Le gouvernement gabonais franchit une étape décisive dans la réforme de l’administration publique. Ce 20 avril 2026, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a transmis au vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, les premiers résultats concrets du « Guichet unique » : une centaine de projets de textes visant à régulariser la situation administrative de centaines de cadres de l’État.
Lancé au début du mois d’avril 2026, le guichet unique de la Fonction publique commence déjà à porter ses fruits. Lors d’une rencontre stratégique, Laurence Ndong a officiellement remis un lot de 124 projets de textes administratifs à Hermann Immongault. Ces documents, qui attendent désormais le paraphe du Vice-président du gouvernement, concernent environ 600 agents publics de catégorie A (A1 et A2).
Simplifier pour plus d’efficacité
Cette innovation majeure vise à briser les lourdeurs bureaucratiques qui entravaient jusqu’alors la progression de carrière des serviteurs de l’État. En regroupant tous les signataires et les procédures au sein d’un circuit unique, l’administration gabonaise réduit drastiquement les délais de traitement des dossiers d’intégration, de titularisation ou d’avancement. « Nous passons d’une gestion de plusieurs semaines à quelques jours », a souligné la ministre Laurence Ndong, rappelant que l’objectif est de traiter plus de 2 000 dossiers prioritaires.
Pour le gouvernement, cette accélération répond à une exigence de justice sociale et de dignité. Il s’agit de garantir aux fonctionnaires un suivi fluide de leur carrière, de leur entrée en service jusqu’à leur départ à la retraite.
Cette réforme s’inscrit plus largement dans la vision de restauration des institutions portée par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, visant à bâtir une administration publique agile, transparente et résolument tournée vers la performance.


