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Gabon : EPG crie au « complot politique » dans l’affaire Bilie By Nze et exige une libération immédiate

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Alors que l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze demeure derrière les barreaux, son parti, Ensemble pour le Gabon (EPG), est monté au créneau ce mercredi 22 avril 2026. Lors d’un point de presse aux allures de plaidoyer pour l’État de droit, le bureau exécutif a fustigé une procédure « ciblée » et « dénuée de fondement juridique », pointant du doigt une instrumentalisation du calendrier judiciaire à des fins politiques.

L’ambiance était grave ce matin au siège d’Ensemble pour le Gabon. Dix jours après l’arrestation musclée de leur leader par les agents de la Direction Générale des Recherches (DGR), les cadres du parti ne décolèrent pas. Face aux médias nationaux et internationaux, le Secrétaire général, Aimé Mapangou, a martelé une conviction partagée par l’ensemble de l’opposition : la détention d’Alain-Claude Bilie By Nze n’est pas une simple affaire de droit commun, mais un « règlement de comptes » politique.

Un dossier « poussiéreux » pour une figure de proue. Car au cœur de l’imbroglio judiciaire se trouve une affaire remontant à 2008, liée à l’organisation de la Fête des Cultures. On reproche à l’ancien chef du gouvernement des irrégularités financières datant de près de vingt ans. Un argument que le parti balaie d’un revers de main. « S’il existe une dette, elle incombe au comité d’organisation agissant pour le compte de l’État, et non à un individu », a insisté Aimé Mapangou, rappelant que Bilie By Nze n’était alors qu’un rouage d’une machine institutionnelle globale.

Cette lecture est confortée par la défense. Maître Sarah Oniane, l’avocate de l’opposant, parle déjà d’un « dossier vide » et dénonce l’absence totale de preuves d’escroquerie ou d’abus de confiance. Pour l’EPG, déterrer cette affaire aujourd’hui n’a qu’un but : neutraliser celui qui s’est imposé comme l’un des critiques les plus acerbes du régime de transition.

Vices de procédure et isolement

Au-delà du fond, c’est la forme de l’incarcération qui soulève l’indignation. Le parti dénonce une série d’irrégularités flagrantes, parmi lesquelles : une précipitation suspecte dans l’exécution du mandat de dépôt. Un isolement total : les avocats et les proches de l’ancien Premier ministre peinent encore à obtenir des droits de visite réguliers. Un traitement jugé «disproportionné » pour une affaire de créance civile vieille de 18 ans. « Tout indique qu’il s’agit d’une action ciblée contre un opposant majeur », a conclu le Secrétaire général sous les applaudissements des militants.

L’affaire prend l’allure d’un test pour la démocratie gabonaise. En qualifiant officiellement Alain-Claude Bilie-By-Nze de « prisonnier politique », l’EPG place le pouvoir de Libreville face à ses responsabilités. L’appel à une libération « immédiate et sans condition » résonne comme un avertissement contre ce que le parti considère comme une dérive autoritaire.

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