Rompant avec les pratiques politiques traditionnelles, la députée du 2ᵉ arrondissement de Franceville a réuni plus de 600 administrés la semaine écoulée. Objectif : rendre compte de son action parlementaire sans attendre l’échéance électorale.
Elue lors du scrutin du 27 novembre 2025, Justine Judith Lekogo a choisi la pédagogie plutôt que les promesses. En présentant le bilan de la session parlementaire, l’honorable députée a instauré un dialogue direct, une démarche encore rare dans le paysage politique national où les élus se font souvent discrets après leur victoire.

Se présentant avant tout comme une « enfant du 2ᵉ arrondissement », l’élue a décliné les grandes orientations du Plan national de croissance et de développement (PNCD) porté par le président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Elle a rappelé que sa mission de représentante de la Nation exige une éthique de bonne gouvernance et une implication citoyenne constante. Un message reçu par une assistance attentive, mais prompte à confronter la théorie aux réalités du terrain.
Le cri du cœur des populations
La parole donnée aux citoyens a mis en lumière des urgences sociales persistantes. Pouvoir d’achat : l’inflation et la vie chère restent la préoccupation majeure. Sur le plan infrastructurel, le piteux état de l’axe routier Franceville–Okondja (via Andjogo) a été vivement critiqué.

Santé et Emploi : Les dysfonctionnements de la CNAMGS et les freins à l’entrepreneuriat des jeunes ont alimenté les débats.
« Mon rôle est de relayer ces préoccupations sans détour auprès des autorités compétentes », a assuré Justine Judith Lekogo, s’engageant à porter ces dossiers lors de la prochaine session législative.
Alors que la nouvelle session parlementaire s’ouvre pour durer jusqu’au 30 juin, la députée a d’ores et déjà pris rendez-vous avec ses électeurs pour un futur compte-rendu. Une manière d’ancrer son mandat dans la durée et de restaurer, pas à pas, la confiance entre le peuple et ses représentants.
Comprendre le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD)
Le Plan national de croissance et de développement (PNCD), souvent cité par l’élue du 2e arrondissement de Franceville, constitue la boussole économique et sociale du Gabon pour la période 2025-2030. Porté par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, il vise à rompre avec la dépendance pétrolière.
Les 4 piliers stratégiques du Plan de souveraineté et gouvernance : restaurer l’autorité de l’Etat, assurer la transparence des comptes publics et renforcer l’éthique dans l’administration (le « devoir de redevabilité » mentionné par la députée).
Transformation économique : accélérer l’industrialisation locale (bois, mines, agriculture) pour créer de la valeur ajoutée et des emplois sur le territoire national.
Développement des infrastructures : priorité absolue à la réhabilitation du réseau routier national (comme l’axe Franceville-Okondja) et à l’accès universel à l’eau et à l’électricité.
Progrès social : Refondre le système de santé (optimisation de la CNAMGS) et adapter la formation des jeunes aux besoins réels du marché de l’emploi.
L’enjeu pour les élus comme Justine Judith Lekogo est de transformer ces grandes orientations nationales en réalités concrètes pour le quotidien des Gabonais dans leurs arrondissements respectifs.