2024. Plus de 8,4 millions d’inscrits, dont près de 600 000 à l’étranger, sont désormais enregistrés. Les autorités s’engagent à finaliser l’adaptation du fichier électoral aux nouvelles divisions administratives et à intensifier les campagnes de sensibilisation pour une participation massive des citoyens.
Face aux défis multiples auxquels le Mali est confronté, le Premier ministre a appelé les partis politiques à l’union sacrée. « Ce que nous vivons est pire qu’une guerre. Chaque fois que nous nous divisons, nous aidons nos ennemis », a-t-il souligné. Le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de mener des réformes courageuses pour renforcer la démocratie et assurer la stabilité du pays.
Les partis politiques ont été invités à s’impliquer activement dans le processus électoral et à contribuer à la réussite des prochaines échéances.
Le gouvernement s’engage à les consulter régulièrement et à prendre en compte leurs propositions.
Les prochaines étapes
Les discussions ont également porté sur l’impact des nouvelles lois électorales, notamment au niveau local, ainsi que sur la modernisation de l’état civil. Les autorités s’engagent à mettre en œuvre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et la transparence du processus électoral.
Enfin, cette rencontre marque une nouvelle étape dans le processus de préparation des élections. Le gouvernement et les partis politiques ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble pour consolider la démocratie et assurer un avenir meilleur au Mali.
Hamadoun Alphagalo (de notre correspondant permanent au Mali)
Gabon : Les réseaux sociaux, nouvelles agences pour les avis de recherche ?
Au Gabon, depuis quelques temps, les avis de recherche se multiplient sur les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram, Twitter et TikTok. Si certaines de ces initiatives permettent des retrouvailles heureuses ou, dans certains cas, la découverte de décès, leur prolifération questionne le rôle des autorités compétentes, notamment les forces de sécurité, dans la gestion des supposées disparitions.
L’essor des réseaux sociaux a transformé les habitudes de nombreux Gabonais, qui préfèrent désormais utiliser ces plateformes pour signaler des supposées disparitions. Bien que ces outils offrent une rapidité de diffusion incomparable, ils ne devraient pas remplacer les démarches officielles. Ces recours immédiats aux réseaux sociaux peuvent parfois ralentir les enquêtes.
Cette tendance s’expliquerait en partie par le manque d’efficacité reproché à certaines unités de police. Il est fréquent que les citoyens rencontrent des demandes de « frais de carburant » avant que des recherches ne soient entreprises, ce qui nourrit la méfiance et pousse les familles à chercher des alternatives. Ainsi, les influenceurs et les internautes solidaires suppléent les services officiels en partageant massivement les avis de recherche pour toucher un public plus large.
Malgré ces défis, il reste essentiel de commencer par déposer un avis de recherche auprès des commissariats ou des unités compétentes. Les réseaux sociaux pourraient ensuite être utilisés comme un outil complémentaire pour renforcer la visibilité des disparitions signalées.
À noter que depuis quelques années, les forces de police gabonaises exploitent elles-mêmes ces plateformes, notamment Facebook, pour diffuser leurs propres avis de recherche et mobiliser la population. Cela démontre que les réseaux sociaux et les démarches officielles peuvent coexister pour améliorer l’efficacité des recherches.
Mali : La CNDH appelle à une intensification de la lutte contre l’esclavage
A l’instar de la communauté internationale, le Mali, a commémoré, le 2 décembre 2024, la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage. Malgré les progrès réalisés, cette pratique ancestrale persiste dans certaines régions du pays, notamment dans le sud-ouest.
Dans son message, le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Aguibou Bouaré, a souligné la persistance de l’esclavage par ascendance, de la traite des êtres humains et d’autres formes d’exploitation, en particulier dans les régions de Kayes, Kita, Nara et Nioro du Sahel. Ces pratiques, souvent liées à des discriminations historiques, bafouent les droits fondamentaux et entravent le développement du pays.
Si la Constitution malienne de 2023 interdit formellement l’esclavage et que les codes pénaux et de procédure pénale ont été révisés pour mieux prendre en compte ces crimes, de nombreux défis persistent.
Toutefois, la CNDH a salué les efforts du gouvernement, notamment le lancement d’un nouveau plan d’action national de lutte contre la traite des personnes.
Cependant, l’institution appelle à une intensification des actions, notamment par une loi spécifique sur l’esclavage par ascendance, des mesures urgentes pour le retour des personnes déplacées, une assistance humanitaire pour les victimes et le soutien à la scolarisation des enfants victimes.
L’éradication de l’esclavage est un enjeu majeur pour le Mali. Au-delà de l’aspect moral, il s’agit de construire une société plus juste et équitable, de favoriser le développement économique et de renforcer la cohésion sociale.
Enfin, la lutte contre l’esclavage est un combat de longue haleine, qui nécessite l’engagement de tous : autorités, société civile, communautés. En cette journée internationale, il est plus que jamais important de rappeler que la liberté est un droit inaliénable et que chaque individu mérite d’être traité avec dignité.
Hamadoun Alphagalo (de notre correspondant permanent au Mali)