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Gabon : La CNSS serre la vis et impose le signalement obligatoire des décès de pensionnés

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Dans un communiqué publié le 23 septembre 2026, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a rappelé à l’ordre les familles et ayants droit des assurés. Désormais, l’omission ou le retard dans la déclaration du décès d’un retraité sera sévèrement sanctionné. Une mesure de rigueur budgétaire qui cache une lutte de longue date contre les « pensionnés fantômes ».

La lutte contre la fraude aux prestations sociales prend un nouveau tournant au Gabon. À travers une note officielle diffusée la semaine dernière, la Direction Générale de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a tapé du poing sur la table. L’institution exige dorénavant le signalement systématique et immédiat de la disparition de tout pensionné, une obligation légale trop souvent négligée ou contournée, mettant en péril les équilibres financiers du système de protection sociale national.

Un parcours administratif strict pour ouvrir les droits à réversion

Pour se conformer à cette directive, les proches doivent initier une démarche administrative rigoureuse. Le processus débute impérativement par la présentation d’un acte de décès officiel, en bonne et due forme, dûment certifié et signé par l’autorité administrative compétente (mairie ou préfecture).

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Loin d’être une simple formalité bureaucratique, cette mise à jour des registres est indispensable pour régulariser la situation du défunt. Sur le plan légal, la transmission rapide de ce document permet à la CNSS de clôturer les droits du titulaire initial, tout en engageant instantanément l’étude des dossiers pour l’ouverture d’éventuels droits à réversion (pensions de veuvage ou d’orphelinat) au profit des ayants droit légitimes.

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Chasse aux « pensionnés fantômes » et risques pénaux

Si la CNSS insiste avec autant de fermeté sur les délais de déclaration, c’est que le phénomène des versements indus pèse lourd sur ses caisses. En l’absence d’une remontée d’information rapide, le versement automatique des pensions se poursuit, alimentant des comptes bancaires de personnes décédées, parfois pendant plusieurs mois, voire plusieurs années.

La Direction Générale s’infuse désormais de fermeté : le maintien de ces rémunérations indues ne sera plus toléré comme une simple négligence administrative. Le communiqué se veut limpide : les personnes qui continuent de percevoir illégalement ces allocations s’exposent de manière systématique à des procédures pénales et à des poursuites pour escroquerie et recel, conformément aux dispositions des lois en vigueur au Gabon.

Un appel au civisme pour sauver le modèle social

Au-delà de l’arsenal répressif, l’organisme de sécurité sociale voudrait provoquer un sursaut éthique. La CNSS en appelle solennellement à la responsabilité civique des familles gabonaises. Dans un contexte économique où la viabilité des fonds publics est scrutée de près, la préservation des ressources financières de la caisse reste une priorité absolue pour garantir le paiement des pensions des générations futures et assurer la pérennité globale du modèle de protection sociale du pays.

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