AccueilActualitéEconomieGabon : Lubin Ntoutoume prône la discipline et la méthode pour l’industrialisation du pays

Gabon : Lubin Ntoutoume prône la discipline et la méthode pour l’industrialisation du pays

Publié le
Écouter cet article

Le ministre de l’Industrie et de la Transformation locale a présidé, ce vendredi 3 avril, le renouvellement des conventions du Programme gabonais d’évaluation de la conformité (PROGEC). Un levier stratégique pour imposer des standards de qualité et booster la production « Made in Gabon ».

Derrière l’acronyme technique « PROGEC » se joue un enjeu crucial pour le quotidien des Gabonais : la garantie de consommer des produits, importés ou locaux, répondant à des normes de qualité strictes. Face aux opérateurs économiques et aux partenaires techniques, le ministre Lubin Ntoutoume a affiché une détermination ferme, loin des simples effets d’annonce. « L’industrialisation n’est pas un slogan, mais une discipline, une méthode et une exigence », a-t-il martelé.

Ce rappel à l’ordre intervient dans un contexte de concurrence internationale accrue. En s’appuyant sur l’Agence gabonaise de normalisation (Aganor), le PROGEC vise à durcir les contrôles pour protéger le marché national.

Sans respect des normes, le marché gabonais restera fragile et coûteux pour les consommateurs. ©gabonclic.info
Sans respect des normes, le marché gabonais restera fragile et coûteux pour les consommateurs. ©gabonclic.info

L’enjeu est également chiffré : le coût de la « non-qualité » est estimé à près de 10 % du PIB national. Pour les entreprises, cela se traduit par des pertes sèches, et pour les ménages, par l’achat de produits défectueux ou peu fiables, pesant lourdement sur un pouvoir d’achat déjà fragilisé.

Produire localement pour briser la dépendance

Au-delà de la surveillance, le gouvernement ambitionne de faire du PROGEC un catalyseur de la transformation locale. Des secteurs prioritaires, comme l’aviculture, sont directement ciblés pour lutter contre la vie chère. L’objectif est double : réduire la dépendance massive aux importations et assurer un transfert de compétences réel entre les partenaires techniques et les cadres nationaux.

Sur ce dernier point, le ministre a été clair : le dispositif ne doit plus dépendre exclusivement de l’expertise extérieure, un écueil souvent rencontré par le passé.

Un test de crédibilité sur la scène continentale

Inscrit dans le Plan national de croissance et de développement 2026-2030, le PROGEC doit préparer le Gabon aux défis de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Pour exister sur ce marché de plus d’un milliard de consommateurs, les produits gabonais devront impérativement afficher une conformité irréprochable.

Reste désormais à transformer ces engagements en résultats concrets sur le terrain. Car au Gabon, réduire l’écart entre les ambitions industrielles et la réalité du marché demeure le défi majeur du ministère de l’Industrie.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Articles similaires

Dernières nouvelles

Les + Lus