Si les Panthères du Gabon manqueront le rendez-vous planétaire, le drapeau national flottera malgré tout sur les pelouses nord-américaines. Ce mercredi 27 mai 2026, l’hôtel Nomad d’Akanda a servi de cadre à une cérémonie solennelle de reconnaissance institutionnelle. Devant le comité exécutif de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) et un parterre de médias nationaux et internationaux, le président Pierre Alain Mounguengui a rendu un vibrant hommage aux trois officiels gabonais retenus par la FIFA pour la Coupe du Monde 2026, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Le corps arbitral s’apprête à franchir un palier inédit. Le Gabon sera représenté à ce sommet mondial par un trio d’élite composé de l’arbitre central Pierre Atcho et des assistants Amos Abeigne et Boris Ditsoga. C’est la toute première fois de son histoire footballistique que le pays parvient à placer simultanément trois officiels de match dans une phase finale de Coupe du Monde. Cette sélection groupée consacre la montée en compétences et la crédibilité retrouvée de l’arbitrage gabonais à l’échelle internationale.
Pour marquer le soutien indéfectible de l’instance faîtière et encourager ces ambassadeurs, le président de la FEGAFOOT leur a octroyé un appui financier global de 6 millions de FCFA, soit une dotation individuelle de 2 millions de FCFA. Cette enveloppe d’accompagnement est destinée à optimiser les derniers détails de leur préparation athlétique et logistique. Ému au moment des allocutions, Pierre Alain Mounguengui a rappelé que ce trio n’officiera pas en simple qualité de techniciens du jeu, mais portera la voix, la rigueur et l’honneur de tout le peuple gabonais sur la plus prestigieuse des scènes.
Les fruits d’une politique de professionnalisation
Cette reconnaissance de la FIFA ne doit rien au hasard, elle couronne une stratégie de réformes de longue haleine menée par la fédération. Sous le magistère de l’actuelle gouvernance, d’importants investissements ont été injectés pour moderniser l’arbitrage local. Cette politique s’est matérialisée par la systématisation des séminaires de recyclage d’élite, des sessions de formation continue aux nouvelles technologies d’arbitrage vidéo et l’alignement sur les standards athlétiques internationaux.
Pour le patron de la Fégafoot, cette consécration valide sa vision d’une professionnalisation globale de la discipline au Gabon. Le développement du football d’élite ne saurait se limiter aux performances des clubs ou de la sélection nationale, il exige une mise à niveau parallèle de l’ensemble du corps social du football, au premier rang desquels figurent les directeurs de jeu.
Dans les tout prochains jours, Pierre Atcho, Amos Abeigne et Boris Ditsoga s’envoleront pour les États-Unis afin d’intégrer le séminaire de préparation final de la FIFA. Leur présence de l’autre côté de l’Atlantique acte le grand retour du savoir-faire gabonais dans l’élite du football mondial.

