Clap de fin pour l’atelier de formation des femmes parlementaires ce 11 mars à Libreville. Après deux jours de travaux intensifs, députées et sénatrices disposent désormais de nouveaux leviers pour transformer leur présence législative en un véritable moteur de développement.
Passer de la figuration à l’action. Réunies autour du thème « Femmes parlementaires au cœur du développement du Gabon », les élues de la Ve République ont achevé un cycle de formation stratégique visant à renforcer leur impact au sein de l’hémicycle.
L’enjeu de cette rencontre était double : maîtriser les nouveaux codes de la Ve République et affiner les outils de contrôle de l’action publique. Les modules de formation ont mis l’accent sur le leadership féminin et la responsabilité législative, permettant aux parlementaires de mieux peser dans les processus de décision.
La clôture des travaux a été marquée par une forte présence institutionnelle, sous l’égide de la présidente du Sénat, Huguette Yvonne Nyana-Ekoume, et du président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye. Des figures du gouvernement, telles que Brigitte Onkanowa (Défense) et Laurence Ndong (Fonction publique), ont également rehaussé l’éclat de la cérémonie.
Pour nourrir ces réflexions, l’atelier a bénéficié du soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de l’expérience de figures politiques africaines de premier plan : Eve Bazaiba (RDC) et Aïssata Tall Sall (Sénégal). Ces expertes ont partagé leurs parcours et leurs stratégies pour aider les élues gabonaises à briser le plafond de verre parlementaire.
« Plus qu’un symbole, une force de frappe »
Le message final de cet atelier est sans équivoque : la présence des femmes au Parlement ne doit plus être une simple question de quota ou de symbole. Elle doit désormais se traduire par une influence concrète sur les politiques publiques.
En se dotant de ces outils techniques et politiques, les femmes parlementaires entendent devenir des actrices incontournables du redressement du pays et de la consolidation de la nouvelle architecture institutionnelle du Gabon.
Trois piliers de la nouvelle influence féminine. Au sortir de cet atelier, trois axes majeurs ont été définis pour accroître l’efficacité des élues. Il s’agit entre autres de la maîtrise technique : utilisation rigoureuse des mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale (questions orales, commissions d’enquête). La solidarité transpartisane : création de réseaux de soutien entre députées et sénatrices pour porter des projets de loi communs. Le leadership de proximité : renforcement du lien avec les populations civiles pour transformer les besoins sociaux en textes législatifs concrets.


