À une semaine de la date prévue pour les élections professionnelles, la tension monte entre les organisations syndicales et le gouvernement. Réunis ce mercredi, 15 avril, au siège du Syndicat de l’Éducation Nationale (SENA), plusieurs confédérations syndicales ont exprimé leurs vives inquiétudes sur la tenue du scrutin fixé au 22 avril.
Au cœur des préoccupations, l’absence de garanties jugées essentielles pour un processus électoral transparent et inclusif. Les responsables syndicaux estiment que les conditions minimales ne sont pas réunies, pointant du doigt notamment l’échec des discussions engagées avec les autorités. Une commission mixte, mise en place entre le gouvernement et les partenaires sociaux pour baliser le processus, n’a pas abouti aux résultats escomptés.
Selon les leaders syndicaux, le principal point d’achoppement reste le protocole d’accord qui devait encadrer ces élections. « Nous n’avons pas pu mener les travaux de la commission comme prévu. Le protocole d’accord qui devait garantir la transparence et l’équité du scrutin n’a jamais vu le jour », a déclaré Jules Bibang Obounou, porte-parole des syndicalistes.

Face à cette situation, les confédérations syndicales appellent à un sursaut de responsabilité des autorités compétentes. « On ne peut pas organiser des élections dans la précipitation et sans consensus. Les travailleurs que nous représentons méritent un processus crédible. En l’état actuel, maintenir la date du 22 avril reviendrait à organiser des élections contestées dès leur tenue », a poursuivi Jules Bibang Obounou.

Les organisations syndicales n’excluent pas de durcir le ton si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte dans les plus brefs délais. Elles plaident pour le report du scrutin afin de permettre la mise en place de conditions consensuelles, gage d’élections apaisées et crédibles.


