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[Gabon : Baccalauréat 2025] « La Maison Active by Frida Midoungani » aux côtés des candidats du 6e arrondissement de Libreville

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À l’approche de cet examen crucial de fin d’année, moment charnière et souvent éprouvant pour des milliers d’élèves à travers le pays, l’ancienne maire de l’arrondissement, Eliane Frida Midoungani, renouvelle, à travers sa plateforme, son engagement auprès de la jeunesse de la circonscription où elle est considérée comme une véritable égérie.

Ce samedi 28 juin, la plateforme communautaire, sous l’impulsion de son initiatrice, ancienne maire de l’arrondissement et actuelle Déléguée spéciale adjointe de la commune de Libreville, s’est tenue, une fois de plus, aux côtés des candidats au baccalauréat 2025 de sa circonscription administrative. L’évènement a eu pour cadre le PK8, au lieu-dit la SGA, où la bienfaitrice a apporté un accompagnement à la fois moral, logistique et humain aux impétrants.

Pour de nombreux élèves issus de milieux modestes, préparer le baccalauréat, ne signifie pas seulement la révision des cours. Cela implique de surmonter des difficultés matérielles parfois insurmontables : absence de ressources pour se nourrir correctement, pour se déplacer vers les centres d’examen, ou simplement pour s’équiper. C’est précisément à ce niveau que la « La Maison Active by Frida Midoungani » a décidé d’intervenir, avec un soutien ciblé et bienveillant, qui ne cesse de faire ses preuves.

Des paroles fortes, des gestes utiles

Au cœur de cette initiative, Eliane Frida Midanga épouse Midoungani, présidente d’honneur de la plateforme, a tenu à rencontrer personnellement les futurs bacheliers. Elle leur a adressé des mots d’encouragement, mais aussi des conseils avisés pour gérer le stress, maintenir leur concentration et croire en leur potentiel. « Nous les encourageons à la veille de l’examen à avoir le moral », a-t-elle déclaré avec conviction.

Fidèle à sa coutume basée sur la proximité et sa perpétuelle approche avec les habitants de son arrondissement, Madame la Mairesse a également remis à chaque postulant au diplôme, qui devra leur ouvrir les portes de l’enseignement supérieur, une enveloppe symbolique destinée à alléger les charges de transport et à améliorer leur alimentation pendant les jours d’examen. Une action saluée par les bénéficiaires, visiblement soulagés.

Quand la solidarité comble les failles du système

Dans un environnement où les politiques éducatives peinent encore à répondre aux besoins concrets des élèves en situation de vulnérabilité, l’initiative de la « La Maison Active by Frida Midoungani » s’impose comme un maillon essentiel du tissu de solidarité locale. Elle démontre que l’accompagnement scolaire ne se limite pas aux bancs de l’école, mais passe aussi par l’attention portée au quotidien des élèves.

[Gabon : Baccalauréat 2025] « La Maison Active by Frida Midoungani » aux côtés des candidats du 6e arrondissement de Libreville

Et comme il faut partager les peines et les joies, Madame Midoungani prévoit d’ores et déjà une seconde rencontre pour célébrer, après les épreuves, les efforts fournis et valoriser les résultats obtenus. Là encore, l’approche est claire : créer un suivi durable, là où beaucoup d’interventions s’arrêtent à un simple geste ponctuel.

À travers cette démarche, la présidente d’honneur de la « Maison Active By Frida Midoungani » rappelle que la réussite des jeunes est un projet collectif et que chaque geste de solidarité, aussi modeste soit-il, peut changer la trajectoire d’un avenir.

[Togo : La démission de Faure Gnassingbé exigée] L’instauration d’une transition citoyenne réclamée par l’opposition

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Dans un manifeste cinglant, relayé massivement sur les réseaux sociaux, le collectif « Togo Debout » a réclamé sans détour le départ sans condition de Faure Essozimna Gnassingbé, qu’il accuse incarner un régime à bout de souffle, déconnecté des aspirations du peuple et gangrené par des décennies d’immobilisme politique.

Ce cri d’alarme intervient au lendemain d’une journée historique de mobilisation citoyenne, le 26 juin, marquée par une contestation populaire d’une ampleur inédite. Des milliers de Togolais, en grande majorité des jeunes, ont battu le pavé dans plusieurs villes du pays, scandant leur rejet d’un système qu’ils jugent oppressif et obsolète.

La contestation populaire face à une répression brutale

Face à cette lame de fond sociale pacifique, la réaction du régime n’a pas tardé. La réponse des autorités a été musclée : arrestations arbitraires, usage excessif de la force par les agents de l’ordre, déploiement de milices armées et campagnes d’intimidation. Une stratégie de répression qui n’a fait que renforcer la détermination des manifestants.

Dans sa déclaration, le collectif « Togo Debout » dénonce avec vigueur les violations répétées des droits fondamentaux et affirme que « le temps du dialogue de façade est désormais révolu ». Pour les membres de ce mouvement citoyen, il est urgent de rompre avec la logique de confiscation du pouvoir.

Un appel à l’insurrection pacifique et à la mobilisation nationale

Le collectif, qui se pose en porte-voix d’une société civile en ébullition, maintient son appel à une insurrection pacifique continue, articulée autour de trois axes majeurs : des actions citoyennes sur l’ensemble du territoire, destinées à exiger la libération immédiate des détenus politiques et à dénoncer la dérive autoritaire du régime ; une mobilisation active de la diaspora togolaise, clé de voûte de la médiatisation internationale du mouvement et relais essentiel du soutien logistique ; une solidarité intergénérationnelle et interrégionale, unissant toutes les composantes du peuple togolais dans une quête commune de liberté et de dignité.

Un vent de rupture souffle sur Lomé

Pour « Togo Debout », la dernière réforme constitutionnelle, taillée sur mesure pour pérenniser le règne de Faure Gnassingbé, est la goutte de trop. Le mouvement compare la situation actuelle à celles qui ont précédé les renversements politiques au Mali, au Burkina Faso et au Niger, où l’usure du pouvoir a fini par ouvrir la voie à des transitions militaires aujourd’hui regroupées au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

À l’image de ces bouleversements régionaux, le Togo semble à l’aube d’une ère de basculement. L’exigence d’une transition citoyenne, conduite par les forces vives de la nation, devient une revendication centrale.

« Le peuple togolais n’a plus rien à perdre »

« Togo Debout » appelle chaque citoyenne et citoyen à se libérer de la peur et à se lever pour un avenir démocratique, à refuser la résignation face à un pouvoir jugé illégitime. « Le peuple togolais n’a plus rien à perdre. Il exige un Togo libre, digne et souverain », conclut le manifeste.

Dans un contexte socio-économique délétère, marqué par une précarité galopante, le divorce semble consommé entre le peuple et un pouvoir qui s’accroche. Le régime de Faure Gnassingbé vacille. L’histoire, elle, est peut-être en train de s’écrire.

[Gabon : 51e Assises internationales de la presse francophone] la HAC et l’UPF conjuguent leurs efforts

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Libreville, le 26 juin 2025 – Le Président de la Haute autorité de la communication, Germain Ngoyo Moussavou, a accordé, vendredi dernier, une audience solennelle à  Zara Nazarian, secrétaire générale de l’Union internationale de la presse francophone (UPF), au siège de l’Institution.

Le thème central retenu pour cette édition, « L’intelligence artificielle face aux infox : enjeux et perspectives pour le journalisme francophone », s’impose comme une problématique stratégique majeure à l’ère du numérique, où la prolifération de la désinformation interpelle l’éthique, les pratiques et les responsabilités des journalistes.

Cette rencontre de haut niveau s’inscrivait dans le cadre des préparatifs de la 51ᵉ édition des Assises internationales de la presse francophone, rendez-vous d’envergure mondiale qui se tiendra à Libreville en novembre prochain. Plus de 200 professionnels des médias, représentant une cinquantaine de pays francophones, y sont attendus.

Au cours de son intervention, la Secrétaire générale de l’UPF a salué l’état d’avancement des préparatifs, jugé très satisfaisant, mettant en exergue l’implication active et le soutien indéfectible des plus hautes autorités gabonaises. Ces dernières n’ont, en effet, ménagé aucun effort pour garantir la réussite éclatante de ce grand forum international des médias francophones.

Zara Nazarian a exprimé sa profonde reconnaissance au Président de la HAC, dont le plaidoyer constant auprès des plus hautes instances décisionnelles a été déterminant dans le choix du Gabon comme pays hôte des Assises internationales de la presse francophone. Elle a par ailleurs souligné l’impact diplomatique, médiatique et symbolique que revêtira cette manifestation pour Libreville, véritable carrefour de la francophonie médiatique en Afrique.

En réaction, le président Ngoyo Moussavou a réaffirmé la mobilisation totale de la HAC autour de cette thématique cruciale, au cœur des débats contemporains au sein des instances africaines et francophones de régulation des médias. L’Institution, membre actif de ces plateformes, entend jouer pleinement son rôle dans les travaux à venir.

Il y a lieu de rappeler qu’à l’occasion de la 50ᵉ édition des Assises de l’UPF, organisée à Dakar (Sénégal) en 2024, le Gabon s’était illustré par une délégation particulièrement dynamique, conduite avec rigueur et panache par Désiré Ename, président de la section gabonaise de cette prestigieuse organisation. Cette représentation remarquée avait déjà témoigné de l’intérêt constant du Gabon pour les grands enjeux du journalisme francophone.

[Gabon : Transformation de produits locaux] Former pour entreprendre, valoriser pour réussir

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Dans un contexte où le taux de chômage est préoccupant, estimé à plus de 20 %, avec des pics bien plus élevés chez les jeunes et les femmes et où la fonction publique ne peut plus absorber l’ensemble des demandeurs d’emploi, l’entrepreneuriat se présente comme une voie d’avenir.

Encore faut-il que les porteurs de projets disposent des compétences nécessaires pour concrétiser leurs ambitions. C’est dans cette logique qu’un atelier de formation dédié au conditionnement des produits issus de la petite transformation s’est tenu du 24 au 26 juin 2025 à Libreville.

Face à l’épuisement des capacités d’emploi dans le secteur public, le pays fait face à un double défi : offrir des perspectives économiques durables et réduire la pauvreté. Longtemps perçue comme le principal employeur, l’administration publique atteint aujourd’hui ses limites. Il devient urgent de favoriser d’autres moteurs de croissance, capables de stimuler l’économie nationale et de créer des emplois, notamment dans les secteurs à fort potentiel comme l’agroalimentaire et la cosmétique. Mais entreprendre ne s’improvise pas. Les futurs chefs d’entreprise doivent être formés, accompagnés et dotés d’outils concrets pour réussir.

Un atelier pour professionnaliser la transformation locale

C’est dans cette dynamique que le ministère de l’Entrepreneuriat, du commerce et des PME-PMI, via la Direction générale de lutte contre la pauvreté, a organisé un atelier de renforcement des capacités. Durant trois jours, 30 producteurs ont été formés aux bonnes pratiques de la transformation, de la conservation, de l’étiquetage et de l’analyse des produits. L’encadrement technique a été assuré par des experts de l’Agence gabonaise de normalisation (AGANOR) et de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA), permettant ainsi une formation conforme aux standards exigés par le marché.

Grand Prix de l’Entrepreneuriat Gabon 2025 : vitrine pour l’innovation locale

Dans le même élan, le ministère a lancé le Grand Prix de l’Entrepreneuriat Gabon 2025, une initiative qui vise à mettre en lumière les talents et les idées les plus prometteurs. Plus qu’un simple concours, ce projet constitue une véritable vitrine de l’entrepreneuriat gabonais, en récompensant l’innovation, la viabilité économique et l’impact social des initiatives portées par les citoyens.

Porté par la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, ce concours ambitionne de faire de l’entrepreneuriat un levier central de l’émancipation économique, de la lutte contre le chômage et de la souveraineté nationale. Les lauréats bénéficieront d’un accompagnement personnalisé, tant technique que financier, pour transformer leur projet en entreprise viable.

[Gabon : Transformation de produits locaux] Former pour entreprendre, valoriser pour réussir

Un impact à long terme pour les filières locales

Au-delà de la formation et de la compétition, ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus globale de structuration des filières locales. L’objectif est clair : améliorer la qualité des produits, renforcer leur compétitivité et favoriser l’accès à des marchés plus exigeants, tant au niveau national qu’à l’international.

Former, encadrer, accompagner : un impératif de réussite

Dans un contexte socio-économique en mutation, le renforcement des compétences devient un impératif. Former, encadrer, accompagner : ce triptyque est aujourd’hui essentiel pour garantir la réussite des entrepreneurs gabonais. L’atelier de Libreville en est une illustration concrète, qui devrait se démultiplier dans toutes les provinces du pays, afin d’ancrer l’entrepreneuriat comme un véritable moteur de développement durable.

[Gabon : Justice] SOS Prisonniers salue la libération de plusieurs détenus en détention préventive prolongée

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Libreville, 27 juin 2025 – L’organisation de défense des droits des détenus a exprimé, dans un communiqué, sa profonde satisfaction à la suite de la remise en liberté de dix prisonniers en détention préventive depuis de nombreuses années à la prison centrale de Libreville.

Cette initiative, pilotée par le procureur général près la Cour d’appel de Libreville, Eddy Minang, s’inscrit dans la continuité de l’offensive judiciaire lancée en mars dernier contre les détentions arbitraires et les dysfonctionnements persistants du système carcéral gabonais.

En effet, lors d’une descente inopinée, le mardi 23 juin, le magistrat a personnellement supervisé la libération de plusieurs détenus dont la privation de liberté, sans jugement, s’échelonnait entre 15 et 18 années. Une situation qualifiée d’inacceptable par les défenseurs des droits humains, qui y voient une violation flagrante des garanties procédurales et du droit fondamental à un procès équitable.

La visite du 28 mars dernier, qui était conduite également par le procureur général, avait permis de poser les premiers jalons de cette opération salutaire. À cette occasion, une commission mixte, composée de magistrats et de personnel pénitentiaire, avait été mise sur pied afin d’examiner les dossiers litigieux, en vue d’identifier les cas de détention abusive prolongée. «Ces libérations traduisent une volonté manifeste de réformer en profondeur notre appareil judiciaire et de rétablir la dignité humaine dans les lieux de privation de liberté », peut-on lire dans le document de SOS Prisonniers Gabon, tout en exhortant les autorités judiciaires à poursuivre cette dynamique vertueuse.

La tenue imminente de la session criminelle laisse entrevoir une nouvelle opportunité de régulariser la situation de nombreux autres prévenus en attente de jugement. À cet égard, SOS Prisonniers Gabon appelle le parquet général à maintenir cette exemplaire mobilisation.

L’organisation n’a pas manqué de saluer également l’implication récente du ministre de la Justice, Garde des sceaux, chargé des Droits humains, Dr détention préventive prolongée dont la visite dans plusieurs établissements pénitentiaires a contribué à faire la lumière sur les conditions de détention et à accélérer le traitement des dossiers. « Nous encourageons vivement le ministre à étendre ces visites aux neuf prisons du pays, afin de favoriser un réel désengorgement carcéral et garantir le respect des droits fondamentaux de tous les détenus», a conclu le communiqué de SOS Prisonniers Gabon.

[Gabon : Relogement des déguerpis] Alexandre Barro Chambrier s’active pour les relogements

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En réponse aux opérations de déguerpissement engagées dans le quartier Plaine Orety et ses zones attenantes, notamment derrière l’Assemblée, Mbolo, ainsi que les périmètres jouxtant les ambassades de Chine, de Russie et du Liban, en vue de l’édification de la future cité administrative, le Vice-président du Gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, s’est personnellement investi dans le suivi du processus de réinstallation des familles impactées.

Le mercredi 26 juin, une réunion stratégique s’est tenue avec les ministres sectoriels concernés, pour l’évaluation de l’état d’avancement des travaux de réhabilitation du site d’accueil situé à Bikelé Zong, dans le 3ᵉ arrondissement de la commune de Ntoum. Ce programme d’habitation prévoit la rénovation de plus de 250 logements destinés à héberger les sinistrés.

Au cours de cette rencontre de haut niveau, les membres du gouvernement ont unanimement souligné l’impératif d’accélérer les travaux de finalisation, notamment en matière d’accès à l’eau potable et à l’électricité. Par ailleurs, le site de Bikelé Zong devrait également intégrer, à moyen terme, des infrastructures sociales complémentaires telles qu’un centre de santé de proximité et des installations sportives modernes, dans une optique de réinsertion durable et digne.

Souhaitant une application rigoureuse des orientations présidentielles, Alexandre Barro Chambrier a instruit les ministres impliqués à veiller à ce que toutes les familles déplacées – y compris celles n’ayant pas bénéficié des premières indemnisations – puissent être relogées dans les plus brefs délais et dans des conditions respectueuses de leur dignité.

Ce chantier, à la fois social et humanitaire, s’inscrit dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, de bâtir un Gabon plus équitable, solidaire et résolument tourné vers l’inclusion.

[Gabon : Partenariat Radio Gabon-IUSO] Un modèle de coopération pour l’emploi qualifié

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La station nationale de radiodiffusion a conclu, le 25 juin dernier, un accord avec l’Institut universitaire des sciences de l’organisation, qui s’inscrit dans une large vision plus : faire des entreprises de véritables moteurs de la formation et de l’employabilité, dans un pays où le chômage frappe durement les jeunes et les travailleurs non qualifiés.

Ce partenariat signé entre la directrice générale de Radio Gabon, Claudette Okone Ewore  et le directeur général de l’IUSO, Dr Aristide Edzegue Mendame a un double objectif : permettre aux étudiants de l’institut universitaire d’effectuer des stages pratiques au sein des différentes directions de Radio Gabon. Et en retour, offrir aux agents de la radio des formations certifiantes destinées à renforcer leurs compétences. Cet accord traduit une volonté claire de renforcer le lien entre la formation académique et le monde professionnel.

Un marché de l’emploi en crise

La pertinence de cette initiative se mesure à l’aune des chiffres préoccupants du marché de l’emploi. En 2024, le taux de chômage global s’élevait officiellement à 36,4 %, atteignant près de 40 % chez les jeunes. Cette situation est aggravée par l’inadéquation entre les formations proposées par le système éducatif gabonais et les besoins réels du marché du travail. Parallèlement, de nombreux travailleurs exercent sans qualification professionnelle véritable, ce qui freine leur évolution de carrière et fragilise leur stabilité économique.

« Les lycées ne forment qu’à des matières théoriques, liées aux métiers, bien sûr. Les entreprises, elles, forment à la pratique », expliquait Joël-Patrick Dinzambou, enseignant-chercheur. Dans ce contexte, Radio Gabon se positionne comme un acteur institutionnel exemplaire. En intégrant la formation dans sa stratégie de développement, cette chaîne publique démontre qu’elle ne se limite pas à sa mission médiatique, mais qu’elle participe activement à la construction d’une main-d’œuvre qualifiée, adaptée aux exigences du marché.

Ce modèle pourrait et devrait être reproduit par d’autres entreprises, comme les  universités ou des écoles professionnelles, qu’elles soient publiques ou privées. En multipliant les passerelles entre le monde académique et celui du travail, on offre aux jeunes Gabonais des opportunités concrètes d’insertion, tout en répondant aux attentes des entreprises en quête de compétences solides. Ce type de collaboration contribue à réduire durablement le chômage, en revalorisant la formation technique et professionnelle.

La lutte contre le chômage ne peut plus être uniquement l’affaire de l’État. Elle doit mobiliser l’ensemble des acteurs : entreprises, établissements de formation, collectivités locales et citoyens. En ce sens, l’accord entre Radio Gabon et l’IUSO est bien plus qu’un simple partenariat : c’est un exemple inspirant d’engagement citoyen et stratégique, au service de l’avenir professionnel des Gabonais.

[Gabon : Lycée public d’Owendo] Alain Mangouandi, tire la sonnette d’alarme pour chantier à l’abandon

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Dans une publication virulente datée du 27 juin 2025, le Secrétaire général de la Convention nationale des syndicats de l’éducation nationale (Conasysed), dénonce avec véhémence l’état de délabrement avancé du lycée public d’Owendo, symbole d’un chantier de l’Education nationale abandonné.

Inauguré en 2018, avec l’ambition de désengorger les établissements scolaires de la capitale, le lycée public d’Owendo, situé dans la commune éponyme, a accueilli ses premiers élèves dans un environnement déjà inachevé. Conçu initialement pour 600 apprenants, il en héberge aujourd’hui plus de 1800, un triplement de l’effectif qui a exacerbé la vétusté de ses infrastructures et mis en lumière les limites d’un projet non finalisé.

Infrastructures précaires et climat d’insécurité

Le constat aujourd’hui sur le terrain est accablant : absence de clôture, bâtiments inachevés, manque criant d’installations sportives et scientifiques et locaux administratifs inexistants. Le site, ouvert à tout vent, est devenu un lieu de passage pour les riverains, rendant le contrôle des accès quasi impossible. Ce ballet incessant de visiteurs non identifiés crée un sentiment d’insécurité constant, aussi bien pour les élèves que pour l’administration et le personnel enseignant.

Un bâtiment à l’abandon, jadis destiné à accueillir des salles de classe, sert désormais de repaire à des individus douteux, ajoutant à l’atmosphère d’insalubrité et de danger latent. Dans un tel contexte, les conditions d’enseignement se dégradent inexorablement, privant les élèves des outils fondamentaux pour leur épanouissement intellectuel et physique.

Des enseignants à bout de souffle

Les enseignants, quant à eux, exercent dans des conditions d’une précarité alarmante. Classes surchargées, absence de matériel pédagogique adéquat, incertitude sécuritaire permanente, tout concourt à la démotivation et à l’usure professionnelle. Malgré leur engagement sans faille, les enseignants peinent à remplir leur mission dans ce décor de désolation, reflet d’un désintérêt manifeste des autorités compétentes.

[Gabon : Lycée public d’Owendo] Alain Mangouandi, tire la sonnette d’alarme pour chantier à l’abandon

Une transition politique qui n’a rien changé

Alors qu’à l’entrée de la Cinquième République, avec les espoirs de réformes structurelles dans le secteur éducatif, force est de constater que le lycée public d’Owendo demeure dans un état préoccupant de léthargie. Les promesses d’achèvement du chantier, les discours d’intention et les engagements institutionnels se sont, depuis longtemps, mués en silence assourdissant. Le lycée semble condamné à une forme de sursis perpétuel, où chaque rentrée scolaire vient raviver les mêmes désillusions.

Un appel pressant à l’action

Pourtant, tout n’est pas perdu. À l’orée de la prochaine rentrée académique, une réaction positive des autorités pourrait changer la donne. Alain Mangouandi, secrétaire général de la Conasysed, appelle à une mobilisation urgente : finaliser les travaux, sécuriser le périmètre, doter l’établissement d’infrastructures pédagogiques modernes et adéquates. Le lycée public d’Owendo doit être élevé en pôle d’excellence, une référence nationale en matière de formation secondaire.

Les élèves, les enseignants et l’ensemble de la communauté éducative méritent mieux. Ils ont droit à un cadre propice à l’apprentissage, à la sécurité et à l’épanouissement. Il en va non seulement de la crédibilité du système éducatif gabonais, mais aussi de l’avenir de toute une génération.

[Gabon – Environnement] La mangrove de Kiliba à Alibandeng menacée par des constructions illégales ?

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Libreville, 28 juin 2025 – Une nouvelle alerte environnementale secoue les réseaux sociaux. Une vidéo devenue virale montre des actes préoccupants dans la mangrove de Kiliba, située dans la zone d’Alibandeng, dans le premier arrondissement de Libreville, le long de la voie de contournement de l’aéroport international Léon Mba. Ce précieux écosystème semble aujourd’hui en proie à une occupation anarchique.

Des individus, identifiés par plusieurs témoins comme des expatriés, auraient entamé des travaux de construction au sein même de cette mangrove, sans égard pour les règles environnementales en vigueur. Ce comportement, qualifié d’irresponsable par plusieurs internautes, intervient alors que le Gabon mène une lutte accrue contre les atteintes à ses écosystèmes fragiles.

Le débarcadère de Kiliba, déjà considéré comme un point sensible, semble désormais la nouvelle cible d’une urbanisation sauvage. Les images diffusées en ligne révèlent des structures en cours d’édification dans un milieu humide pourtant protégé, ravivant ainsi le spectre des catastrophes écologiques déjà observées dans d’autres zones du pays.

Face à cette situation alarmante, la société civile appelle les autorités compétentes à réagir promptement. Les ministres Mays Mouissi (Environnement) et Laurence Ndong (Pêche et économie bleue) sont vivement interpellés afin de diligenter une mission d’inspection sur le site et, le cas échéant, engager des poursuites contre les auteurs de ces atteintes à l’environnement.

Alors que le Gabon s’illustre à l’international comme un modèle en matière de préservation de la biodiversité, de tels agissements constituent une grave entorse aux engagements pris dans le cadre des conventions environnementales. Une clarification urgente s’impose afin d’éviter que le silence des autorités ne soit interprété comme une complicité passive.

[Mali : Conférence internationale sur le financement du développement] Abdoulaye Maïga conduira une délégation malienne

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Dans un communiqué publié le jeudi 26 juin dernier, le centre d’information gouvernementale du Mali a annoncé que le Premier ministre, s’apprête à conduire une importante délégation à la 4ème Conférence internationale sur le financement du développement à Séville du 30 juin au 3 juillet 2025, en Espagne.

Le chef du gouvernement représentera le président de la Transition, le général Assimi Goïta. Le Premier ministre aura l’impérieux devoir de porter haut la voix du Mali et de présenter sa vision audacieuse en matière de développement.

Le Premier ministre Abdoulaye Maïga, aura dans sa délégation des personnalités importantes telles que le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, le ministre de l’Économie et des finances, Alousseni Sanou et la ministre de l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable, Mariam Tangara. Le chef du gouvernement aura l’opportunité de détailler aux partenaires extérieurs la vision « le Nouveau Mali », ainsi que la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033). Ces initiatives ambitieuses visent à moderniser le pays, stimuler l’innovation et renforcer son intégration régionale et internationale.

Le coût global de cette stratégie est estimé à 61 232,1 milliards de FCFA, soit environ 6 123,3 milliards par an, avec un besoin de financement complémentaire de 1 139 milliards de FCFA.

A signaler que la délégation malienne prendra part à plusieurs panels stratégiques de haut niveau. En marge de la Conférence, le général de division Abdoulaye Maïga aura également de nombreuses rencontres bilatérales avec des dirigeants mondiaux et des partenaires stratégiques du Mali, soulignant l’importance de cette mission diplomatique.

Cette quatrième Conférence internationale sur le financement du développement est perçue comme une occasion de réformer le financement à tous les niveaux, notamment en impulsant la réforme de l’architecture financière internationale et en relevant les défis qui freinent l’investissement urgent. Elle est également cruciale pour l’accélération de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et progresser vers les Objectifs de développement durable.