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[Gabon – Audience à la présidence de la République] Le chef de l’Etat privilégie l’apaisement en recevant le SYNAMAG

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Libreville, 5 juillet 2025 – Dans un climat marqué par de fortes tensions au sein de l’appareil judiciaire, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a accordé une audience solennelle ce vendredi au Palais du Bord de mer à une délégation du Syndicat national des magistrats du Gabon (SYNAMAG).

Cette rencontre, placée sous le sceau du dialogue républicain, a permis au chef de l’Etat et la délégation du SYNAMAG d’aborder les principales revendications des magistrats, notamment la revalorisation salariale, l’augmentation de la prime de judicature, ainsi que l’amélioration des conditions de travail dans les juridictions du pays.

Face à une profession en quête de reconnaissance et de garanties institutionnelles, les représentants du SYNAMAG ont salué la posture d’ouverture et d’écoute du chef de l’État. Ils ont réitéré leur attachement à un dialogue constructif et à une participation active à la réforme du système judiciaire, dans un esprit de responsabilité et de loyauté envers la République. Un rapport détaillé des discussions en cours sera, selon eux, transmis dans les plus brefs délais à la plus haute autorité de l’État.

En retour, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé sa volonté indéfectible de restaurer l’autorité, l’intégrité et l’indépendance de la justice gabonaise. Il a encouragé les travaux de la commission ad hoc mise en place sous sa houlette, appelant à des propositions concrètes, viables et financièrement soutenables dans un délai raisonnable.

Il convient de rappeler que la justice gabonaise traverse, depuis plusieurs années, une crise structurelle profonde. Les magistrats, souvent réduits au silence dans l’exercice de leurs fonctions, réclament une autonomie accrue, un statut renforcé et surtout des conditions de travail décentes, à la hauteur de leur mission régalienne.

En recevant les hommes en toge, le président de la République envoie un signal fort en faveur de l’apaisement, et amorce ainsi une nouvelle ère de concertation entre le pouvoir exécutif et le corps judiciaire, dans l’optique de refonder durablement les institutions de l’État.

[Gabon : Justice] Justine Judith Lekogo ravive le souvenir des persécutions infligées à Brice Laccruche Alihanga

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Libreville, 5 juillet 2025 – Alors que les projecteurs médiatiques sont braqués sur les conditions de détention de Sylvia Bongo Ondimba, la voix de la députée de la Transition s’élève pour rappeler les épisodes douloureux vécus par l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo et ses proches. Ils avaient été autrefois victimes d’un système répressif mis en place, selon la députée, sous la houlette de l’ancienne Première dame et de son époux.

« Peut-on sincèrement comparer la situation actuelle de Mme Bongo à celle de Laccruche Alihanga ? » s’est interrogée la militante de la société civile, en allusion des sévices infligés par Sylvia Bongo à l’ex-directeur de cabinet de son époux. « Cet homme a été broyé par une machine politique impitoyable, orchestrée dans l’ombre du Palais, et poussé aux confins de la mort par des sévices inhumains. » A-t-elle déclaré.

Justine Judith Lekogo dénonce ce qu’elle qualifie d’indignation sélective autour du traitement réservé aujourd’hui à Sylvia Bongo, et déplore une forme d’amnésie collective face aux exactions passées. « L’indulgence dont bénéficie actuellement cette femme contraste douloureusement avec le silence qui avait entouré les souffrances infligées à d’autres. »

Autre point d’interrogation soulevé : le revirement diplomatique opéré par la famille Bongo. « N’avait-elle pas toujours clamé, avec une certaine suffisance, que la France n’avait pas à s’ingérer dans les affaires souveraines du Gabon ? Et pourtant, c’est vers ce même pays qu’elle et son fils se tournent désormais, implorant son arbitrage au nom de leurs droits. Quelle ironie ! », a fustigé l’honorable députée.

Pour Lekogo, cette posture contradictoire met en lumière l’opportunisme politique et les privilèges d’un ancien pouvoir désormais déchu. Elle insiste : « Le peuple gabonais aspire à une justice équitable, dénuée de considérations claniques ou de calculs. L’heure est venue d’établir une responsabilité sans exception, qu’importe le patronyme ou l’influence de ceux qui doivent répondre de leurs actes. »

Dans un contexte de refondation institutionnelle et morale, cet appel résonne comme un rappel à l’ordre républicain : nul n’est au-dessus de la loi. Surtout lorsque l’on a dirigé ou cautionné, de près ou de loin, les dérives d’un régime.

[Chronique] Naissance de l’UDB : Oligui Nguema lance le chantier politique du « Gabon Nouveau »

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Ce 5 juillet 2025, le Palais des Sports de Libreville a résonné aux couleurs d’un renouveau politique. Brice Clotaire Oligui Nguema y a officiellement lancé son parti, l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), premier jalon structurant de sa vision pour un « Gabon Nouveau ».

Un lancement historique à Libreville

Dans une atmosphère de ferveur populaire, des milliers de Gabonais se sont réunis au Palais des Sports pour assister à la naissance de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), nouveau parti présidentiel fondé par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. La cérémonie, hautement symbolique, marque une étape majeure du processus post-transition.

Le président, en habit sobre mais au ton ferme, a exposé les fondations de l’UDB, conçu comme un parti « fédérateur, responsable et ancré dans les réalités nationales ». Le message est clair : tourner la page du passé et construire un avenir politique stable et inclusif.

L’UDB : socle d’une nouvelle idéologie

Placée sous la bannière de la sociale-démocratie, l’UDB se veut porteuse d’un idéal fondé sur l’« Inclusivité – Développement – Félicité », sa devise officielle. Le parti, dont les membres sont appelés « Démocrates Bâtisseurs », s’articule autour de cinq principes fondamentaux : Unité, Responsabilité, Dialogue, Patriotisme, Solidarité.

Ce socle idéologique vise à répondre aux défis structurels du pays : divisions politiques, crise de confiance, gouvernance défaillante. « Il est temps de bâtir un projet commun, ensemble, sans exclusion ni calculs de clans », a déclaré Oligui Nguema, devant une audience composée de civils, militaires, jeunes et leaders religieux.

Un parti pour structurer l’action présidentielle

Jusqu’ici, le général-président avait évité la création d’un parti, malgré les signes d’une volonté de pérenniser son pouvoir. Avec l’UDB, cette stratégie évolue. Le parti se présente désormais comme l’instrument politique du projet présidentiel, un outil de mobilisation nationale et, potentiellement, un vecteur pour les prochaines échéances électorales, dont la présidentielle annoncée.

Ce lancement traduit une volonté assumée d’ancrer durablement la gouvernance Oligui dans le paysage institutionnel.

Une ambition à l’épreuve du réel

Mais la création de l’UDB suscite aussi des interrogations. Le parti sera-t-il un véritable espace démocratique ou une simple extension du pouvoir exécutif ? La centralité du président, qualifié de « Bâtisseur en Chef », nourrit le débat sur la personnalisation du mouvement.

Pourtant, l’adhésion populaire est bien réelle. À Libreville comme à l’intérieur du pays, l’espoir est vif, notamment chez une jeunesse avide de changement. Reste à voir si l’UDB saura convertir cette espérance en actes concrets.

Le Gabon entre rupture et continuité

À travers l’UDB, Oligui Nguema affiche son ambition : fédérer les Gabonais autour d’une nouvelle vision de l’État. Mais le chantier du « Gabon Nouveau » exigera plus que des discours : il faudra des réformes, de la rigueur et une gouvernance à la hauteur des promesses.

La dynamique est lancée. L’avenir dira si l’Union Démocratique des Bâtisseurs sera le moteur d’un véritable renouveau ou l’habillage d’une continuité réinventée.

[Gabon : Union Démocratique des Bâtisseurs] Le parti politique de Brice Clotaire Oligui Nguema porté sur les fonts baptismaux

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Au cours de l’assemblée constituante, tenue le samedi 5 juillet, le président de la République a dévoilé le nom de son parti politique. Un mouvement qui, selon lui, se veut à l’écoute de la base, loin des logiques électoralistes et résolument tourné vers une nouvelle forme de démocratie.

Candidat indépendant lors de l’élection présidentielle du 12 avril dernier, Brice Clotaire Oligui Nguema a franchi une nouvelle étape dans la structuration de son action politique. Ce samedi 5 juillet, à l’occasion d’une assemblée constituante tenue avec ses partisans, au palais des sports de Libreville, il a officiellement lancé son parti politique : l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) avec pour slogan « Ensemble, bâtissons le Gabon Nouveau digne d’envie ». Mais plus qu’un simple véhicule politique, le chef de l’État veut faire de cette formation politique le creuset d’une nouvelle pratique démocratique, centrée sur la participation de la base militante. « Le pouvoir légitime est détenu par le peuple. Je ne suis que le dépositaire temporaire de vos aspirations, le serviteur de vos espoirs légitime », a-t-il déclaré. Posant ainsi les bases d’une organisation politique qui se veut différente des partis « électoralistes » du passé.

Une démocratie par la base

Dans son discours fondateur, Brice Clotaire Oligui Nguema a multiplié les appels à la démocratie participative. Il a annoncé la mise en place de mécanismes de consultation populaire régulière, de primaires internes pour désigner les représentants du parti et d’une implication directe des militants dans les décisions majeures.

Ce retour à la base s’inscrit dans une volonté affichée de rompre avec les pratiques politiques traditionnelles, marquées selon lui par la personnalisation des partis et la confiscation du débat interne. Loin d’un parti centré sur un leader charismatique, l’UDB veut promouvoir une gouvernance plus horizontale.

[Gabon : Union Démocratique des Bâtisseurs] Le parti politique de Brice Clotaire Oligui Nguema porté sur les fonts baptismaux

La cotisation, condition d’expression

Autre aspect fort du projet : la centralité de la cotisation. Le président de l’UDB a insisté sur le fait que « c’est la cotisation qui donne le droit à la parole ». Derrière cette formule, une idée : responsabiliser les membres, les impliquer financièrement pour assurer l’indépendance financière et la pérennité du parti.

Mais cette orientation soulève des interrogations. Si elle peut garantir un engagement sincère des militants, elle risque aussi d’exclure une partie de la population moins aisée, dans un pays où les inégalités économiques sont encore fortes.

L’UDB veut aussi rompre avec la logique de clientélisme électoral. Le président de l’Union démocratique des bâtisseurs a affirmé ne pas vouloir créer un « parti outil » voué uniquement à conquérir des majorités. Il souhaite plutôt bâtir un espace d’idées, de débat et de co-construction. Un discours qui sonne comme une critique à peine voilée des partis historiques du Gabon, souvent perçus comme des appareils de pouvoir, déconnectés des réalités citoyennes.

Reste une question de fond : cette volonté de démocratie participative peut-elle réellement se traduire dans un système où le président de la République reste la figure centrale ? Si l’UDB ambitionne de redonner la parole à la base, c’est encore autour du chef de l’État qu’elle se structure.

[Gabon : Union Démocratique des Bâtisseurs] Le parti politique de Brice Clotaire Oligui Nguema porté sur les fonts baptismaux

L’Union démocratique des bâtisseurs se présente comme un projet politique à double vocation : refonder la démocratie gabonaise en impliquant davantage les citoyens et instaurer une nouvelle culture politique fondée sur l’inclusivité et la participation. Reste à voir si ces principes survivront à l’épreuve du pouvoir et du temps.

[Gabon – Mairie de Mekambo] Un édifice municipal vétuste, symbole d’une gouvernance brumeuse de l’ère Bongo

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Mekambo, 5 juillet 2025 – Au cœur de l’Ogooué-Ivindo, la commune du chef-lieu du département de la Zadié, le bâtiment abritant les services municipaux locaux, illustre tristement l’abandon et la défaillance institutionnelle qui ont marqué des décennies de gestion publique du pays.

Construit en terre battue, sans la moindre rénovation digne de ce nom depuis des lustres, cet édifice incarne à lui seul l’indifférence de l’ancien régime face aux besoins des populations de l’arrière-pays. Et pourtant, le Gabon, qualifié par plusieurs observateurs de « Petit paradis sur terre », en raison de ses abondantes ressources naturelles, du sous-sol aux richesses halieutiques, aurait pu connaître un destin plus reluisant.

Les images récemment diffusées de l’intérieur du pays sont accablantes. Elles confirment, si besoin en était encore, l’ampleur des dégâts causés par une gouvernance confuse, clanique et dépourvue de vision à long terme. Durant quatorze années, sous la férule d’Ali Bongo et de son épouse Sylvia Bongo, en parfaite coalition avec leur fils Noureddin Bongo Valentin et son entourage, nommé « les collégiens », le pays a été pris en otage par un système de prédation économique et de dilapidation des deniers publics. Les trois acteurs de tête de cette désagrégation, qui sont aujourd’hui dans le collimateur de la justice pour de divers chefs d’accusation dont les détournements massifs de fonds publics, de malversations, voire de crimes contre l’humanité, laissent derrière eux un pays en ruines.

Le cas de Mekambo n’est malheureusement pas un fait isolé. De nombreuses autres communes partagent le même sort, reléguées aux oubliettes d’un État longtemps indifférent aux préoccupations de ses administrés les plus modestes.

Face à cet héritage chaotique, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est donné pour impératif la mise en place d’un programme de reconstruction du pays. Connu pour son volontarisme et sa posture de bâtisseur, il lui incombe désormais le devoir sacré de redonner à chaque Gabonais sa dignité longtemps confisquée. Le défi est colossal, mais le gouvernement, sous la direction du chef de l’Etat est décidé à tourner la page de l’opacité et rebâtir un Etat proche de sa population, jusque dans les localités les plus reculées de la République.

[Gabon – Activités syndicales] Dynamique Unitaire prête pour les élections professionnelles

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Dans le cadre des préparatifs de la désignation de ses dirigeants, le siège social de la confédération syndicale a accueilli, le vendredi 4 juillet, une mission d’inspection conduite par les services compétents du ministère du Travail. Cette visite avait pour mission l’évaluation de la conformité administrative et juridique des confédérations syndicales sur le territoire national.

À cette occasion, les dirigeants de Dynamique Unitaire ont présenté un dossier complet, comprenant ses statuts, les actes constitutifs, les procès-verbaux d’assemblée générale et les pièces justificatives de son implantation physique. Une étape jugée cruciale dans le processus de validation des entités syndicales habilitées à participer à ce rendez-vous électoral inédit.

DU dénonce des entorses au Code du travail

Profitant de cette réunion de travail, les responsables syndicaux ont attiré l’attention des inspecteurs du Travail sur les infractions récurrentes commises par certains employeurs indélicats. Ces manquements au Code du travail gabonais, souvent passés sous silence, concernent notamment le non-respect des droits fondamentaux des travailleurs, la précarisation abusive des emplois ou encore les entraves à la liberté syndicale.

Dans une atmosphère cordiale, les échanges ont permis de poser les bases d’une collaboration constructive, entre les autorités publiques et les forces syndicales, en faveur d’un environnement de travail plus équitable.

Un tournant historique

Alors que le ministère du Travail s’apprête à organiser ses premières élections professionnelles, cette mobilisation de Dynamique Unitaire marque une volonté affirmée de structurer le dialogue social, de renforcer la représentativité syndicale et de garantir un cadre de travail conforme aux standards internationaux.

Pour Roger Ondo Abessolo, président par intérim de l’organisation, cette dynamique s’inscrit dans « une volonté de redonner la parole aux travailleurs et de faire respecter leurs droits, dans un climat apaisé mais déterminé ».

[Conférence de presse du Porte-Parole de la Présidence de la République] Théophane Nzame-Nze Biyoghe parle de souveraineté numérique, grands chantiers et justice

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Transparence, développement et fermeté judiciaire. Le porte-parole de la Présidence gabonaise a détaillé, ce vendredi 04 juillet 2025, les avancées majeures du gouvernement en matière d’infrastructures, de numérique et de lutte contre l’impunité, tout en répondant aux accusations des proches de l’ancien chef de l’État.

Un Gabon connecté et souverain

Lors de cette conférence de presse tenue au Palais du Bord de mer, le porte-parole de la Présidence, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, a annoncé la création prochaine d’un Data Center national, fruit d’un partenariat entre l’État gabonais et le groupe Cybastion. Ce projet, soutenu par des acteurs internationaux, vise à renforcer la souveraineté numérique du pays en hébergeant localement les données sensibles. Parallèlement, 1 000 jeunes Gabonais bénéficieront d’une formation gratuite aux métiers du digital, afin de constituer une expertise locale.

Infrastructures : désenclaver et dynamiser l’économie

Deux projets routiers d’envergure ont été présentés :

  • Ntoum–Cocobeach (83 km) : Un axe à deux voies doté de 9 ponts et 133 ouvrages hydrauliques, destiné à désenclaver Cocobeach et à en faire une destination touristique majeure. Coût estimé : plus de 100 milliards de FCFA.
  • Alembé–Mikouyi (300 km) : Traversant cinq provinces, cette route doit faciliter le transport des marchandises et réduire la pression sur le réseau ferroviaire. Le projet inclut des mesures environnementales strictes, la voie traversant un site classé à l’UNESCO.

Affaire Bongo : la Présidence de la République dénonce une manœuvre de diversion

Réagissant aux déclarations de Sylvia Bongo Ondimba et Noureddin Bongo Valentin, qui dénoncent des actes de torture, le porte-parole a qualifié ces accusations de tentative de « brouillage judiciaire ». Il a rappelé que les procédures en cours – pour haute trahison, détournement de fonds et falsification de signature présidentielle – relèvent des tribunaux gabonais. « La justice ne se rend pas sur les réseaux sociaux, mais dans les prétoires », a-t-il martelé.

[Conférence de presse du Porte-Parole de la Présidence de la République] Théophane Nzame-Nze Biyoghe parle de souveraineté numérique, grands chantiers et justice

Diplomatie économique : le Gabon à l’offensive

Le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema a multiplié les participations à des sommets internationaux, dont le 17ᵉ Sommet États-Unis–Afrique à Luanda et la 32ᵉ Assemblée d’Afreximbank, où deux accords majeurs ont été signés : 1 600 milliards FCFA pour des projets multiples dont la transformation du manganèse et 112 milliards de FCFA pour la construction de centrales énergétiques. Le Gabon a également été invité à une rencontre multilatérale à la Maison-Blanche du 9 au 11 juillet, aux côtés de cinq pays africains sélectionnés.

Comme on le voit, cette conférence de presse intervient dans un contexte tendu, après l’audition d’Ali Bongo Ondimba par la justice française et les accusations publiques de maltraitance de son épouse et de son fils contre le régime de Libreville. Si les autorités gabonaises promettent un procès équitable au Gabon, les Bongo ont contre-attaqué en déposant des plaintes contre l’État gabonais en France. Cette saga judiciaire transnationale impose plus que jamais au gouvernement une communication plus rigoureuse pour convaincre de sa légitimité et de son engagement en faveur de la justice.

En présentant des projets concrets et en réaffirmant sa détermination à lutter contre l’impunité, la Présidence de la République rassure l’opinion sur sa capacité à gouverner autrement.

Grande Loge du Gabon : Entre absences, désillusions et crise d’identité fraternelle

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Le silence devient assourdissant dans les temples maçonniques de Libreville. Un document signé par le Grand Maître Jacques Denis Tsanga, Gouverneur de la province du Haut-Ogooué, en date du 30 juin 2025, révèle une fracture inquiétante au cœur de l’obédience maçonnique gabonaise.

La sonnette d’alarme du Grand Maître

Dans une circulaire officielle référencée GLG/GS/088/FC/2025, la Grande Loge du Gabon tire la sonnette d’alarme. Le Grand Maître Jacques Denis Tsanga, figure de proue du paysage maçonnique national et haut dignitaire politique, dénonce un relâchement manifeste dans les engagements de ses frères.

Il constate avec regret que « de nombreux frères de notre Obédience ignorent ces obligations ou s’y conforment sélectivement », en référence à la participation aux tenues maçonniques et au règlement des cotisations. Deux comportements sont particulièrement épinglés : ceux qui assistent aux tenues sans s’acquitter des frais dus, et ceux qui croient que payer leurs cotisations suffit pour demeurer dans “l’égrégore maçonnique”, tout en désertant les loges.

Selon le Grand Maître, cette attitude nuit profondément à l’esprit et au bon fonctionnement de l’organisation. Il souligne que « de telles postures ne favorisent pas l’épanouissement individuel, voire collectif de notre Organisation ». La lettre évoque clairement le danger d’une dilution des engagements initiatiques et fraternels.

Des mesures radicales annoncées

Pour redresser la situation, des mesures strictes entreront en vigueur dès le 1er octobre 2025 : la suspension automatique de tout frère après quatre absences consécutives aux travaux de sa loge et la radiation de tout membre n’ayant fréquenté sa loge pendant un an complet, même en étant à jour de ses cotisations.

Toutefois, la circulaire précise que des empêchements majeurs – professionnels, familiaux ou de santé – seront examinés au cas par cas, dans un esprit de compréhension. Les Grands Maîtres Provinciaux sont formellement invités à appliquer ces directives dans leurs juridictions respectives.

Une organisation en perte de repères

La Grande Loge du Gabon ne fait pas seulement face à des absences physiques : elle semble également frappée par une crise identitaire. Derrière les constats disciplinaires, se cache une perte d’influence palpable.

Depuis la chute d’Ali Bongo Ondimba, ancien Grand Maître de la GLG et ex-président de la République, les francs-maçons ont perdu leur ancrage institutionnel. Nombreux sont ceux qui, autrefois solidement installés dans la haute administration, ont été évincés avec le changement de régime. La chute du pouvoir politique a laissé la GLG dans un flou stratégique, la privant de relais et de leviers d’action.

Les loges tentent aujourd’hui de se repositionner, mais le terrain est incertain. Certaines cherchent à nouer des alliances avec les figures montantes du nouveau régime, d’autres s’interrogent sur le sens profond de leur engagement initiatique.

Autres symptômes d’un malaise plus large

Plusieurs autres facteurs aggravent la situation, notamment une crise générationnelle où les jeunes initiés peinent à trouver leur place, freinés par une structure jugée trop hiérarchisée et peu ouverte ; une fatigue rituelle, illustrée par la lassitude des cérémonies répétitives et souvent perçues comme déconnectées des enjeux concrets de la société, et une perte de sacralité, certains observateurs pointant une instrumentalisation de la GLG pour des intérêts de réseau ou de positionnement personnel, au détriment de la vocation humaniste et spirituelle de la franc-maçonnerie.

Vers une refondation nécessaire ?

La circulaire du Grand Maître n’est pas qu’un rappel à l’ordre : elle incarne une tentative de secouer les fondations d’une obédience en pleine introspection. En s’attaquant aux absences et au désengagement, elle vise à retrouver l’essence même du serment maçonnique — celui de se construire et de construire ensemble.

La GLG se retrouve donc à un carrefour décisif : continuer dans l’errance ou redéfinir ses bases pour redevenir un espace de fraternité, de réflexion et d’influence constructive dans un Gabon en pleine mutation.

Ali Bongo devant la justice française : de bourreau à victime ?

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Auditionné à Paris dans une affaire de « tortures » et « séquestration », l’ex-président gabonais Ali Bongo se présente désormais en victime. Un renversement spectaculaire pour celui qui régna, avec sa famille, en maître absolu sur le Gabon pendant 14 ans.

Une plainte explosive à Paris. Les 30 juin et 1er juillet 2025, Ali Bongo Ondimba a été entendu au tribunal judiciaire de Paris par deux juges du pôle Crimes contre l’humanité. Il est auditionné comme partie civile dans une plainte déposée en mai 2024 pour « séquestration arbitraire, tortures, actes de barbarie et enlèvement », après le coup d’État du 30 août 2023 qui a mis fin à son règne.

Aux côtés de son épouse Sylvia et de leurs enfants, Ali Bongo accuse les nouvelles autorités gabonaises de l’avoir maintenu en résidence surveillée, coupé du monde, privé de soins et de liberté. Une information judiciaire est ouverte depuis janvier 2025.

Des sévices d’une brutalité inouïe

Selon la plainte, les traitements subis relèveraient de la torture : électrocutions, simulacres de noyade, isolement sensoriel, sodomie avec objet, menaces armées, passages à tabac… Sylvia Bongo aurait été battue, étranglée, contrainte d’assister aux sévices de son fils Noureddin.

Les avocats de la famille saluent le sérieux de l’enquête et affirment vouloir faire éclater « la vérité judiciaire ». Du côté des autorités de Libreville, on réfute toute entrave, évoquant une mise en sécurité volontaire. Deux versions diamétralement opposées.

Une contre-offensive judiciaire et symbolique

Au-delà des accusations, cette plainte replace Ali Bongo dans une stratégie de reconquête morale et symbolique. Le pouvoir déchu tente une riposte judiciaire internationale pour inverser l’image d’un autocrate déchu en victime d’un système brutal. Une manœuvre à fort enjeu politique.

De la toute-puissance à l’humiliation : le retour du boomerang

Mais l’ironie de l’histoire est cruelle. Pendant quatorze ans, Ali Bongo et sa famille régnaient sans partage sur le Gabon. Intouchables, au-dessus de la justice, ils faisaient et défaisaient les carrières et les libertés. De nombreux opposants furent emprisonnés, muselés, torturés. Même les « Bla Boys », anciens fidèles de Brice Laccruche Alihanga — comme Tony Ondo Mba, Justin Ndoundangoye ou Patrichi Tanassa — ont connu les affres du régime qu’ils servaient avec fanatisme.

Aujourd’hui, c’est l’ex-maître du pays qui crie à la barbarie. « L’histoire est un boomerang : elle finit toujours par frapper ceux qui l’ont utilisée comme arme. » Qui aurait cru voir Ali Bongo implorer la justice internationale ? Dure leçon de pouvoir. Dure chute.

[Gabon : NTIC et décentralisation] Les technologies de l’information pour dynamiser la nouvelle gouvernance des collectivités locales

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Conformément aux instructions du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, Hermann Immongault, a récemment tenu deux séances de travail avec des start-up gabonaises innovantes, spécialisées dans les technologies de l’information, tels CompanyViene et ST Digital.

Ces jeunes entreprises ont présenté des solutions numériques avancées en gestion électronique des documents (GED) et en archivage électronique. Ces outils technologiques jouent un rôle stratégique dans la modernisation de l’administration publique, en garantissant la traçabilité, la sécurité et l’accessibilité des données administratives. Ces avancées numériques sont cruciales pour soutenir la réforme de la décentralisation au Gabon.

Une administration plus proche des citoyens

La première réunion de la Commission nationale de la décentralisation (CND), tenue le 17 juin 2025, a marqué un tournant dans ce sens. Cette réforme, attendue depuis près de 30 ans, vise à transférer certaines compétences de l’État central vers les collectivités locales, notamment les mairies. La gestion directe de services publics tels que la santé, l’éducation de base, la voirie ou la gestion des déchets sera ainsi confiée aux territoires.

Ce transfert de compétences a pour ambition de rapprocher l’administration des citoyens, pour une meilleure efficacité et une plus grande réactivité des services publics. La décentralisation constitue également un levier puissant pour un développement territorial plus équilibré, permettant de réduire les inégalités régionales tout en redonnant du pouvoir aux collectivités locales.

[Gabon : NTIC et décentralisation] Les technologies de l’information pour dynamiser la nouvelle gouvernance des collectivités locales

Un catalyseur pour une décentralisation efficace

L’un des défis majeurs de la décentralisation est la gestion fluide et sécurisée des nombreux documents et processus liés aux compétences transférées. C’est là que les technologies de l’information interviennent comme des solutions indispensables.

Les outils de gestion électronique des documents et d’archivage numérique, présentés par CompanyViene et ST Digital, permettent de numériser, stocker, sécuriser et rendre accessibles en temps réel les documents administratifs. Cette traçabilité renforcée garantit une meilleure transparence, la lutte contre la corruption et la facilité de la coordination entre les différentes entités gouvernementales et territoriales.

Grâce à ces innovations, les collectivités locales pourront gérer efficacement leurs ressources, suivre l’évolution des dossiers et offrir aux citoyens des services publics plus rapides et plus accessibles, notamment dans les zones éloignées.

Soutenir l’innovation locale

Le soutien actif du gouvernement envers les jeunes entreprises de technologies témoigne d’une volonté claire : encourager l’innovation locale pour répondre aux besoins spécifiques du pays. En valorisant le « made in Gabon » dans le secteur numérique, le pays mise sur ses talents et expertises pour accélérer sa transformation digitale.

Cette stratégie permet de bâtir une administration publique plus performante, transparente et en phase avec les exigences du XXIème siècle, tout en créant un cercle vertueux d’emploi et de développement économique.