Le Gabon ne veut plus de chantiers à l’arrêt. Vendredi 13 mars, la présidente du Sénat, Huguette Yvonne Nyana-Ekoume épouse Awori Onanga, a mené une délégation de parlementaires sur les sites majeurs de la capitale. Objectif : s’assurer que les promesses de transformation urbaine se traduisent en résultats concrets.
Le Sénat sort de l’hémicycle pour le terrain. Sous la conduite de sa présidente, une équipe d’élus a passé au crible trois projets emblématiques de la mutation de Libreville : la Cité de la Démocratie, la Cité Emeraude et l’aménagement de la Baie des Rois.
Loin d’une simple visite de courtoisie, cette descente s’inscrit dans la mission régalienne de contrôle dévolue à la Chambre haute. En échangeant directement avec les techniciens et chefs de projets, les sénateurs ont voulu vérifier l’adéquation entre les budgets alloués et l’avancement réel des travaux.

Ces infrastructures sont les piliers du Plan national de croissance et de développement (PNCD), la feuille de route du gouvernement pour moderniser le pays et diversifier l’économie gabonaise.
Entre satisfaction et exigence de résultats
Si la délégation a exprimé une satisfaction globale face au rythme actuel des chantiers, le message reste ferme : l’exigence de résultats prime. Pour les parlementaires, la réussite de ces projets ne se mesurera pas aux visites officielles, mais à leur impact direct sur le quotidien des Librevillois.
L’enjeu est de taille : transformer ces annonces en infrastructures fonctionnelles et en logements accessibles pour répondre à l’attente pressante des populations.
Le projet de la Baie des Rois, étendu sur 40 hectares et géré par la Façade Maritime du Champ Triomphal (FMCT), se structure comme un aménagement durable de référence dans Libreville. La zone, qui bénéficie du statut de Zone d’investissement spéciale (ZIS), intègre des bâtiments emblématiques comme « Wavy » et « Titanic » ainsi que des infrastructures écologiques dont une passerelle piétonne de 61 mètres.


