AccueilActualitéSociétéGabon : La majorité numérique désormais fixée à seize ans

Gabon : La majorité numérique désormais fixée à seize ans

Publié le
Écouter cet article

Le gouvernement durcit le ton pour protéger les mineurs en ligne. Une nouvelle ordonnance, publiée le 8 avril 2026, interdit désormais l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, sauf exception éducative. Entre responsabilité parentale accrue et nouvelles obligations pour les plateformes, le paysage numérique national entame sa mue.

C’est un tournant majeur pour la jeunesse gabonaise. Avec l’entrée en vigueur de l’ordonnance n°0011/PR/2026 du 26 février 2026, le Gabon devient l’un des pionniers africains en instaurant une « majorité numérique » à 16 ans. Ce texte législatif, rendu public ce mercredi 8 avril, vise à ériger un rempart contre les dérives du web, du cyberharcèlement à l’exposition aux contenus violents.

Concrètement, la création de comptes sur les plateformes numériques est désormais interdite aux mineurs de moins de 16 ans. Seuls les usages à visée éducative, strictement encadrés, font exception à la règle. Cette mesure s’accompagne d’une fin de l’anonymat : l’identification de chaque utilisateur devient obligatoire pour garantir le respect de ces limites d’âge.

Parents et plateformes : une responsabilité partagée

La réforme place la famille au cœur du dispositif. Les parents sont désormais juridiquement responsables des activités numériques de leurs enfants. Parallèlement, les géants du numérique (Facebook, TikTok, Instagram…) se voient imposer des contraintes techniques inédites : vérification stricte de l’âge lors de l’inscription. Filtrage proactif des contenus nuisibles ou à caractère sexuel.

Délais de réaction imposés : 24 heures pour accuser réception d’un signalement et 72 heures pour son traitement définitif.

La HAC en première ligne

Pour veiller au grain, la Haute Autorité de la Communication (HAC) voit ses pouvoirs de contrôle renforcés. Cette régulation systémique intervient après une période de tensions numériques marquées par la suspension temporaire de certains réseaux sociaux en février dernier.

Si l’ambition de sécuriser l’environnement numérique est saluée, le défi reste désormais technique : comment les plateformes internationales appliqueront-elles ces exigences sur le sol gabonais ? That is the question.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Articles similaires

Dernières nouvelles

Les + Lus