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Trop d’imposteurs dans le secteur de la Communication au Gabon : Biahodjow et Ngoyo Moussavou invités à nettoyer les écuries d’Augias

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À l’heure où l’information circule à grande vitesse, la vérité, elle, vacille. L’affaire dite “Seydou Kane” en est une illustration inquiétante : un emballement médiatique qui interroge sur les dérives d’un journalisme en perte de repères.

Dans un premier temps, de nombreux médias ont relayé une version alarmante : des journalistes agressés au domicile de Seydou Kane, du matériel emporté, des blessés et, en filigrane, une responsabilité suggérée. L’émotion a pris le pas sur la rigueur. L’accusation, sur la vérification.

Mais très vite des éclaircissements sont venues fissurer ce récit. Contrairement aux affirmations initiales, l’incident ne se serait pas produit au domicile de Seydou Kane, mais à une distance significative. Il s’agirait d’un malentendu en marge des rassemblements. Rappeler ce fait n’est pas anodin : il change tout. Car entre proximité et responsabilité, un pas a été franchi, avec une désinvolture préoccupante : celui de jeter à la vindicte populaire un citoyen qui célébrait, avec sa communauté et ses invités, la fin du Ramadan.

Dans cette confusion, une évidence s’impose : l’information a été traitée avec précipitation. Or, le journalisme n’est pas une course. C’est une exigence. Vérifier, recouper, contextualiser : voilà les fondements d’un métier aujourd’hui fragilisé par des pratiques approximatives. À force de raccourcis, on finit par déformer la réalité, voire incriminer des citoyens sans preuves établies.

Cette dérive n’est pas isolée. Elle révèle une crise plus profonde : celle d’un secteur où s’installent, peu à peu, des imposteurs de l’information. Et face à cela, le silence n’est plus une option.

Germain Ngoyo Moussavou, le président de la Haute autorité de la communication (HAC), et Germain Biahodjow, ministre de la Communication et des Médias, sont interpellés. Il leur revient de restaurer l’ordre, de rappeler les règles et, surtout, de “nettoyer les écuries d’Augias” pour redonner à ce métier sa noblesse.

Informer n’est pas accuser. Relayer n’est pas condamner. Sans vérité, il n’y a pas de journalisme. Seulement du bruit et, surtout, la volonté de nuire. Trop de « brouteurs » ont inondé ce secteur.

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