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Gabon : Dans l’Ogooué-Ivindo, la route Mékambo-Ekata franchit le cap des 50 %

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Les travaux d’urgence sur l’axe Mékambo-Ekata progressent à un rythme soutenu. Si la régie publique redonne le sourire aux populations locales en brisant l’isolement des villages, le ministre des Travaux publics tape du poing sur la table face aux retards de l’entreprise chinoise Maripoma, chargée du chantier lourd de la future ceinture routière.

Le désenclavement de la province de l’Ogooué-Ivindo s’accélère. Longtemps paralysé par la dégradation de ses infrastructures routières, l’axe Mékambo-Ekata, long de 56 kilomètres, voit enfin le bout du tunnel. Lors d’une inspection de terrain menée le 13 août dernier, le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, a constaté l’avancée significative des chantiers d’urgence exécutés en régie directe par les équipes de l’entreprise adjudicataire.

Sur place, le bilan comptable est de bon augure : 31 kilomètres de route ont d’ores et déjà été traités, franchissant ainsi la barre symbolique de la mi-parcours. Pour les populations locales, l’impact est immédiat. Le déploiement des engins lourds permet de purger la chaussée, de recharger les zones critiques en matériaux adaptés, tout en menant de vastes opérations de débroussaillage et de déforestation du tracé originel. L’objectif affiché par les autorités est de rétablir une circulation fluide afin de reconnecter les villages isolés au reste du réseau routier national.

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Le compte à rebours du ministère des TP

Pour le gouvernement, ce chantier revêt une importance hautement politique. L’exécutif a fixé une feuille de route particulièrement serrée, exigeant une livraison complète des aménagements avant la fin du mois d’août. Un défi de taille que le ministère estime en passe d’être relevé.

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L’optimisme est de mise du côté des autorités, qui qualifient cette campagne de sauvetage de « mission quasiment accomplie », tout en exhortant les techniciens à maintenir une cadence maximale. Toutefois, le ministère rappelle que ces interventions d’urgence ne constituent qu’une thérapie de choc temporaire. Elles visent à maintenir la viabilité de la piste avant le déploiement du véritable projet d’envergure : le bitumage définitif du grand corridor Makokou-Mékambo-Ekata, étalé sur 236 kilomètres.

Ultimatum et fermeté face à l’entreprise Maripoma

C’est sur ce second volet, crucial pour l’avenir économique de la région, que le ton s’est durci. Le ministre des Travaux publics a profité de sa descente sur le terrain pour exprimer son vif mécontentement face à l’inertie du secteur privé. Huit mois après la finalisation des procédures administratives, l’entreprise chinoise Maripoma, adjudicataire du grand marché de construction, n’a toujours pas déployé ses engins.

Face à ce retard injustifié, l’État gabonais a rappelé la firme à ses obligations contractuelles de manière catégorique. Le message officiel est sans ambiguïté : le délai d’exécution de 48 mois est strictement impératif, et tout retard prolongé entraînera l’application immédiate de pénalités financières. L’enjeu est d’autant plus grand que ces infrastructures sont financées par des fonds empruntés par l’État, exigeant une gestion rigoureuse des deniers publics.

Vers une ceinture routière provinciale

Cette inspection s’inscrit plus largement dans le plan de modernisation des infrastructures de l’Ogooué-Ivindo. Au-delà du tronçon frontalier d’Ekata, le gouvernement supervise activement le chantier Makokou-Okondja, un tracé stratégique de 260 kilomètres.

Ces différents axes constituent les maillons essentiels de la future « ceinture routière », une ambition nationale destinée à interconnecter les grands chefs-lieux de province du Gabon, avec des extensions programmées vers Koula-Moutou et Mouila. Pour les entreprises du secteur BTP, l’avertissement de Libreville est désormais clair : la notification de l’ordre de service doit être suivie d’effets immédiats sur le terrain, sous peine de sanctions.

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