Ce week-end, Ellie Carpenter et Daniëlle Van de Donk, toutes deux joueuses de football professionnel, se sont mariées dans le sud de la France, plus précisément au Château Hermitage de Combas, à Servian, dans l’Hérault.
L’Australienne, Ellie Carpentier de 25 ans et la Néerlandaise de 33 ans formaient un duo inséparable depuis leur arrivée à Lyon, en 2020 pour Carpenter, et en 2021 pour Van de Donk, qui venait alors d’Arsenal.
Le couple, qui a passé plusieurs saisons ensemble à l’OL (désormais appelé OL Lyonnes), a profité du long week-end pour célébrer leur union, entouré de nombreuses coéquipières et anciennes partenaires de club. Parmi elles, on a pu voir Eugénie Le Sommer, Tabitha Chawinga, Lindsay Heaps (ex-Horan), Damaris Egurrola, Alice Sombath, Christiane Endler, Janice Cayman, Signe Bruun ou encore Catarina Macario.
Dans une interview à Vogue Australia, Carpenter a confié : « Dès le début, il y avait une vraie connexion entre nous, sur le terrain comme en dehors. Tout semblait naturel, évident. » Ensemble, les deux joueuses ont connu de nombreux succès, notamment quatre titres de championnes de France et une Ligue des champions remportée en 2022 contre le FC Barcelone (3-1).
Toutes deux sont sur le départ de Lyon cet été. Van de Donk, en fin de contrat, n’a pas encore trouvé de nouveau club. Carpenter, dont le contrat court jusqu’en 2026, pourrait, quant à elle, rejoindre Chelsea. Elle y retrouverait peut-être Sonia Bompastor et Camille Abily, le duo d’entraîneures également en couple, qui ont longtemps encadré l’équipe lyonnaise.
Le 31 mai et le 1er juin 2025, la loi n°20/63 du 31 mai 1963 portant interdiction de la dot fête trois anniversaires : l’anniversaire de sa promulgation (31 mai), l’anniversaire de son entrée en vigueur (1er juin) et l’anniversaire de la séparation juridique du mariage et de la dot dans le mariage traditionnel. Elle élève la dot au rang des infractions, n’interdit pas le mariage traditionnel, sépare le mariage et la dot. Cette séparation constitue un choc de culture. Elle est la manifestation de la méconnaissance du déroulé du mariage traditionnel.
Ainsi, elle est devenue ineffective car, elle ne s’est pas attachée les valeurs profondes du peuple gabonais. Pour y remédier, il importe de réhabiliter légalement la dot.
L’élévation de la dot au rang des infractions
La loi n°20/63 portant interdiction de la dot élève au rang de l’infraction l’exigence, l’acceptation, la remise ou la promesse de la dot (art. 3). Elle est punie d’un emprisonnement de trois (3) mois à un (1) an et d’une amende de 36 000 à 360 000 francs CFA, ou de l’une de ces deux peines seulement. Cette infraction n’est pas reprise par les lois n°21/63 du 31 mai 1963, n°042/2018 du 5 juillet 2019 et n°006/2020 du 30 juin 2020 portant Code pénal de la République gabonaise. L’infraction relative à la dot est donc contenue dans une loi pénale spéciale.
Depuis son entrée en vigueur, soit le 1er juin 1963, la loi n°20/63 interdit la pratique de la dot. Cette dernière est entendue comme la remise à l’occasion du mariage, par le futur conjoint, à la famille de la future conjointe de sommes d’argent ou d’objets de valeur (art. 1er) ou usuels reconnus pour leur valeur symbolique. La dot n’est pas apportée par la conjointe au conjoint.
La future mariée, parée de tradition, incarne l’élégance et le respect des coutumes.
L’autorisation du mariage traditionnel
La loi n°20/63 prive le mariage traditionnel des effets légaux (article 4). Par conséquent, les conjoints ne peuvent être qualifiés d’époux ou de mari et femme (article 4). Elle n’interdit pas le mariage traditionnel. Dans cet esprit, le Code pénal de 1963 ne réprime que le mariage traditionnel d’une fille non consentante ou âgée de moins de quinze ans (article 264). Mais, en exigeant le consentement des parents dans le mariage civil des mineurs âgés de dix-huit (18) ans à vingt et un (21) ans, le Code civil gabonais paraît prendre en considération la dimension coutumière du mariage (art. 205 et 206).
En effet, les père et mère, le père ou la mère et, à défaut de ceux-ci, le tuteur, le conseil de tutelle ou les aïeuls ou aïeules les plus proches dans chaque ligne, ne peuvent donner leur consentement en l’absence de la célébration du mariage traditionnel. Dans le même sens, en consacrant l’union libre, il tient compte du mariage traditionnel.
En effet, l’union libre est comprise comme « Le fait, pour un homme et une femme, de vivre ensemble dans la même maison comme mari et femme, sans avoir contracté mariage (mariage légal ou civil) l’un avec l’autre » (article 377, Code civil). Ils sont considérés par leurs familles et leurs voisins comme les gens mariés (article 378, Code civil), même si la famille du conjoint n’a pas encore versé la dot. Ils le sont à la suite du mariage traditionnel avec ou sans la dot. A défaut du versement de la dot, l’union libre ne crée aucun droit de succession entre les conjoints.
La séparation du mariage et de la dot
Depuis son entrée en vigueur, soit le 1er juin 1963, la loi n°20/63 sépare les étapes du mariage traditionnel : le mariage et la dot ou la dot et le mariage. En autorisant le mariage et en interdisant la dot, la loi n°20/63 pose la problématique de la célébration du mariage traditionnel sans la dot. En interdisant la dot, elle assimile le mariage traditionnel à un contrat de mariage entre deux personnes de sexe opposé, une de sexe féminin et l’autre de sexe masculin. Ce qui fait dire que le mariage traditionnel est interdit. En effet, sans la dot, le mariage traditionnel n’a aucune valeur sociale.
La reconnaissance légale de la dot pourrait aboutir à la célébration simultanée des mariages traditionnel et civil. Dans cette approche, en décembre 2020, l’Assemblée nationale du Gabon, en amendant la proposition de loi du sénateur Ernest Ndassikoula, avait opté pour la reconnaissance légale de la pratique de la dot dans le déroulé du mariage traditionnel, et le plafonnement de son montant maximal, afin de stimuler le mariage traditionnel.
Mais la proposition de loi n’a pas connu une suite favorable. Une énième fois, l’espoir de la suppression de l’article 1er de la loi, objet des présentes observations, s’est éteint.
Lorsque la cérémonie de célébration du mariage traditionnel précède celle du mariage civil, la dot est une condition de fond du mariage civil. Ainsi, le mariage civil est une formalité. Dans ce contexte, l’état civil sert à transcrire le mariage traditionnel.
En revanche, lorsque le mariage traditionnel a lieu après la célébration du mariage civil, le non-versement de la dot n’est pas une cause de nullité dudit mariage. Toutefois, compte tenu de la diversité des cultures, la loi n’organiserait pas la célébration du mariage traditionnel. Elle en transposerait les effets juridiques du mariage civil.
La séparation du mariage et de la dot dans le mariage traditionnel paraît contraire au droit traditionnel. Elle est à l’origine du choc de cultures ou de civilisations. Ce choc semble résulter de l’ignorance du déroulé de la célébration du mariage traditionnel. Entre le mariage et la dot, laquelle des étapes est préalable à l’autre ?
Le dérouler du mariage traditionnel
Il se pratique deux hypothèses dans le déroulé du mariage traditionnel. Dans l’une, le dérouler de la remise de la dot est préalable à celui de l’acte de mariage, l’interdiction de la dot équivaut à celle du mariage. En effet, à défaut de l’acceptation de la dot, même symbolique, la future conjointe n’est pas autorisée à sortir. Dans ce cas, l’acceptation de la dot vaut alliance entre deux familles ou au mariage.
En d’autres termes, à défaut d’une vie commune préalable, la famille de la future conjointe peut présenter une future conjointe autre que celle convoitée par la famille du futur conjoint ou une fille à naître. La dot est une compensation matrimoniale. La sortie de la future conjointe et son acceptation de la dot valident l’alliance et valent conclusion du mariage.
Ainsi, l’interdiction de la dot équivaut à l’interdiction de l’alliance et au mariage traditionnel, qui est une union entre deux personnes de sexes opposés, célébrée par deux familles.
Dans l’autre, le dérouler du mariage, en présence de la future conjointe, est préalable à celui de la dot. Le mariage est conclu après l’acceptation par un parent de la future conjointe d’un objet le symbolisant. Cette acceptation scelle l’alliance entre les deux familles. Par conséquent, l’interdiction de la dot n’équivaut pas à celle du mariage. Toutefois, la famille de la future conjointe aura une créance sur celle du futur conjoint. Tant qu’elle ne s’est pas encore acquittée de cette créance, le conjoint n’est pas reconnu comme gendre de la famille de la désormais conjointe.
Logiquement, en cas de prédécès du conjoint, la conjointe n’a pas droit à la succession, car l’alliance symbolisée par le dépôt de la femme dans la famille du conjoint, signifiant la rupture des liens avec la famille génitale, est inexistante. En d’autres termes, le mariage n’est pas parfait.
Offrandes de la dot : vivres, boissons, tissus et objets symboliques réunis pour honorer la famille de la future épouse.
Dans les deux hypothèses, la dot est la clé de voûte du mariage traditionnel. Elle est indissociable du mariage. Elle est la preuve du mariage. Elle permet l’établissement d’une union entre deux familles. A défaut de la dot, le conjoint, même s’il est le géniteur des enfants issus de la communauté de vie, n’a pas créé une famille.
En effet, traditionnellement, la famille est considérée comme un groupement de personnes physiques unies par le mariage dont les enfants sont légitimés par le mariage ou nés après le mariage. D’où la pratique du versement d’une somme d’argent pour les enfants. Cette pratique établit la filiation paternelle.
Ainsi, la dot est l’acte par lequel la famille du conjoint prend la conjointe et ses enfants. C’est pourquoi, le mari ou le père perd le droit de décider sur la concubine ou les enfants, en cas de son remboursement. Elle crée le droit de succession entre le conjoint, la conjointe et les enfants. Elle permet aux deux familles de sceller l’alliance
L’échec de l’exigence d’imposer le mariage civil
La pratique courante de la dot est culturelle. Elle est immuable. Elle est la volonté générale du peuple gabonais. Mais elle ne vaut pas abrogation de l’article 1er de la loi n°20/63 du 31 mai 1963. Cela signifie, en application du principe du parallélisme des formes, que la loi n’est pas abrogée par désuétude. L’abrogation doit être expresse. La loi est seulement ineffective. Elle est la manifestation de l’échec de l’exigence de la colonisation de la culture.
La permanence de l’article 1er de la loi n°20/63 empêche uniquement la réclamation du versement ou du remboursement de la dot devant une juridiction étatique compétente. Elle ne fait pas disparaître la pratique de la dot dans le mariage traditionnel.
L’attachement aux valeurs profondes
La loi n°20/63, promulguée le 31 mai 1963, entrée en vigueur le 1er juin 1963, pourrait être considérée comme loi idéale. Elle vise l’instauration d’une société dans laquelle le mariage traditionnel sera célébré sans la dot. Mais, adoptée après le 17 août 1960, elle a privilégié les citoyens français de statut civil par rapport à ceux de statut coutumier. Or, les règles de droit sont l’expression d’une culture. Elles concilient la société avec ses valeurs sociales profondes et traditionnelles. C’est la raison pour laquelle le préambule de la Constitution du 19 décembre 2024 proclame l’attachement du peuple gabonais à ses valeurs sociales profondes et traditionnelles, à son patrimoine culturel, matériel et spirituel.
La réhabilitation de la dot
La dot est l’une de ces valeurs et patrimoine que le peuple gabonais doit préserver et respecter. La loi n’a jamais changé, à elle seule, les comportements sociaux. Elle prend en compte les réalités socioculturelles.
Ainsi, dans l’espace francophone de l’Afrique, en Côte-d’Ivoire, la loi interdisant la dot est abolie (2019). Au Sénégal, la loi interdit les dépenses excessives.
La séparation juridique du mariage et de la dot dans le mariage traditionnel continuera, car le culturel ou le droit traditionnel et le droit légal s’influencent. Mais la controverse porterait sur le coût de la dot intégrant les sommes d’argent et objet de valeur d’avant et d’après dot.
Sur ce, « Joyeux anniversaires à la loi n°20/1963 du 31 mai 1963, entrée en vigueur le 1er juin 1963 ».
Les ministres François Ndong Obiang et Hermann Immongault ont présenté, le 12 juin 2025, devant l’Assemblée nationale, deux projets de loi destinés à moderniser le système politique gabonais. L’un vise à encadrer plus strictement les partis politiques, l’autre à réviser la répartition des sièges parlementaires.
Ces textes, fondés sur les recommandations du Dialogue national inclusif et les dispositions du nouveau Code électoral, traduisent la volonté du gouvernement de renforcer une démocratie plus transparente, pluraliste et inclusive, notamment par l’intégration des Gabonais de l’étranger dans la représentation nationale.
Réforme des partis : plus de rigueur et de transparence
Le premier projet de loi devrait durcir les conditions de création, de fonctionnement et de financement des partis politiques. Il s’appuie sur l’article 6 de la Constitution pour clarifier leur rôle dans la vie démocratique, limiter leur prolifération et encadrer l’utilisation des fonds publics. L’objectif affiché est de renforcer la transparence et la responsabilité des formations politiques dans un cadre plus rigoureux, conforme aux principes du pluralisme démocratique.
Représentation élargie à la diaspora
Le second texte réforme la répartition des sièges au Parlement. Il porte à 145 le nombre de députés, contre 143 actuellement, en intégrant pour la première fois les Gabonais de la diaspora. Le Sénat passe de 52 à 70 sièges. Cette nouvelle configuration est présentée comme une avancée vers une représentation plus équitable des citoyens, à l’intérieur comme à l’extérieur du territoire national.
Inscrite dans la continuité des décisions du Conseil des ministres du 4 juin 2025, cette initiative législative s’inscrit dans le cadre de la transition vers la Cinquième République. Pour les deux membres du gouvernement, ces réformes constituent des fondations essentielles pour bâtir une démocratie plus exigeante. Ils ont toutefois souligné que les textes restent perfectibles et que leur amélioration dépend désormais du travail parlementaire, avant leur examen en séance plénière.
Le ministre gabonais des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration régionale et de la Diaspora, a accordé une audience, le jeudi 12 juin 2025, à l’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Cameroun au Gabon.
Cette rencontre diplomatique s’inscrit dans le cadre d’un échange consécutif à des propos jugés déplacés et irrespectueux tenus récemment par un ressortissant camerounais à l’encontre du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Une sortie verbale inappropriée, largement relayée sur les réseaux sociaux et dénoncée dans l’opinion publique gabonaise, qui a provoqué une vive émotion dans le pays. Bien que l’auteur des faits ait été interpellé par les forces de sécurité, le chef de la diplomatie gabonaise a tenu à entendre l’ambassadeur de la République Camerounaise afin de, selon toute vraisemblance, rappeler l’exigence de respect dû aux institutions et aux dirigeants du pays hôte par tout ressortissant étranger installé sur le territoire national.
Au cours de l’échange, l’ambassadrice Félicie Noëlle a, pour sa part, exprimé la position officielle des autorités camerounaises, qui condamnent avec fermeté ce type de comportement. Elle a tenu à préciser que les propos incriminés « n’engagent que son auteur» et ne reflètent en rien la posture du gouvernement camerounais, souligne le communiqué de presse.
Cette affaire intervient dans un contexte où Libreville et Yaoundé entretiennent, depuis plusieurs décennies, des relations bilatérales denses et fraternelles. Les deux pays partagent une histoire commune, marquée par une coopération multiforme dans des secteurs stratégiques tels que le commerce transfrontalier, l’énergie, les transports, la sécurité régionale, l’éducation, ainsi que la libre circulation des personnes dans l’espace CEMAC. La forte présence des communautés respectives dans les pays membre de cet espace sous-régional illustre la profondeur des liens humains et culturels entre les peuples de chaque côté de la frontière.
Les autorités gabonaises, par l’entremise du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration régionale et de la Diaspora, Michel Régis Onanga Ndiaye, ont réaffirmé leur attachement à la consolidation de cette coopération, tout en insistant sur la responsabilité individuelle des ressortissants étrangers vivant sur le territoire national. Un appel au respect mutuel, gage de la préservation des relations séculaires qui unissent le Gabon et le Cameroun.
Libreville, 13 juin 2025 – La nation gabonaise a rendu un hommage empreint d’émotion et de solennité à l’un de ses illustres fils, le général Idriss Firmin Ngari, décédé le 27 mai dernier au Royaume du Maroc à l’âge de 79 ans.
C’est au Camp Capitaine Ntchoréré de Baraka que s’est déroulée la cérémonie officielle d’adieu, présidée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, en compagnie de la Première Dame, Zita Oligui Nguema.
Entouré des membres du gouvernement, des hautes personnalités civiles et militaires, ainsi que des proches du défunt, le chef de l’État a rendu un hommage vibrant à cette figure incontournable de l’histoire politico-militaire du Gabon. Dans son oraison funèbre, Brice Clotaire Oligui Nguema a salué « l’engagement total, le sens du devoir et la fidélité inébranlable » d’un homme dont la vie fut entièrement vouée au service de la République.
Une vie au service de l’État
Militaire de carrière, Idriss Ngari intègre très tôt les Forces Armées Gabonaises. Sa rigueur, son sens stratégique et son attachement aux valeurs de discipline le propulsent au sommet de la hiérarchie militaire. Il occupera tour à tour, entre autres, les fonctions de Chef d’État-Major Général des Armées, puis de ministre de la Défense, marquant profondément l’architecture sécuritaire du pays.
Son parcours politique, entamé dans les années 1990, est tout aussi dense. Proche collaborateur du défunt président Omar Bongo Ondimba, il a été plusieurs fois ministre dans des départements clés : Défense, Intérieur, Transports, Santé et Travaux publics. Plusieurs fois élu député du département de la Lékabi-Lewolo (Ngouoni), il a été aussi maire de cette commune. Le « Général Tonnerre », comme l’ont surnommé ses compatriotes, laisse l’image d’un homme ferme, pragmatique, parfois clivant, mais profondément attaché à l’unité nationale.
Une reconnaissance suprême
Pour couronner ce riche parcours, le président de la République a élevé à titre posthume, le général Idriss Ngari à la dignité de Grand-Croix dans l’Ordre de la Panthère Noire, l’une des plus hautes distinctions honorifiques du pays.
La cérémonie a été ponctuée par les honneurs militaires, un défilé symbolique, des dépôts de gerbes et un moment de recueillement partagé entre émotion et fierté. Elle scelle ainsi la reconnaissance de toute une Nation envers un homme dont le nom restera gravé dans les annales du Gabon.
Le dernier salut à un monument de l’État gabonais
En saluant une dernière fois la mémoire du Général Idriss Ngari, le Président Oligui Nguema a rappelé que la République se devait d’honorer ceux qui, par leur dévouement et leur loyauté, ont façonné ses institutions et défendu ses fondements.
Le Gabon perd un soldat, un homme d’État et un patriote. Mais son héritage, lui, continuera d’inspirer les générations futures.
Face aux nombreuses inquiétudes suscitées par les opérations de délogement en cours dans le Grand Libreville, la société civile gabonaise se mobilise pour une mission de médiation et de facilitation, en droite ligne des recommandations formulées par le président de la République. Cette mission se déroulera du 13 au 28 juin 2025 dans les zones affectées.
L’objectif affiché est clair : mieux comprendre l’impact socio-économique de ces déguerpissements sur les populations concernées, recueillir leurs témoignages, évaluer les besoins, et proposer des pistes d’accompagnement. Pour mener à bien cette opération, plusieurs organisations de la société civile ont été sollicitées pour constituer des équipes d’enquêteurs expérimentés.
Ainsi, sept structures sont appelées à désigner cinq enquêteurs chacune : le ROLBG, Copil Citoyen, Croissance Saine Environnement, la confédération Machette syndicale, le Syndicat des Petits métiers, et l’ASCORIM. Ces enquêteurs, ainsi que les superviseurs qui encadreront les travaux de terrain, ont participé à une formation technique ce vendredi, 13 juin 2025 à 11 heures, au siège du ROLBG.
Cette session de formation, assurée par des spécialistes en enquêtes socio-économiques et en urbanisme, permettra aux participants de maîtriser les outils et méthodes nécessaires à la collecte rigoureuse et éthique des données.
En pilotant cette initiative, la société civile entend jouer pleinement son rôle d’acteur de veille citoyenne, tout en contribuant à apaiser les tensions et à formuler des recommandations constructives en matière de politique urbaine et sociale.
Du 13 au 17 juin 2025, Libreville sera le théâtre d’un événement sportif d’envergure : un stage international de football, baptisé EFMS-OL CAMP, organisé par l’Ecole de football Mbolo Samba, en collaboration avec le prestigieux club Olympique Lyonnais.
Après un premier camp, tenu en juillet 2022 avec le concours de l’Atlético de Madrid, l’école fondée par l’ancien international gabonais Wenceslas Moussavou franchit un nouveau palier. Cette fois, c’est le club lyonnais – réputé pour la qualité de sa formation – qui apporte son savoir-faire au service de la jeunesse gabonaise.
Pendant cinq jours, des jeunes footballeurs âgés de 6 à 18 ans, issus de toutes localités du Gabon, bénéficieront d’un encadrement de haut niveau, sous l’œil attentif de trois cadres de l’Olympique Lyonnais : le directeur du centre de formation, le responsable des relations internationales et Julien Négri, responsable technique du développement du club, présent à Libreville pour veiller au bon déroulement du programme.
« L’objectif est d’offrir à nos jeunes une expérience unique, mêlant rigueur professionnelle, apprentissage technique et transmission des valeurs éducatives propres au haut niveau », a déclaré Wenceslas Moussavou. Il ajoute que ce camp se veut également un espace d’échanges et de détection, en mettant le football au service du développement social et de l’excellence sportive.
Le stage est ouvert à tous, y compris aux enfants n’évoluant pas dans des structures affiliées, à condition d’avoir réglé les frais de participation. Chaque participant recevra un kit complet aux couleurs de l’Olympique Lyonnais : maillot, short et chaussettes.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique ambitieuse de coopération internationale et de valorisation du potentiel sportif local, confirmant Libreville comme un carrefour de formation pour les talents de demain.
Une catastrophe aérienne d’une ampleur inédite s’est produite à Ahmedabad (Inde), le 12 juin 2025. Un avion de la compagnie aérienne indienne, du vol AI‑171, s’est écrasé peu après son décollage de l’aéroport international Sardar Vallabhbhai Patel, faisant au moins 269 morts, dont 241 à bord et au moins 28 au sol. Un homme de 40 ans a été identifié comme le seul survivant parmi les passagers.
L’appareil, un Boeing 787-8 Dreamliner, en route pour Londres, transportait 230 passagers et 12 membres de l’équipage. Selon les autorités indiennes de l’aviation civile, l’avion n’est resté en vol que 59 secondes, dont 32 secondes seulement à altitude significative, avant de s’écraser violemment sur un campus universitaire, frappant de plein fouet le dortoir d’un collège médical.
Des images de vidéosurveillance confirment la brutalité de l’impact. Une alerte « MAYDAY » a été lancée quelques instants après le décollage, évoquant une perte de poussée moteur (un phénomène pouvant empêcher l’avion de maintenir son ascension). Des causes techniques liées aux volets, éléments essentiels à la portance lors du décollage, sont également à l’étude.
Vishwash Kumar Ramesh, le miraculé
Dans cette mer de désolation, un seul passager a échappé à la mort. Vishwash Kumar Ramesh, citoyen britannique d’origine indienne, est le seul survivant du crash. Âgé de 40 ans, il occupait un siège en zone de sortie de secours (rangée 11A) et aurait réussi à s’extraire de l’appareil avant l’incendie. Hospitalisé avec des blessures modérées et en état de choc, il a pu s’exprimer brièvement : « Je ne sais pas comment je suis sorti de l’avion… Il y avait des corps tout autour de moi », a-t-il confié depuis son lit d’hôpital à Ahmedabad.
Un lourd bilan humain
Au-delà des 241 morts à bord, la chute de l’appareil a causé d’importants dégâts au sol. Entre 40 et 49 personnes ont péri dans le dortoir du campus médical et près de 60 étudiants ont été blessés, certains grièvement. Les opérations de secours ont duré plusieurs heures, mobilisant pompiers, forces armées et bénévoles. L’identification des corps, souvent gravement brûlés, est en cours grâce à des tests ADN. Les familles endeuillées ont été prises en charge par une cellule psychologique mise en place par Air India.
Enquête internationale et précédent historique
Les autorités ont ouvert une enquête conjointe impliquant l’AAIB indien, la NTSB américaine, la UK Air Accidents Investigation Branch et des experts de Boeing. Une des boîtes noires a déjà été récupérée. Les premières pistes évoquent une panne technique, une erreur de configuration au décollage ou un défaut de maintenance, sans exclure l’hypothèse d’une erreur humaine. « Nous ferons toute la lumière sur cet accident », a déclaré le ministre indien de l’Aviation civile, Ajay Singh.
Ce crash marque également le premier accident mortel d’un Boeing 787 Dreamliner depuis son lancement en 2011, relançant les débats sur la sécurité des vols en Inde.
Le drame a suscité une vive émotion à l’échelle internationale. Le Premier ministre Narendra Modi a décrété une journée de deuil national, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a exprimé ses condoléances, évoquant une « tragédie dévastatrice ». Le groupe Tata, propriétaire d’Air India, a mis en place une cellule d’assistance et promis une compensation rapide aux familles. En attendant les résultats de l’enquête, l’Inde et le monde de l’aviation restent suspendus aux conclusions officielles.
Ce jeudi 12 juin 2025, Théophane Nzame‑Nze Biyoghe, porte-parole de la présidence de la présidence de la République a, à la faveur d’une conférence de presse, présenté aux professionnels des médias et à l’opinion publique les grandes lignes de l’opération d’aménagement urbain en cours dans la zone située derrière l’Assemblée nationale. Ce vaste chantier comprend la construction du Boulevard de la Transition, d’une cité administrative, ainsi que l’aménagement du bassin-versant Sainte-Marie – Awondo.
À travers ces projets, le gouvernement affirme sa volonté de modernisation de la ville de Libreville, de lutter efficacement contre les inondations récurrentes qui affectent plusieurs quartiers de la capitale. « Ces projets répondent à des impératifs de modernisation urbaine, de lutte contre les inondations récurrentes à Libreville et de fluidification de la circulation dans la capitale », a précisé Théophane Nzame‑Nze Biyoghe.
Conscient des inquiétudes exprimées par certaines populations potentiellement impactées, le porte-parole a tenu à rassurer les habitants : « Ces initiatives ne visent en aucun cas à punir, mais à créer un cadre de vie digne et moderne pour tous. » Il a souligné que le Président de la République suit personnellement l’évolution du dossier et a instruit les services concernés à veiller à la préservation des droits légitimes des citoyens affectés. « Le Président de la République est sensible aux réactions diverses de l’opinion nationale. Il suit très attentivement ce dossier », a-t-il rassuré.
Ce chantier s’inscrit dans la démarche plus large de refondation nationale engagée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Le porte-parole Théophane Nzame‑Nze Biyoghe a aussi réaffirmé la volonté du Chef de l’État à transformer en profondeur le pays, en plaçant la dignité, la souveraineté, la justice et l’espérance du peuple gabonais au cœur de chaque décision. « Chaque mesure prise s’inscrit dans une vision claire : rendre au peuple gabonais la dignité, la souveraineté, la justice et l’espérance », a-t-il conclu.
Le gouvernement invite la population à faire preuve de compréhension et de coopération, dans un esprit d’unité et de progrès, pour faire de ces projets structurants un levier de développement et un héritage durable pour les générations futures.
Le jeudi 12 juin, dans la province de la Nganga, précisément dans les villes de Tchibanga et de Mayumba, Gninga Chaning Zenaba, ministre de l’Entrepreneuriat, du commerce et des PME-PMI, a conduit une mission de terrain pour le soutien aux activités génératrices de revenus et la promotion de l’entrepreneuriat local et de la caravane touristique à venir.
C’était dans le département de la Basse-Banio, où la ministre a rencontré les jeunes et les femmes dans le chef-lieu, Mayumba. Gninga Chaning Zenaba a appelé les populations de cette localité à se structurer en coopératives ou groupes associatifs, en vue de développer des micro-entreprises liées au tourisme : entretien d’espaces verts, construction de lodges, restauration, services d’accueil, artisanat local.
Il faut dire que la province de la Nyanga a été identifiée comme site stratégique pour la caravane touristique prévue pour juillet 2025. Contrairement à une simple excursion dans les parcs et sites nationaux, la caravane touristique est un événement itinérant qui vise à promouvoir l’ensemble du potentiel culturel, économique, artisanal et naturel des régions. Elle constitue une vitrine du savoir-faire local, en mettant en lumière les initiatives communautaires, les produits du terroir, les projets d’entrepreneuriat et les sites d’intérêt touristique.
Dans la commune de Tchibanga, la ministre Gninga Chaning s’est rendue sur le site du projet piscicole hors sol, lancé par la Direction générale de l’économie sociale. Inscrit dans le cadre du plan triennal d’appui aux Activités génératrices de revenus (AGR), ce projet bénéficie du soutien de l’UNESCO pour les trois prochaines années. Cette excursion de la ministre s’inscrivait dans une phase de suivi-évaluation, afin de mesurer l’impact de cette initiative sur le terrain et de recueillir les témoignages des bénéficiaires.
Une occasion donc pour ces populations de participer pleinement à l’événement en vue de booster l’économie et de faire connaître le Gabon aux futurs visiteurs, à travers diverses réalisations.
Cette démarche s’inscrit dans la vision du président de la République, qui entend faire de chaque localité un pôle de développement intégré, en valorisant les richesses naturelles et culturelles du Gabon tout en stimulant l’initiative privée.