Le mercredi 06 mai 2026 a marquéun tournant pour l’économie d’Okondja. Grâce à un partenariat stratégique entre la CAISTAB et des investisseurs privés, la mythique plantation de café d’Ondjèye s’apprête à reprendre vie. Un projet ambitieux qui promet de transformer la région en un pôle agricole d’excellence.
Le parfum du café flottera bientôt de nouveau sur les collines d’Okondja. Dans la province du Haut-Ogooué en quête de diversification économique, la cérémonie de lancement des travaux de relance de la plantation d’Ondjèye a suscité un véritable espoir. Ce projet n’est pas qu’une simple réhabilitation agricole, c’est une stratégie de croissance inclusive née de l’alliance entre la Caisse de stabilisation et de péréquation (CAISTAB) et Joël Ngoueneni, représentant Jean-Pierre Lemboumba Lepandou.
150 emplois pour fixer la jeunesse
Le chiffre est au cœur de toutes les conversations : 150 emplois directs. Dans une zone où l’exode rural menace l’équilibre social, cette initiative s’attaque de front au chômage. En ciblant prioritairement les jeunes et les femmes, le projet entend redynamiser le tissu local.

« L’ambition est claire : faire de l’investissement local un levier de transformation réelle », expliquent les promoteurs. Au-delà de la culture en plein champ, c’est tout un écosystème qui devrait sortir de terre, irriguant les secteurs du transport, du petit commerce et des services de proximité.
L’époque de la cueillette artisanale laisse place à une vision industrielle. Le partenariat prévoit des investissements massifs pour moderniser les techniques de production. L’objectif est double : améliorer les rendements de la filière café-cacao et optimiser la chaîne de transformation pour que la valeur ajoutée reste à Okondja.

La CAISTAB, pilier de la régulation agricole au Gabon depuis 1971, apporte son expertise pour garantir aux futurs producteurs un accès équitable au marché et une protection contre la volatilité des prix mondiaux.
Un rempart contre l’exode rural
Pour Joël Ngoueneni, cette implication dans le projet d’Ondjèye est un acte d’engagement territorial. En favorisant l’entrepreneuriat local, le partenariat vise à stabiliser les populations en leur offrant des revenus décents et durables.
A terme, Okondja ne veut plus seulement être une étape sur la carte, mais un pôle émergent capable d’attirer de nouveaux capitaux. Cette synergie public-privé illustre la nouvelle voie empruntée par le Gabon : celle d’une économie résiliente, ancrée dans ses terres et tournée vers l’avenir.
Les secrets de « l’or noir » d’Okondja
Si le café d’Okondja suscite un tel enthousiasme, c’est avant tout pour ses qualités organoleptiques exceptionnelles, façonnées par un écosystème unique dans le Haut-Ogooué.
Un terroir privilégié. Située dans une zone de transition entre savane et forêt, la plantation d’Ondjèye bénéficie d’un sol riche en minéraux et d’un climat propice à une maturation lente des cerises de café, garantissant une concentration optimale des arômes.
Le Robusta de caractère. La région est historiquement réputée pour son Robusta, apprécié pour sa puissance, son corps généreux et ses notes légèrement chocolatées. C’est un café qui offre une crème onctueuse, très recherché pour les mélanges de caractère.
Une qualité contrôlée. Avec la modernisation prévue par la CAISTAB, le processus de traitement (récolte sélective, séchage contrôlé et calibrage rigoureux) vise à hisser la production d’Okondja aux standards du marché de spécialité, permettant aux producteurs de viser des prix plus rémunérateurs.